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Dictature de la pensée et haine anti-gauloise

Par Amaury Piedfer
Dictature de la pensée et haine anti-gauloise
Ce qu'il y a de bien avec B.-H. Lévy, c'est qu'il est aussi mauvais et stupide qu'il est plein de haine.Le pseudo-philosophe a encore pollué les médias français, ces deux dernières semaines, d’interventions haineuses, portées cette fois contre Henri Guaino, conseiller de Sarkozy et auteur du discours prononcé par ce dernier à Dakar, en juillet dernier. Discours dans lequel notre petit président s’est une nouvelle fois fendu d’une belle démonstration de repentance, montrant une nouvelle fois que ses discours de campagnes n’étaient que du bidon destiné à rallier les Français, qui espéraient qu’on leur rendent un peu de fierté nationale, la dignité d’exister comme peuple, mais qui demeurent un peu trop naïfs :
« Je ne suis pas venu nier les fautes ni les crimes car il y a eu des fautes et il y a eu des crimes. Il y a eu la traite négrière, il y a eu l'esclavage, les hommes, les femmes, les enfants achetés et vendus comme des marchandises. Et ce crime ne fut pas seulement un crime contre les Africains, ce fut un crime contre l'homme, ce fut un crime contre l'humanité toute entière. »
(le discours intégral :
http://www.elysee.fr/elysee/elysee.fr/francais/interventions/2007/juillet/allocution_a_l_universite_de_dakar.79184.html)
Mais voilà, le kapo pense-petit BHL a tout de même décelé dans le discours des traces de non-bien pensance, et a violemment fustigé un court passage dans lequel Sarkozy (Guaino) évoquait le fait que l’ « homme africain » n’était pas encore pleinement rentré dans l’histoire et n’avait pas eu, jusqu’à présent, la même audace que d’autres peuples. Voici ce qu’a déclaré le milliardaire de Saint-Germain :
«Guaino, il est raciste (...) C'est lui qui a fait ce discours ignoble», «où on disait que si l'Afrique n'était pas développée, c'est parce que (les Africains) n'étaient pas inscrits dans l'Histoire», a lancé mardi le philosophe Bernard-Henri Lévy au sujet d’Henri Guaino, conseiller et plume de Nicolas Sarkozy, en dénonçant la teneur du discours «ignoble». «Le mec qui fait les discours de Sarkozy» est «d'inspiration maurrassienne», a-t-il ajouté sur France-Inter. Selon l'écrivain, Nicolas Sarkozy, qui «lui n'est pas raciste», a dû découvrir ce discours «dans l'avion».
«Dire cela en effaçant complètement la colonisation, la destruction du pays par cette époque honteuse du colonialisme, c'est du Guaino et c'est du racisme», a-t-il ajouté.

(Pour écouter sa petite voix perfide : http://www.dailymotion.com/video/x3662v_bhl-traite-guaino-de-raciste )

Evidemment, comme à son habitude, BHL ment purement et simplement, comme le montre l’extrait du discours cité au-dessus, dans lequel la repentance de la colonisation tient une bonne place. Pas bien dur à démasquer le nullard. Mais l'on est plus accablé encore si l’on se souvient que le fouille-merde en question est le fils d’un industriel qui a fait fortune en fondant la BECOB et en exploitant pendant des décennies le bon Africain, l’un des rares à avoir réellement profité de la colonisation. A vomir de malhonnêteté et de cynisme.
Au-delà du mensonge grossier, BHL prétend dénoncer en fait ici le principe même du déterminant collectif, conformément à sa logique personnelle de haine de l’enracinement et de l’appartenance communautaire. La haine de toute communauté européenne constituée atteint bien sûr chez lui des sommets quand il s’agit de l’Europe et plus encore de la France. Souvenons-nous de ce qu’il avait écrit il y a déjà 25 ans :

“Bien sûr, nous sommes résolument cosmopolites. Bien sûr, tout ce qui est terroir, bourrées, binious, bref franchouillard ou cocardier, nous est étranger, voire odieux.”
“Les patries en tout genre et leurs cortèges de vieilleries me dégoûte au dernier degré : tout cela n’est qu’un repli frileux et crispé sur les identités les plus pauvres. Parler patois, danser au rythme des bourrées, marcher au son des binious… tant d’épaisse sottise m’écœure.”
(Bernard Henri Levy, Le Globe et L’Idéologie française, 1981, pp. 212-216).
Que répondre à un tel déchaînement de haine anti-gauloise ? On est tout de même sidéré qu’un homme aussi déséquilibré, traquant partout l’idée même de « pureté des origines », selon ses propres termes, puisse encore jouir d’une telle audience dans les médias français. On comprend bien qu’il y a chez cet homme un véritable désir de vengeance contre ceux qu’il considère comme d’éternels responsables des persécutions antisémites du XXème siècle, on comprend bien qu’il ne se sente pas à l’aise au sein d’une Nation auquel il n’a de toute évidence pas le sentiment d’appartenir, et on comprend bien qu’il se bat depuis toujours, avec d’autres, pour changer la France en un pays communautarisé, métissé, correspondant mieux à ses fantasmes et le soulageant quelque peu de ses peurs et de l’humiliation d’être un homme de nulle part, mais qui a bien su profiter de l’élan colonial français comme de la sueur des ouvriers de France.
Mais c’est ainsi, le bon Gaulois a depuis longtemps pris l’habitude de se faire injurier sans réagir. Heureusement, quelques voix se sont élevées contre le psychopathe manipulateur. Laissons d’abord la parole à la dernière victime concernée.
Interrogé par Rue89, Henri Guaino n’a pas mâché ses mots en retour. «Ce petit con prétentieux ne m’intéresse pas. Qui est-il donc ? Qu’a-t-il fait dans sa vie de si extraordinaire pour se permettre de juger comme ça ? Je n’ai jamais rencontré BHL. Il ne m’aime pas, moi non plus. Il n’aime pas la France, moi si. Il a la bave aux lèvres, avec la haine qui suinte de partout.» Et de poursuivre : «J’assume le discours de Dakar ligne à ligne, mot à mot, à la virgule près. Mais ce discours, c’est celui du président de la République : s’il ne voulait pas le prononcer, il ne l’aurait pas fait. Des crétins y en a toujours eu. Qu’est-ce que vous voulez que je réponde à autant de conneries ?»
(Source : Le Figaro)
J.-P. Chevènement, conformément à son courage habituel, s’est lui aussi dressé contre le pantin milliardaire :
« Le petit télégraphiste de l’Empire.
La place que font les médias au sieur Bernard-Henri Lévy, milliardaire déguisé en philosophe, est révélatrice du profond abaissement intellectuel, moral et même spirituel de ce moment de notre Histoire.
Aucun de ces médias ne s’est avisé de porter le fer dans le logiciel paranoïaque par lequel cet individu justifie ses injures et ses anathèmes : la gauche, compromise hier à ses yeux avec le totalitarisme stalinien, serait tentée aujourd’hui de se compromettre avec ce qu’il appelle le «fascislamisme». Mais que faisait hier B-H. Lévy aux côtés du président bosniaque Izetbegovic, dont on sait aujourd’hui les liens qu’il avait avec Oussama Ben Laden ?
Aucune analyse, chez B-H. Lévy de ce qu’on appelle la mondialisation et de ses ressorts. Aucune préoccupation d’ordre social. Aucun souci de la paix entre les cultures. Aucune objectivité, aucune exigence intellectuelle. Bref, rien de républicain.
B-H. Lévy est à lui seul une métaphore de l’idéologie dominante, celle des classes dominantes, selon Marx, bref celle du capital financier globalisé : le petit télégraphiste de l’Empire. »

(Source : http://www.chevenement.fr/Le-petit-telegraphiste-de-l-Empire_a435.html)

Mais gageons que cette crapule a encore de beaux jours devant lui, tant la lâcheté et la servitude des grands médias a atteint son faîte et que le Français s'est peu à peu habitué au sombre voile qui a recouvert le débat public de son pays.
Amaury Piedfer.

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