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Primeurs 2009: les dégustations ont commencé.

Par Elmarco

Le millésime 2009 a déjà fait coulé beaucoup d’encre alors que la campagne de primeurs n’est pas officiellement lancée. Toutefois, pour l’amateur, les occasions de prendre la température se multiplient.

Le critique Jean-Marc Quarin accorde énormément de soin aux dégustations des primeurs et il partage ses premières impressions dans sa chronique 94 (1er mars 2010). D’après lui, les bordeaux 2009 se distinguent de 2005 par un caractère tannique moins carré. Ils offrent plus de suavité en bouche et un moelleux qui rendent la dégustation si hédoniste, si gourmande qu’il avoue devoir faire un réel effort professionnel pour ne pas se laisser aller à avaler ! Il dit également que ce caractère gourmand et impossible à cracher est la marque de l’année et qu’elle troublera beaucoup de commentateurs dans les prochaines semaines. Il ajoute que ce sera d’autant plus dur de garder la tête froide pour goûter convenablement que bon nombre de crus (impossibles à cracher) dépassent les 14° d’alcool. Et on ne le sent pas ! Pour bien prendre la mesure de ce millésime 2009, nous vous recommandons de lire le « journal de bord » de Jean-Marc Quarin qui retrace 45 jours de suivi quotidien des vendanges 2009 dans le bordelais.

Il y aura de nombreux bordeaux 2009 intéressants, mais la question est de savoir à quel prix? L’achat en primeur sera-t-il intéressant pour l’amateur ou les prix pratiqués seront-ils le reflet d’une attitude élégament critiquée par Emmanuel Delmas dans son post intitulé « Vins de bordeaux, la France a besoin de vous« .

Pour l’amateur, il y a de quoi perdre les pédales: 2000, 2003, 2005 et 2009, ça fait déjà 4 millésime du siècle en 10 ans! Et puis les prix: 2008 (meilleur que 2007) était vendu moins cher que 2007 en primeur. Et que dire des amateurs qui ont investi toutes leurs économies dans la campagne de primeurs 2005 pour les voir dans les grandes surface à des prix à peine supérieurs 2 ans plus tard?

Alors, l’achat en primeur, oui, mais en sachant pourquoi. D’une part, cette pratique donne la garantie d’avoir le vin en cave un jour, et d’autre part, elle permet de faire des affaires correctes à condition de ne pas se laisser aveugler par les étiquettes.

A lire également:
L’avis de Jean-Christophe Estève sur les primeurs bordelais

L’avis de Angélique de Lencquesaing sur les primeurs bordelais


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