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Les 20 derniers premiers choix de draft dans la NHL (1990-2009) : 1ère partie.

Publié le 15 mars 2010 par Vinz

Il y a quelques mois, je vous avais proposé un retour en arrière sur les premiers choix de draft dans la NBA. Pour beaucoup, ces choix ont été relativement peu heureux. Qu’en a-t-il été pour les numéros un de la NHL ? Voici des éléments de réponse, divisés en deux parties, la première entre 1989 et 1998, la seconde de 1999 à 2008, en incluant en aparté la draft 2009. L’ordre de la draft est fonction du classement de la saison régulière précédente. C’est pourquoi certaines formations ont repêché en première position plusieurs années consécutives.

NHL Draft 1992

1989. Mats Sundin (Suède). Nordiques Québec

Drafté en première position par les Nordiques de Québec, Sundin est considéré comme un des meilleurs joueurs suédois à avoir évolué dans la NHL. Il est aussi le premier européen drafté en première place. Mats Sundin fait son apparition dans la NHL en 1990-1991, marquant 59 points dont 23 buts. En 1992-1993, les Nordiques récoltent les fruits de la collection de premiers choix et atteignent les play-offs. Sundin réussit alors sa meilleure production sur une saison avec 114 points et 47 buts, ses meilleurs totaux. Mais l’équipe tombe au premier tour contre le rival Montréalais, qui remporte plus tard la Coupe Stanley. En 1994, Sundin arrive à Toronto où il joue pour les Maple Leafs jusqu’à la saison 2007-2008. Ses performances restent régulières, entre 72 et 95 points par saison mais jamais Toronto n’est parvenu à disputer la Coupe Stanley , se contentant d’une seule finale de conférence contre Buffalo en 1999.

Au cours de la saison 2008-2009, il signe pour les Canucks de Vancouver mais décide de se retirer après la saison. On l’a revu au tournoi de Vancouver

Hors la NHL, Sundin a remporté deux championnats du monde (1992 et 1998) et le tournoi olympique de Turin avec la Suède.

En 1346 matches, Sundin compte 1349 points (564 buts -785 aides) et 1093 minutes de pénalités. Il a marqué 82 points (38-44) en 91 matches de play-offs.

Autres joueurs notables repêchés : Bill Guérin, Bobby Holik, Olaf Kölzig, Adam Foote, Patrice Brisebois, Nicklas Lidström, Sergei Fedorov.

sundin nordiques

1990. Owen Nolan (Canada). Nordiques Québec

Né à Belfast en Irlande du Nord, Nolan est repêché encore une fois en première position par les Nordiques. Cet ailier a eu une première année difficile (13 points en 59 matches) mais dès la saison 1991-1992, il se révèle joueur d’impact (73 points en 75 matches). Il manque pratiquement toute la saison 1993-1994 en raison d’une blessure. Il accompagne le déménagement de la franchise à Denver mais se retrouve rapidement transféré aux Sharks de San José en 1995 et y reste jusqu’en cours de la saison 2002-2003 où il est échangé à Toronto. Mais les blessures le rattrapent, Nolan n’arrive pas à jouer plus de 75 matches par saison. Sa production offensive baisse pendant qu’il continue de se signaler comme un joueur assez physique, accumulant les minutes de pénalités.

Nolan voyage plus régulièrement : il joue pour les Coyotes de Phoenix en 2006 puis pour les Flames de Calgary l’année suivante et le Wild du Minnesota depuis 2008.

A la date du 13 mars, Nolan compte 1189 matches, 881 points et 1789 minutes de pénalités. Il a marqué 39 points en 65 matches en séries. Sa carrière internationale se résume à la médaille d’or olympique à Salt Lake City en 2002.

Autres joueurs marquants. Peter Nedved, Jaromir Jagr, Derian Hatcher, Martin Brodeur.

Owen NOlan Nordiques

1991. Eric Lindros (Canada). Nordiques Québec

Le cas Lindros a soulevé une grande polémique au Canada. Ce joueur au gros gabarit avait déclaré qu’il refuserait de porter l’uniforme des Nordiques et appliqua à la lettre ce qu’il avait dit en ne portant pas le chandail alors que les Nordiques avaient choisi de le repêcher quand même. Ces derniers avaient préparé un échange avec les Flyers de Philadelphie, Peter Forsberg faisant le chemin inverse. Costaud mais aussi adroit, Lindros devient le franchise player des Flyers. Son style de jeu lui vaut de nombreuses pénalités mais aussi de nombreux chocs. Lindros a subi plusieurs commotions cérébrales et il n’a jamais disputé plus de 71 matches avec les Flyers, tournant autour de 60 rencontres. Sa meilleure saison à Philadelphie date de 1995-1996 où il franchit pour l’unique fois la barre des 100 points (115 : 47-68). L’année suivante, l’équipe échoue en finale de la Coupe Stanley contre les Red Wings de Detroit mais Lindros est le meilleur marqueur des séries avec 26 points.

Lindros manque la saison 2000-2001 à cause d’un différent avec les Flyers, après sa remise de ses blessures. Puis il signe aux Rangers l’année suivante. Il y dispute en 2002-2003 sa seule saison complète (81 matches sur 82). L’année suivante, il subit une nouvelle commotion cérébrale, continue à jouer contre l’avis des médecins. En 2004, il débarque à Toronto et se blesse gravement au poignet après un très bon début de saison. Il finit sa carrière à Dallas en novembre 2007. Lindros a subi 8 traumatismes crâniens.

En 1994-1995, il est élu meilleur joueur par ses pairs et par la Ligue Nationale (trophées Lester Pearson et Hart). Il fait partie de l’équipe olympique canadienne qui devient championne olympique en 2002.

En 760 matches, il a marqué 865 points (372-493) et écopé de 1398 minutes de pénalités. En playoffs, il a marqué 57 points en 53 matches.

Autres joueurs notables de la draft. Peter Forsberg, Alexei Kovalev, Markus Naslund, Chris Osgood.

eric-lindros flyers

1992. Roman Hamrlik (Rép. Tchèque). Lightning Tampa Bay

Cette année-là, le Lightning de Tampa Bay faisait son entrée dans la NHL et obtenait le premier choix au repêchage. La franchise floridienne sélectionne le défenseur tchèque. Ses performances offensives sont bien entendues limitées, même si Hamrlik est aussi connu pour son lancer et son jeu en supériorité numérique, ce qui lui vaut de figurer parmi les meilleurs pointeurs défenseurs. Après 5 saisons, en Floride, il est échangé à Edmonton, pendant la saison 1997-1998 et y reste deux saisons et demie.

Harmlik passe ensuite quatre saisons aux Islanders de New York où il contribue au redressement de l’équipe, qui retrouve enfin les playoffs. En 2005, il débarque à Calgary avant de signer au Canadien de Montréal en 2007. Ses performances sont un peu en retrait mais il reste toujours un défenseur de premier plan.

En 1219 matches, Harmlik compte 589 points (148-441) et 1279 minutes de pénalités. Il n’a marqué que 2 buts en 71 matches de série. Il est aussi champion olympique en 1998 avec la République Tchèque.

Autres joueurs notables repêchés : Alexei Yachine, Sergei Gontchar, Jere Lethinen, Darius Kasparaitis, Martin Straka

hamrlik draft 1992

1993. Alexandre Daigle (Canada). Sénateurs Ottawa

Sans doute le plus gros échec de cette liste. Impressionnant dans la ligue junior du Québec, Daigle est repêché en première place par les Sénateurs d’Ottawa. Mais il ne s’impose pas dans la NHL et même déçoit particulièrement. On lui reproche un manque d’implication et les Sénateurs préfèrent le transférer à Philadelphie pendant la saison 1997-1998. Puis il se retrouve à Tampa Bay et aux Rangers, à Pittsburgh et à Minnesota (où il réalise sa meilleure saison), oscillant entre la Ligue Américaine et la Ligue Nationale. Il interrompt sa carrière entre 2000 et 2002Finalement, Daigle quitte l’Amérique et joue pour l’équipe suisse de Davos depuis 2006 où ses prestations sont un peu plus convaincantes mais en déclin chaque année. Cette saison, Daigle a joué pour Davos, puis Fribourg et Langnau.

En 616 matches en NHL, il ne compte que 327 points (129-198). Un bide.

Autres joueurs notables : Chris Pronger, Paul Kariya, Rob Niedermayer, Viktor Kozloz, Jason Arnott, Saku Koivu, Jamie Langenbrunner, Manny Legace, Pavol Demitra.

Daigle senators

1994. Ed Jovanovski (Canada). Panthers Floride

Ce solide défenseur est repêché par les Panthers mais doit attendre une année avant de faire ses débuts. Il fait partie de l’équipe qui atteint la finale de la Coupe Stanley en 1996. Solide mais aussi bon patineur, Jovanovski est impliqué dans un gros échange avec les Canucks de Vancouver en 1999. Plus libre dans une équipe plus tournée vers l’attaque, il gonfle ses stats offensives. Après 7 saisons passées dans la Colombie Britannique, il débarque en 2006 dans la faible franchise des Coyotes de Phoenix. Il y apporte de l’expérience et de l’efficacité en attaque (51 points en 2007-2008 sa meilleure production offensive). Même si ses stats sont en baisse, il est un des éléments leaders d’une équipe qui crée la surprise cette saison.

Jovanovski a été champion olympique en 2002. Il a disputé 955 matches, marqué 462 points dont 128 buts et a récolté 1328 minutes de pénalités. Il a marqué 28 points en 58 matches de playoffs et 92 minutes de pénalités (dont 52 pour sa première apparition dans les séries).

Autres choix notables : Ryan Smith, José Théodore, Patrik Elias, Mathieu Dandenault, Chris Drury, Daniel Alfredsson, Evgeni Nabokov.

Ed-Jovanovski

1995. Bryan Berard (Etats-Unis). Sénateurs Ottawa

Drafté par les Sénateurs, Bérard est échangé aux Islanders de New York contre Wade Redden en particulier. Le début de sa carrière est prometteur. Avec 48 points (8-40), il remporte le trophée Calder récompensant le meilleur rookie. Au cours de la saison 1998-1999, il est échangé à Toronto.

La carrière de Bryan Bérard bascule le 11 mars 2000. Marian Hossa touche son œil droit avec sa crosse. Celui-ci est en danger et il faut plusieurs opérations pour parvenir à le sauver. Il reprend sa carrière à la saison 2001-2002 avec les Rangers, puis joue à Boston l’année suivante et à Chicago en 2003-2004. Il y mérite le trophée Bill Masterson, récompensant la persévérance. Il marque cette saison-là 47 points en 58 matches seulement (13-34), soit un point de moins que sa meilleure saison, celle de rookie –mais il avait disputé 82 matches-. La carrière de Berard passe par l’Ohio et les Blue Jackets de Columbus mais il est contrôlé positif aux stéroïdes à la fin de 2005, étant le premier hockeyeur positif à cette substance. Il est banni pendant deux ans des compétitions internationales mais pas par la NHL qui expliqua que le contrôle n’était pas effectué par ses soins.

Après être retourné aux Islanders, il joue la saison 2008-2009 dans la KHL (La Ligue continentale russe) à Tchekov.

Berard a joué 617 matches dans la NHL, marqué 323 points (76-247) pour 500 minutes de pénalités.

Autres joueurs notables. Wade Redden,  Jarome Iginla, Shane Doan, Jean-Sébastien Giguère, Sami Kapanen, Mikka Kiprussoff.

Bryan Berard

1996. Chris Phillips (Canada). Sénateurs Ottawa

Drafté en 1996, le défenseur de l’Alberta ne fait ses débuts dans la NHL qu’en 1997. Phillips était reconnu pour ses qualités de défenseur qui lui avaient valu plusieurs récompenses. Il est un des piliers de l’équipe d’Ottawa qui monte en puissance au début des années 2000. Bien que costaud et physique, Phillips n’a pas eu beaucoup de pénalités mais ses stats offensives restent modestes. Il est de toutes les campagnes (finale de la Coupe Stanley en 2007) et de toutes les galères, jouant le plus souvent dans les deuxièmes et troisièmes trio de la franchise de la capitale fédérale. Joueur de devoir, Phillips reste un élément clé et un des rares joueurs de nos jours qui pourrait bien faire carrière dans une seule équipe.

Il a disputé 849 matches, comptant 223 points dont 58 buts et seulement 615 minutes de pénalités, ce qui est peu par rapport au nombre de matches joués.

Autres joueurs notables. Marco Sturm, Daniel Brière, Zdeno Chara.

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1997. Joe Thornton (Canada). Bruins Boston

Après trois drafts qui ont élu en premier choix des défenseurs, voici un joueur de centre. Joe Thornton est un joueur particulièrement physique mais c’est aussi un redoutable manieur de rondelles. Sa première saison avec les Bruins n’augure pas d’un grand succès : seulement 7 points en 55 matches mais dès l’année suivante, il gagne en temps de jeu et ses statistiques augmentent pour culminer à 101 points en 2002-2003. Thornton est moins un marqueur qu’un créateur mais on lui reproche aussi son manque d’impact dans les matches de séries : ainsi en 2004, il ne marque aucun point contre le Canadien de Montréal qui l’emporte en sept matches.

En 2005-2006, il est rapidement transféré aux Sharks de San José où il éclate littéralement. Il marque 92 points en 58 matches avec les Sharks et totalise 125 points sur la saison, ce qui lui permet de remporter le trophée Art Ross du meilleur pointeur. Il récidive de la même veine l’année suivante (114 points dont 22 buts seulement) mais comme son équipe, il éprouve du mal à assumer un statut de favori. Jamais les Californiens ne dépassent le deuxième tour, malgré d’excellents bilans en saison régulière. Cette saison pourrait être la bonne. En plus d’avoir gagné l’or olympique avec le Canada, il forme un trio redoutable avec Patrick Marleau et Dany Heatley. On n’attend plus les Sharks cette saison, c’est le moment de frapper fort.

A ce jour, Thornton a marqué 921 points en 902 matches dont 282 buts, mais seulement 53 en 76 matches de playoffs. Toute une révélation.

Autres joueurs notables : Patrick Marleau,  Olli Jokinen, Roberto Luongo, Marian Hossa, Maxim Afinogenov…

Joe Thornton Bruins

1998. Vincent Lecavalier (Canada). Lightning Tampa Bay

Comme Thornton, le Québécois est un joueur de centre costaud. Comme Thornton ses débuts sont timides (28 points en 82 matches) mais il devient un joueur de plus en plus important. Son statut et celui du Lightning change à partir de 2003 : 78 points en 80 matches et une demi-finale de conférence. L’année suivante, Lecavalier est un peu moins productif, par rapport à Martin Saint-Louis, mais produit un peu plus d’impact en série (16 points en 22 matches) et Tampa Bay remporte la Coupe Stanley. Après le lock-out, il revient en Floride où son poids statistique prend plus de place pendant que l’équipe décline : il inscrit 108 points en 2007 (52 buts marqués ce qui lui vaut le trophée Maurice Richard), 92 l’année suivante et 67 en 77 matches en 2009, culminant avec le creux de la franchise. Son retour en force cette année correspond avec la remontée de l’équipe (60 points en 67 matches). Il a signé un contrat de 11 ans et 85 millions de $ au 1er juillet 2008 alors que les fans du Canadien espérait qu’il allait débarquer en ville

En 854 parties dans la NHL, Lecavalier a marqué 729 points dont 321 buts et seulement 33 points en 45 matches de série.

Autres joueurs draftés : Alex Tanguay, Simon Gagné, Scott Gomez, Mike Fisher, Brad Richards, Brian Gionta, Andrei Markov, Pavel Datsyuk, Nikola Antropov

vinny lecavalier


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