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Réformer l'orthographe, non pour Chatel, reste la masturbation

Publié le 07 septembre 2009 par Actualitté
Amusant : alors que le livre de François de Closets lance la polémique avec son ouvrage sur l'orthographe, et sa volonté de légiférer sur la situation pour éviter que la langue française ne soit distancée par les nouveaux langages, SMS et autres, Luc Chatel intervient dans le débat.
Réformer l'orthographe, non pour Chatel, reste la masturbationPrésent durant l'émission Le grand jury, organisée par RTL, Le Figaro et LCI, le ministre s'est prononcé contre : « Je ne suis pas favorable à une réforme de l'orthographe, ça fait partie de notre culture commune, nous avons d'ailleurs fait le choix dans le cadre de la réforme du primaire et du socle commun de miser sur la maîtrise de la langue française et dans ce cadre sur l'orthographe, je crois qu'il y a d'autres priorités. » Et bien évidemment, cette intervention se place en opposition totale aux thèses de M. de Closets.
« Finis les complexes. À mon âge, je me sens enfin libre vis-à-vis de l'orthographe. Il faut savoir qu'il reste deux tabous en France : la masturbation et les fautes d'orthographe. Avouer que l'on fait des fautes d'orthographe est difficile, presque impossible, dans une société qui a sacralisé cette discipline », explique l'intéressé à L'Alsace.
Une réforme de l'orthographe qui ressemble à un marronnier tant elle revient avec les hirondelles de la rentrée scolaire de septembre, ou à d'autres périodes de l'année. Et concernant les fautes que l'on avait démasquées dans le document officiel du ministère, faisant étalage d'un manque certain de relecture, Luc a assuré, mais un peu tard, comme le corbeau de la fable, que l'on ne l'y reprendrait plus. « Nous devons être exemplaires, cela ne se reproduira plus », a-t-il lancé. (voir l'article de nos confrères de France Info sur le sujet et pour quelques édifiants exemples)
Dernier point soulevé, outre l'éternelle grippe H1N1, la « sottise absolue » incarnée par le collège unique. Le ministre reste plus modéré : de son expérience, et un bac passé en 1982, « il y avait 22 % d'une classe d'âge qui avait le bac, aujourd'hui, il y a 66 % d'une classe d'âge qui a le bac, ça veut dire que grâce au collège unique, on a permis (...) ce progrès ».

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