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“Le Concert” de Rabu Mihaileanu ou la chianlie cinématographique…

Par Asilepop

affiche-le-concert

Ce soir, sous le conseil d’un ami j’ai assisté, dans une salle de cinéma aux allures de département gériatrique de la Pitié Salpêtrière, au dernier né (une abération chromosomique) de Mr Rabu Mihaileanu. Et pour le plaisir du vice, le même vice qui a poussé mon ami à me faire entrer dans la salle n°3 de l’UGC Opéra ce lundi 30 novembre, je m’en vais, ô plaisir de l’ortie fraichement cueilli cinglant un vigoureux cuisseau juvénile, vous donner quelques bonnes raisons de conseiller ce film à un ami nuisible.

  1. le rôle majeur de Mélanie Laurent gage d’une interprétation 100 % pastiche, rappelez vous sa prestation dans “Inglorious Bastards”, devrait être à même d’assurer à elle seule l’authenticité des douloureux passages qui attendant le spectateur inaverti mais mon sadisme viscéral me donne envie d’aller plus loin..“Rabu fais moi mal !!! “
  2. La prestation finale de Aleksei Guskov en tant que chef d’orchestre est aussi convaincante que les moulinets aguicheurs de mon boucher Bruno du marché Richard Lenoir qui essaie en vain de me faire acheter ses tripes chaque dimanche.
  3. les clichés sur les Russes et la Russie, un champ notionnel a lui tout seul ! C’est un peu le fil rouge, le primitif des stéréotypes est simplement affligeant et le grossier de l’interprétation sidérant. Je me demande encore comment le PCF a accepté de laisser tourner dans son siège place du Colonel Fabien de telles scènes caricaturales ou l’on raille gauchement ce parti et ses anciens portes paroles avec la présence de Maurice Thorez alias “Momo” ! A moins que les anciens dirigeants présents dans les placards soient compris dans le prix de la location du siège…
  4. des dialogues tant interminables qu’improbables, dignes d’un tortionnaire de Guantanamo où des acteurs russes font semblant de parler en français avec un accent russe surfait. Cela donne des scènes imbuvables à forte valeur émotionnelle ménopausée qui pourraient s’apparenter à une rencontre cordiale auprès du feu entre Homo Sapien et Homme de Néandertal un soir de pleine lune dans une grotte.
  5. enfin la présence, fugace soit elle, de Guillaume Gallienne (“le Bonus de Guillaume” au Grand Journal et membre de la troupe de la Comédie Française) couronnera d’irritation le spectateur, le menant vers l’homicide certain de sa voisine de fauteuil pour coup que celle-ci ait passée la séance a glousser comme une oie dordognaise aux moindres scènes à l’humour factice et fumeux de ce long métrage.

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