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Brèves diverses : Institut Hayek, trafic d'Ob'lib en hausse, Farewell, et Goldman Sachs

Publié le 01 novembre 2009 par Objectifliberte

Institut Hayek - Le site de l'institut Hayek a reçu de subtiles retouches qui en modernisent l'apparence et améliorent sensiblement sa lisibilité, tout en facilitant très légèrement la navigation. Mais il reste encore beaucoup de travail. Y compris, au delà du site, pour redonner un peu de corps à l'Institut.

Pour avancer, il faut parfois reculer un peu: l'adresse du flux RSS a changé. Pour vous abonner, l'adresse est désormais:

http://www.fahayek.org/index.php?format=feed&type=rss

J'ai enfin pu pénétrer un peu les arcanes de Joomla, le CMS derrière le site, pour installer un google analytics. Nous pourrons enfin évaluer l'impact de nos efforts.

Toutes les remarques et suggestions sont bienvenues -

Pour fêter cela, deux nouveaux articles de grande profondeur de recherche, l'un du spécialiste du Réchauffement Climatique de l'Institut Turgot, JM Bélouve, sur les groupes de pression liés au développement durable, l'autre de G. Dryancour pour mettre un point (final ?) à la controverse entre Drieu Godefridi et Henri Lepage sur la doctrine libérale face à la crise. Bonne lecture !

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Objectif Liberté, le trafic - Le mois d'octobre a vu la fréquentation d'Oblib franchir un nouveau palier, comme le mois d'octobre 2008 l'avait en son temps permis également. 

Stats-oblib-oct-2009
Source Xiti

Résumé :

Pages vues : Oct 2009:  36 910 - sept. 2009: 24 638 - Oct. 2008: 26 708
Visites : Oct 2009:  22 948 - sept. 2009: 15 353 - Oct. 2008: 15 586

Total 10 mois 2009 (1/01/09 - 31/10/2009 - Xiti ): PV : 225 000 - Vs : 144 000 (Google analytics: PV 215 000 - Vs 137 000)

Il y a un an, c'est ma relative exclusivité et exhaustivité sur les explications de la crise financière qui m'avaient valu cette progression. Aujourd'hui, c'est la montée en puissance du scepticisme climatique qui me fournit matière à élargir mon lectorat.
Notemment, Vincent Courtillot et ses vidéos ont fait un véritable carton, grâce, entre autres, au buzz effectué par les amis du réseau LHC. Merci à vous !
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Farewell - Je parle assez peu de mes lectures et de mes sorties Cinéma, mais j'ai vu ce matin un film hautement recommandable, L'affaire Farewell, avec Guillaume Canet et un fantastique Emir Kusturica dans le rôle d'un colonel du KGB qui transmet des informations à l'Ouest, dans le cadre d'une affaire bien réelle qui porta le nom de code "Farewell".

Plusieurs livres ont évoqué ce dossier. Je l'avais pour ma part découvert il y a fort longtemps, dans un ouvrage de Thierry Wolton intitulé sobrement "le KGB en France". Le film est sûrement un peu romancé, mais la peinture de l'URSS en voie de décomposition est tout à fait remarquable.
Le détail qui tue: Selon des proches qui ont connu de très près la réalité soviétique, l'atmosphère du Moscou des années 80 est très bien reproduite, ses Ladas déglinguées, se bus antédiluviens, ses immeubles glauques et ses arrières cours défoncées, la peur permanente de la police, la révolte silencieuse de la jeunesse abreuvée de musique occidentale vendue plus ou moins clandestinement... Un seul détail cloche : "Jamais les moscovites (ni aucun automobiliste dans les pays de l'Est) ne laissaient leurs essuie-glace sur les voitures en stationnement !" - eh oui...

Le film, au delà de l'intrigue d'espionnage, nous rappelle pourquoi les sociétés communistes étaient incapables d'assurer leur survie: d'une part, parce qu'elle était incapable d'innover, et que plus de 40% du budget de R&D de l'URSS était en fait consacré au pillage des technologies occidentales, mais surtout parce que les cadres moyens du parti, et de l'appareil répressif, ne croyaient plus dans un système qu, malgré les privilèges énormes dont ils jouissaient comparé au commun des mortels, ne leur permettait pas de vivre aussi bien qu'un simple employé dans une société occidentale.

Une dictature a besoin de cadres pour se maintenir en place. Que les cadres n'y croient plus et le début de la fin approche.(cf. cette ancienne note sur les caractéristiques réelles des économies soviétiques)

Et puis, une réplique qui en dit long sur le délabrement intérieur de ce régime:

- L'officier du renseignement  : "avez vous fait suivre (le suspect) ?"
- Le subalterne: On a pas pu chef, on nous a retiré la Lada à cause du manque d'effectifs".

Dans le monde entier, une administration est une administration !

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Banques - Que seraient des brèves sans quelques nouvelles de la criiiise ?

Ma banque préférée, Goldman Sachs, a placé en 2006 et 2007 plusieurs milliards d'obligations toxiques auprès de clients, dont le collatéral était constitué de prêts risqués.  Mais dans le même temps, dans son propre portefeuille de placements, Goldman prenait des couvertures opposées contre le risque de crash de ces obligations. Il n'en faut pas plus pour que quelques scribouillards aillent imaginer une manoeuvre frauduleuse de la banque. Ah mais tout de même, si on ne peut même plus escroquer ses clients en paix, où va-t-on ?

In 2006 and 2007, Goldman Sachs Group peddled more than $40 billion in securities backed by at least 200,000 risky home mortgages, but never told the buyers it was secretly betting that a sharp drop in U.S. housing prices would send the value of those securities plummeting.

Le dernier paragraphe "I've got a secret", de cet article d'un organe de presse indépendant que je ne connaissais pas jusqu'alors, discute de la régularité, ou non, des deux mouvements opposés de Goldman, la question étant de savoir si Goldman a violé les règles d'information des investisseurs en matière d'émissions obligataires publiques. En clair, il n'y a pas de certitude juridique, mais Goldman devrait faire face à des procès en tromperie dans les mois à venir, dont l'issue est incertaine :

"The Securities and Exchange Commission should be very interested in any financial company that secretly decides a financial product is a loser and then goes out and actively markets that product or very similar products to unsuspecting customers without disclosing its true opinion," said Laurence Kotlikoff, a Boston University economics professor who's proposed a massive overhaul of the nation's banks. "This is fraud and should be prosecuted."

(...)

Several pension funds, including Mississippi's Public Employees' Retirement System, have filed suits, seeking class-action status, alleging that Goldman and other Wall Street firms negligently made "false and misleading" representations of the bonds' true risks.

(...)

Coffee, the Columbia University law professor, said that any potential violations of securities laws would depend on what Goldman executives knew about the risks ahead. "The critical moment when Goldman would have the highest liability and disclosure obligations is when they are serving as an underwriter on a registered public offering," he said. "If they are at the same time desperately seeking to get out of the field, that kind of bailout does look far more dubious than just trading activities."

(trouvé via calculated risk)

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Ecrire est une dure lutte - Je planche actuellement sur un grrros article (ou une grosse suite d'articles) sur les bases d'une bonne régulation des systèmes financiers. Autant dire que le sujet est vaste et ardu. Et qu'il mobilise toute mon énergie. J'aurais donc du mal à publier beaucoup de choses consistantes d'ici là. Un peu de patience...
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