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Étincelles glam

Publié le 14 mars 2009 par Georgesdimitrov

p16497g4k17Nous vous mentionnions dans notre précédent post le groupe créateur de la chanson Sherlock Holmes, à savoir les Sparks. Dans le monde merveilleusement flamboyant de la musique tendance glitter, ces derniers apparaissent parfois un peu dans l’ombre face aux imposants T. Rex, Roxy Music ou autres légendes du style David Bowie. Pourtant, le duo formé en 1970 par les frères Mael (Russell au chant et Ron aux claviers) demeure l’une des voix les plus originales, intéressantes et persistantes du glam rock.

Contrairement à la plupart de leurs homologues stylistiques, les Sparks sont américains, de Los Angeles plus précisément. Tout au long d’une carrière de presque quarante ans, ils ont enregistré plus de vingt albums studio tout en influençant durablement autant de groupes que de genres différents : tout un exploit pour une formation qui a toujours travaillé au sein de l’underground et de l’avant-garde. Initialement passionnés par le rock anglais sixties, les Sparks adoptent ensuite un son glam qui ne les quittera jamais totalement, même lors des expérimentations plus électroniques des années 1980. Impossible de les écouter sans être frappé par la voix étincelante de Russell Mael, vertigineuse dans les aigus, délicatement maniérée, à nulle autre pareille. En comparaison, son frère Ron se distingue par une attitude sérieuse et stoïque (mais tout aussi théâtrale), assortie d’une petite moustache à la Hitler. Tout comme leur musique, l’approche visuelle des Sparks se définit par une recherche esthétique constante… additionnée de beaucoup d’humour. Il suffit de contempler leurs pochettes d’albums, où le duo apparaît régulièrement sous forme de couple plus ou moins loufoque, pour s’en convaincre. Avec son allure androgyne, Russell Mael ne semble craindre aucun déguisement !

Immigrés en Angleterre en 1973, les Sparks y produisent Kimono my house (1974). Cet album leur vaut un véritable succès populaire lorsque l’incroyable This Town Ain’t Big Enough For The Both Of Us se hisse contre toute attente jusqu’à la deuxième place du palmarès brittanique. Devenue depuis un classique, cette chanson est caractéristique de l’incandescence pop des Sparks : instrumentation luxuriante, paroles ironiques, prouesses vocales et singularité quasi expérimentale. La méconnue Lost And Found, véritable perle glam, est quant à elle le B-side d’Amateur Hour, autre single issu du même album : une rareté à découvrir. Enfin, pour terminer, nous vous présentons l’une des nombreuses collaborations du groupe, celle-ci avec les Rita Mitsouko. En 1988, le duo français enregistre l’un des ses albums les plus pointus, Marc et Robert, incluant deux titres où le mariage des voix de Russell Mael et Catherine Ringer fait merveille. En lieu et place du succès Singin’ In The Shower, nous avons décidé de vous présenter aujourd’hui la plus obscure Live In Las Vegas : un choix sophistiqué qui fait honneur à la démarche artistique inédite des Sparks.


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