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Etats-Unis: les aventuriers de l'empire perdu

Publié le 29 avril 2010 par Ferner
Etats-Unis: les aventuriers de l'empire perdu"Parce qu'elle n'a plus la force de contrôler les acteurs économiques et stratégiques majeurs que sont l'Europe et la Russie, le Japon et la Chine, l'Amérique perdra cette dernière partie pour la maîtrise du monde. Elle redeviendra une grande puissance parmi d'autres".La construction européenne, pain béni pour les Américains [1] Ces propos d'Emmanuel Todd ne font que conforter ceux que nous avons tenus dans notre article Le déclin de l'empire américain, mettant en évidence la perte de suprématie économique des Etats-Unis d'Amérique. Partant de cette constatation, nous allons aborder le volet politique de ce déclin et comment les dirigeants américains tentent de faire face à ce dernier. En effet, lors de la période des Trente Glorieuses (en fait, 1945-73), les Etats-Unis n'avaient pas assuré leur hégémonie par le seul fait de leur puissance économique mais aussi en utilisant des méthodes allant des moyens de pression, en passant par l'intimidation, la peur du communisme, la manipulation et les coups tordus. Il y a donc une gradation variable dans ces méthodes, selon que les pays approuvent docilement leur diktat ou non. Mais à cause de la perte de leur suprématie économique, et depuis les attentats du 11 septembre 2001, l'intervention militaire en Afghanistan et la troisième Guerre du Golfe, l'admiration, voire la fascination qu'a pu susciter l'Amérique cède de plus en plus la place à l'image d'une nation dont l'arrogance de ses dirigeants n'est que le symptôme criant de son déclin, se refusant à ne devenir qu'une grande puissance parmi d'autres, comme c'est le cas pour la Russie actuellement. Si bien qu'on assiste depuis 2001 à une fuite en avant qui se caractérise par un recours croissant de la part de Washington à ces méthodes fort peu glorieuses, côté obscur de l'empire américain. On pourrait croire que celles-ci ont toujours été réservées à d'autres pays que ceux de l'Europe mais nous allons voir qu'il n'en est rien. Coups tordus au Moyen-Orient et en Amérique latine

Parce qu'ils avaient contribué à débarrasser l'Europe du nazisme, les Américains firent figure de libérateurs et incarnèrent la victoire de la démocratie sur le fascisme. Mais certains s'inquiétèrent de cette nouvelle hégémonie et appelèrent de tous leurs vœux la réalisation d'une union européenne pour y faire face. Il fallait être naïf pour croire que la construction européenne embarrasserait les Etats-Unis en constituant une sorte de contrepoids économique à leur toute-puissance. Ceux-ci y avaient au contraire tout intérêt car elle leur apparut comme un prolongement bénéfique du plan Marshall en favorisant la diffusion de leurs produits à travers ce nouvel espace économique qu'ils avaient contribué à créer, et l'implantation de filiales de leurs plus grandes entreprises, lesquelles rachetèrent des sociétés européennes. Cette situation inspira à Jean-Jacques Servan-Schreiber son célèbre ouvrage, Le défi américain, paru en 1967 et dans lequel il essayait de proposer des solutions face à cette colonisation économique rampante que subissait l'Europe. Il était loin de se douter que cette construction européenne avait été orchestrée dès le début par les Etats-Unis comme on en a la preuve irréfutable depuis que le département d'Etat à la Défense a déclassé des archives sous la présidence de Bill Clinton en juillet 2000 et couvrant les trois décennies 1940, 1950 et 1960. Auparavant, il faut se plonger dans l'histoire américaine pour voir que la méthode de construction européenne a été élaborée aux Etats-Unis en 1812 et finalisée en 1854. En 1812, après avoir vainement tenté d'annexer par la force les provinces du Canada restées fidèles à la couronne britannique, les jeunes Etats-Unis changèrent de politique et leur président, Andrew Jackson déclara: "Nous allons nous prévaloir de notre droit au libre-échange [...] afin d'égaler les exploits de Rome"[2]. Mais par la suite, toutes les tentatives de rapprochement avec les provinces canadiennes restèrent infructueuses jusqu'en 1854, année durant laquelle les Etats-Unis envoyèrent un espion dans la province du Nouveau-Brunswick dont voici le rapport : "J'ai évité tout débat en finançant la presse et les relais d'opinion, j'ai réussi à tranquilliser l'opinion publique et à éviter tout débat sur la proposition de traité de libre-échange avec les Etats-Unis. J'ai dépensé plus de 100000 dollars pour convaincre d'éminentes personnalités d'appuyer l'annexion du Canada par les Etats-Unis ou sinon le libre-échange avec les Etats-Unis mais cette somme n'est rien en comparaison des privilèges qui vont être obtenus de façon permanente et du pouvoir et de l'influence que cela donnera à jamais à notre confédération"[3]. Donc, la stratégie apparaît clairement: on essaie d'annexer un pays étranger soit directement par un traité ad hoc, soit si l'opinion publique est réticente, on propose un traité de libre-échange qui doit être introduit subrepticement en corrompant l'ensemble des corps intermédiaires, des relais d'information et des relais politiques afin d'éviter tout débat sur ce projet.
En 1888, le sénateur John Sherman fit cette déclaration: "L'alliance avec le Canada ne se fera pas en adoptant des lois hostiles mais plutôt en lui faisant des propositions amicales ; cette union est inévitable".
On ne peut manquer de faire un rapprochement avec cet extrait des archives déclassées par l'administration Clinton : " Les dirigeants du mouvement européen Retinger, le visionnaire Schuman, et l'ancien premier ministre belge Paul-Henri Spaak, étaient tous traités comme des employés par leurs parrains américains. Le rôle des Etats-Unis fut camouflé comme pour une opération secrète, l'argent provenant des fondations Ford et Rockefeller ainsi que de milieux d'affaires ayant des liens étroits avec le gouvernement américain, le Département d'Etat jouait aussi son rôle. Une note émanant de la direction Europe du ministère des affaires étrangères du 11 juin 1965 conseille au vice-président de la CEE Robert Marjolin de poursuivre de façon subreptice l'objectif d'une union monétaire. Cette note recommande d'empêcher tout débat au moment où l'adoption de telles propositions deviendrait inévitable"[4]. Et voici ce que disait Robert Schuman lorsque fut créée la CECA (Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier) en 1950: "L'Europe ne se fera pas d'un coup, ni dans une construction d'ensemble, elle se fera par des réalisations concrètes, créant d'abord une solidarité de fait. La mise en commun des productions du charbon et de l'acier assurera l'établissement de bases communes de développement économique, première étape de la fédération européenne". Enfin, remplaçons notre espion de 1854 par la CIA et le tableau sera complet: les "parrains américains" de Schuman et Spaak n'étaient autres que des membres de la célèbre agence qui les stipendiaient. Quant à Jean Monnet, l'un des pères de l'Europe, il passa toute la seconde guerre mondiale aux Etats-Unis qu'il connaissait bien pour y avoir travaillé pendant les années 1920 ; il avait refusé de rejoindre la France libre après l'appel du général de Gaulle, s'en remettant entièrement aux Américains et aux Britanniques pour mettre fin à la guerre contre les Allemands. Les Américains avaient par conséquent toutes les cartes en main et leur opération a parfaitement réussi: il ne faut pas chercher plus loin les raisons pour lesquelles il n'y a pas de véritable débat sur l'Europe, pourquoi le TCE (traité constitutionnel européen), pourtant rejeté en 2005 par les Néerlandais et les Français, est réapparu, à peine modifié, sous la forme du Traité de Lisbonne et ratifié à la sauvette par le parlement français, faisant fi de la volonté populaire. Pourtant, ce n'est pas tout: les Etats-Unis ont poussé à l'élargissement de l'Europe et font pression pour y faire entrer la Turquie, de telle sorte que l'UE (union européenne) devienne un système autobloquant car il est impossible de parler d'une seule voix avec 27 pays membres dont les intérêts sont par trop divergents. Comme l'avait constaté Charles de Gaulle, l'Europe supranationale, c'est une Europe dirigée par les Américains. Il faut reconnaître que les Européens, incapables de se défendre, étaient bien contents de bénéficier du bouclier américain face au menaçant bloc soviétique. Les Etats-Unis en jouèrent abondamment pour gagner l'assentiment des chancelleries européennes, lui évitant de recourir à des méthodes crapuleuses, ce qui ne fut pas le cas au Moyen-Orient et en Amérique latine.

La chute du mur de Berlin, symbole de l'effondrement du bloc soviétique


Mohammad Mossadegh , suite à la victoire de son parti, le Front national, est devenu premier ministre de l'Iran le 29 avril1951; il soupçonne l'Anglo-Iranian Oil Company (AIOC) de ne pas verser les royalties au gouvernement et demande un audit des comptes de l'AIOC qui refuse, si bien que Mossadegh procède à sa nationalisation et en réaction, la compagnie pétrolière préfère interrompre ses activités plutôt que de céder au gouvernement iranien. Mossadegh doit en plus faire face à un blocus international empêchant toute exportation de pétrole, tout ceci pour le forcer à la privatisation. Mais pour les Britanniques et les Américains, cela ne suffit pas: il faut se débarrasser de ce gêneur nationaliste pour donner tous les pouvoirs au roi d'Iran, Mohammad Reza Chah Pahlavi. C'est pourquoi ils montent l'opération Ajax conduite par la CIA. Les Britanniques soudoient des députés appartenant au Front national pour voter contre les intérêts de leur propre parti. Apprenant cela, Mossadegh organise le 3 août 1953 un référendum pour dissoudre le Parlement, ce que le peuple approuve à une large majorité. A la suite d'une situation particulièrement confuse marquée par des émeutes amplifiées par de faux militants du parti Toudeh (parti communiste iranien) payés par la CIA et la fuite du Chah à l'étranger, le 18 août 1953, le général Zahedi devient premier ministre et fait arrêter Mossadegh et ses partisans. Le Chah revient en Iran quelques jours après pour concentrer tous les pouvoirs et exercer une véritable dictature sur son pays. L'opération Ajax permit aux Américains d'avoir leur part de la manne pétrolière iranienne, jusque-là chasse gardée des Britanniques.
Les Etats-Unis venaient d'inaugurer une nouvelle méthode en utilisant ses services secrets pour fomenter un coup d'état. Avec le parti Toudeh, ils ont brandi l'épouvantail communiste avec d'autant plus d'efficacité que l'Iran avait plus de 2000 km de frontière commune avec l'URSS.
Le communisme faisait réellement peur aux Américains au point de virer à la psychose collective durant la période 1950-1954 restée dans l'Histoire sous le nom de maccarthisme . De sorte que tout gouvernement d'Amérique latine qui voulait faire une politique sociale était vu à Washington comme un danger communiste, surtout si cela remettait en cause les intérêts des grandes sociétés américaines. C'est ainsi qu'en juin 1954, le président du Guatemala, Jacobo Arbenz Guzman, procède à une réforme agraire qui consiste à redistribuer aux paysans démunis des terres en friches possédées par la United Fruit Company moyennant une indemnisation que la société américaine trouve insuffisante et qui s'en plaint auprès du gouvernement américain, lequel envoie, par l'intermédiaire de John Foster Dulles, chef du Département d'Etat (ministère de affaires étrangères) une note de protestation dans ce sens au gouvernement guatémaltèque qui reste inflexible. Malheureusement pour Guzman, le frère de Dulles, Allen, est le directeur de la CIA et siège au conseil d'administration de United Fruit; une réunion a lieu avec les deux frères Dulles et le président Eisenhower pour monter une opération appelée qui a pour but de renverser le président du Guatemala afin de porter au pouvoir une junte militaire, ce qui arrive le 18 juin 1954. Les Américains n'hésitèrent donc pas à plonger pour longtemps un pays dans une violence sociale et politique, tout cela pour de vulgaires et misérables intérêts mercantiles. Noam Chomsky dit, à propos de cette intervention américaine dans une conférence donnée en 1985: "[...] nous nous sommes arrangés pour interrompre, en 1954, une expérience démocratique. Il s'agissait pourtant d'un régime réformiste, capitaliste et démocratique, du type new deal, que notre intervention a permis d'éliminer, laissant à sa place un véritable enfer sur terre, probablement le régime de la période contemporaine le plus proche de l'Allemagne nazie".
A Washington, la peur de voir le communisme gagner l'Amérique latine ne fit que s'accroître après la révolution castriste en 1959 et la tentative soviétique d'installer des missiles à Cuba en 1961, de sorte que la CIA resta particulièrement active en Amérique latine et contribua à la chute en 1973 de Salvador Allende au Chili.
Les Etats-Unis, parce qu'ils incarnaient la défense du monde libre face au communisme, pouvaient se permettre ce genre d'action subversive avec l'approbation tacite du camp occidental, bien qu'il fût en contradiction totale avec les principes démocratiques que cette nation était censée incarner. Mais tout changea le 9 novembre 1989 avec la chute du mur de Berlin.

D'un monde bipolaire à un monde multipolaire

C'est au départ la période néostalinienne (1964-1982) avec Leonid Brejnev qui avait succédé à Nikita Kroutchev à la tête de L'URSS qui fut fatale à ce pays en l'isolant de la grande marche du monde et principalement des évolutions technologiques majeures comme l'informatique. La rigidité propre à la planification de l'économie fit que l'URSS fut dépassée dans ce domaine par le Japon et l'Allemagne. Comme si tout cela n'était pas suffisant, il y eut des affaires de corruption qui gangrenèrent le régime soviétique jusqu'au proche entourage de Brejnev. Son successeur, Youri Andropov, provoqua la crise des euromissiles en déployant des missiles de type SS20 braqués sur l'Europe occidentale et rendant inefficace le bouclier américain. Mais les Américains et leurs alliés déployèrent à l'Ouest les Pershing II pour faire face aux SS20 et des missiles de croisière. La politique agressive d'Andropov est un échec et quinze mois seulement après son arrivée au pouvoir, il meurt, officiellement d'une maladie rénale qui l'avait progressivement affaibli durant son magistère [5]. Son successeur, le valétudinaire Konstantin Tchernenko, un fidèle de Brejnev, après treize mois à la tête de l'Union soviétique meurt le 10 mars 1985 pour être remplacé par Mikhaïl Gorbatchev qui trouve son pays économiquement exsangue, situation aggravée par une course effrénée aux armements dans laquelle les Américains, sous la présidence de Ronald Reagan, l'avait entraîné. Gorbatchev met fin à la stratégie d'affrontement avec l'Occident, propose un nouveau traité de désarmement et instaure en URSS la glasnost (transparence) et la perestroïka (restructuration). Il tente de réformer le système soviétique en profondeur et en l'assouplissant. Seulement, il avait oublié une chose: par définition, un système totalitaire ne peut être libéralisé, si bien que, pensant sauver le régime soviétique, il en fut le syndic de faillite bien malgré lui. C'est alors qu'un vent de liberté commença à souffler dans les pays satellites d'Europe de l'Est, comme ce fut le cas avec la Hongrie qui démantela le rideau de fer le 2 mai 1989 sur sa frontière avec l'Autriche. Mais l'évènement majeur cette année-là fut sans conteste la chute du mur de Berlin, ville où avait commencé la Guerre froide avec le blocus de 1948 et qui se termina le 9 novembre 1989 à la grande surprise des chancelleries occidentales qui n'avaient rien vu venir et pour cause: Suite à une annonce du gouvernement de la RDA (Allemagne de l'Est) autorisant toute personne à se rendre à l'étranger, plusieurs milliers de Berlinois se dirigèrent vers le mur et le franchirent, les policiers est-allemands les laissant passer sous la pression de la foule qui entama la destruction du "mur de la honte". Pour Ronald Reagan, qui terminait son deuxième mandat comme président des Etats-Unis, ce fut l'apothéose: l'ours soviétique était abattu, l'échec du communisme était consommé face au système démocratique et libéral dont il s'était fait le champion. Pourtant, un des collaborateurs de Gorbatchev eut cette phrase prémonitoire en disant à ce dernier: "Nous venons de jouer un sale tour aux Américains: nous les avons privés d'ennemi".

Les attentats du 11 septembre 2001: quand le complot n'est plus une théorie

Les conséquences de la glasnost et de la perestroïka ne se limitèrent pas à l'Europe de l'Est: au cours de l'automne 1991, les républiques qui formaient l'Union soviétique proclamèrent tour à tour leur indépendance, si bien que l'URSS fut dissoute et la CEI (communauté des états indépendants) fut créée par le traité de Minsk, le 8 décembre 1991. Boris Eltsine succéda à Gorbatchev pour devenir le premier président de la Russie postsoviétique le 21 décembre 1991. Il fit brutalement basculer son pays dans l'économie de marché et procéda à des privatisations massives, faisant passer des pans entiers de l'économie entre des mains occidentales, ce qui permit aux compagnies américaines d'accéder au pétrole russe. La situation chaotique des années Eltsine entraîna pour la Russie, totalement absorbée par ses problèmes intérieurs, un retrait momentané de la scène diplomatique internationale et un désengagement vis-à-vis des pays qu'elle soutenait, comme Cuba, l'Egypte et l'Irak, au profit des Etats-Unis, surtout après la deuxième Guerre du Golfe (1990-1991). Le 31 décembre 1999, Eltsine démissionne et c'est Vladimir Poutine qui assure l'intérim pour être élu au premier tour président de la Fédération de Russie le 26 mars 2000 avec 52,2% des suffrages et pour être réélu en mars 2004 avec une majorité de 72,2 %. Poutine a procédé à une véritable remise en ordre de son pays, restauré l'autorité de l'Etat, restructuré l'économie et a permis à la Russie de retrouver sa place dans le concert des nations. Les Américains n'en furent pas ravis, et c'est pourquoi ils inaugurèrent une nouvelle stratégie, celle des "révolutions de couleur" qui désignent une série de mouvements qui se sont développés dans les pays postcommunistes d'Europe centrale et orientale, et d'Asie centrale. Après la dissolution de l'URSS et la création de la CEI, les anciennes républiques soviétiques étaient toujours gouvernées par les mêmes potentats dont l'autoritarisme était de moins en moins supporté par les populations. Il se développa donc des mouvements non-violents qui adoptèrent une fleur ou une couleur comme symbole et réclamèrent la démocratie et une plus grande indépendance vis-à-vis de Moscou. Ces révolutions sont conduites par des organisations non gouvernementales et des étudiants; elles suivent toujours le même scénario: on conteste le résultat des élections en organisant de grandes manifestations jusqu'à contraindre le dirigeant honni à partir. Ce scénario a parfaitement fonctionné en Géorgie en 2003 avec la révolution des Roses qui chassa du pouvoir Edouard Chevardnadze, l'ancien ministre des affaires étrangères de Gorbatchev, au profit de Mikheil Saakachvili, élu président en 2004. Ce fut également un succès en Ukraine (révolution Orange de 2004) avec l'élection de Viktor Iouchtchenko. L'une des caractéristiques de ces dirigeants issus de ces révolutions de couleur est d'être pro-occidentaux donc favorables aux Etats-Unis qui ne se privèrent pas de financer ces mouvements à travers des fondations comme l'Open Society de George Soros ou des organisations (certaines financées par le gouvernement américain) assurant une formation et des cours de stratégie aux révolutionnaires en herbe. Pour les Américains, l'objectif est double: d'une part, isoler diplomatiquement et militairement la Russie, d'autre part accéder plus facilement au pétrole de la mer Caspienne par la mise en place d'un oléoduc passant par la Géorgie pour contourner la Russie. L'administration Bush maintient contre vents et marées une vision antagoniste avec la Russie qui, pourtant, s'est débarrassée de son impérialisme et ne désire rien d'autre que reprendre ses marques sur son propre continent. Le monde bipolaire a vécu, la vision des stratèges américains est bouleversée, surtout au Moyen-Orient où les Etats-Unis étaient confrontés aux pays qui leur étaient favorables (Israël, Turquie, Arabie) et ceux soutenus par l'Union soviétique (Egypte, Syrie et Irak). Il leur fallait donc trouver un "méchant" contre qui se battre, et ce fut le terrorisme islamiste qui trouva son apothéose avec les attentats du 11 septembre 2001.

Il n'est pas inutile de rappeler que les tours jumelles firent l'objet d'un attentat le 26 février 1993 par une cellule terroriste islamiste avec une camionnette garée dans un parking souterrain de la tour nord et bourrée d'explosifs, faisant 6 morts et 1042 blessés. Cet attentat était à la portée d'un petit groupe et analogue dans son mode opératoire à ceux qui s'étaient déjà produits au Moyen-Orient. Ses auteurs furent arrêtés et son origine islamiste ne fit aucun doute. Les autorités américaines en tirèrent argument pour l'origine des attentats de 2001. Et à ce propos, circule sur internet l'idée que le Mossad, le service secret israélien, serait derrière ces attentats. Ceux qui avancent cette hypothèse farfelue feraient bien de lire le livre de Gordon Thomas, Histoire secrète du Mossad pour se rendre compte que ce service secret concentre ses activités sur le renseignement et les assassinats ciblés. Et pour quel motif le Mossad l'aurait-il fait et contre un pays qui est le plus fidèle allié d'Israël? De toute façon, il est impossible pour un service secret quel qu'il soit de monter dans un pays étranger des attentats d'une telle ampleur. Ce genre de théorie dessert tous ceux qui comme nous contestent la version officielle des attentats du 11 septembre et dont les partisans ont beau jeu de crier à la théorie du complot. Alors qu'il suffit d'examiner tous les faits qui nous sont connus pour, à la manière d'un magistrat, instruire le dossier des attentats du 11 septembre et y trouver, à défaut de preuves, un faisceau de présomptions accablant pour les autorités américaines, de sorte que ce crime abominable ne peut être que le fruit d'un complot interne. Comment est-ce possible? Comment un gouvernement démocratique peut-il sacrifier la vie de 2993 de ses concitoyens pour servir ses desseins politiques? Pour essayer de répondre à ces questions, il nous faut remonter dans le temps, le 17 janvier 1961 très précisément; ce jour-là, le président américain, Dwight David Eisenhower, prononça un discours d'adieu, trois jours avant de céder le pouvoir à son successeur, John Fitzgerald Kennedy et dans lequel il tint ces propos surprenants: "Cette conjonction d'une immense institution militaire et d'une grande industrie de l'armement est nouvelle dans l'expérience américaine. Son influence totale, économique, politique, spirituelle même, est ressentie dans chaque ville, dans chaque Parlement d'Etat, dans chaque bureau du Gouvernement fédéral. Nous reconnaissons le besoin impératif de ce développement. Mais nous ne devons pas manquer de comprendre ses graves implications. Notre labeur, nos ressources, nos gagne-pain... tous sont impliqués ; ainsi en va-t-il de la structure même de notre société. Dans les assemblées du gouvernement, nous devons donc nous garder de toute influence injustifiée, qu'elle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro-industriel. Le risque potentiel d'une désastreuse ascension d'un pouvoir illégitime existe et persistera. Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertés et nos processus démocratiques. Nous ne devrions jamais rien prendre pour argent comptant. Seule une communauté de citoyens prompts à la réaction et bien informés pourra imposer un véritable entrelacement de l'énorme machinerie industrielle et militaire de la défense avec nos méthodes et nos buts pacifiques, de telle sorte que sécurité et liberté puissent prospérer ensemble".
Les craintes d'Eisenhower étaient justifiées car un groupe d'officiers jusqu'au-boutistes, sous la direction du Général Lyman L. Lemnitzer (chef d'état-major interarmes), conçut en 1962 un projet d'opération militaire sous un faux drapeau (false flag), l'opération Northwoods . Ce projet prévoyait entre autres, l'attaque de la base de Guantanamo par des soldats revêtus d'uniformes cubains, une campagne d'attentats terroristes contre la communauté cubaine à Miami pour les attribuer au régime castriste, et, ce qui nous intéresse ici, un faux attentat aérien: il était prévu d'embarquer des étudiants en vacances dans un avion d'une compagnie charter appartenant en fait à la CIA à destination de Cuba et à mi-parcours, on faisait descendre cet avion à basse altitude pour échapper aux radars et on lui substituait un drone (avion sans pilote). Les étudiants atterrissaient sur un aéroport discret tandis que la destruction du drone s'effectuait par télécommande, non sans avoir au préalable diffusé par radio un faux message de détresse faisant état d'une attaque de chasseurs cubains. L'opération Northwoods avait pour but de justifier une guerre contre Cuba auprès de l'opinion publique américaine et internationale. Ce projet fut rejeté par le président Kennedy, le général Lemnitzer limogé et Allen Dulles perdit son poste de directeur de la CIA.
Il s'agissait bien là d'un complot, non d'un fantasme "conspirationniste". Mais l'idée de faire ce genre de coup tordu ne s'arrêta pas avec le rejet de l'opération Northwoods. On la retrouve, d'une manière dissimulée, dans un rapport publié en 2000 par un think tank (cercle de réflexion) néoconservateur, Project for the New American Century (Projet pour le Nouveau Siècle Américain, ). Cet ouvrage, Reconstruire les défenses de l'Amérique (Rebuilding America's defenses) préconise une suprématie militaire des Etats-Unis dans le monde. Ses auteurs considèrent que ce qui est bon pour l'Amérique l'est également pour le reste du monde, l'objectif du PNAC, comme son intitulé l'indique, n'étant rien d'autre que de maintenir au XXIe siècle cette suprématie des Etats-Unis acquise en 1945. Cette conception exprime bien une réalité qui s'est confirmée depuis: Les Etats-Unis veulent d'autant plus exercer une suprématie militaire sur le monde qu'ils n'en ont plus les moyens économiques, ultime aveu d'impuissance face à une planète devenue trop vaste et trop complexe pour leur pensée trop manichéenne. Le PNAC est un think tank néoconservateur dont l'intérêt serait limité s'il ne comprenait pas parmi ses membres Dick Cheney, Donald Rumsfeld et Paul Wolfowitz qui furent respectivement vice-président, secrétaire d'Etat à la Défense et secrétaire adjoint à la Défense sous la présidence de Georges W. Bush. Mais revenons au rapport du PNAC pour y trouver cette phrase: " De plus, le processus de transformation, même s'il apporte un changement révolutionnaire, sera probablement long en l'absence d'un événement catastrophique et catalyseur - comme un nouveau Pearl Harbour". Tout cela rend de plus en plus vraisemblable la thèse du complot interne (inside job) pour les attentats du 11 septembre. D'abord, comment se fait-il qu'on n'ait pas trouvé les coupables de ces attentats? Pourquoi George W. Bush s'est-il fait tirer l'oreille pour créer une commission d'enquête sur les attentats du 9/11 pour ensuite y témoigner en refusant de prêter serment? Il serait fastidieux d'énumérer tous les éléments de cette affaire, aussi nous bornerons-nous à n'en évoquer que les principaux:


- La tour 7 fut détruite alors qu'aucun avion ne l'avait percutée et la commission d'enquête sur les attentats du 9/11 l'a complètement ignorée! Quand on sait que ce bâtiment abritait un bureau de la CIA, du département de la Défense, et de la SEC (Securities and Exchange Commission) où se trouvaient les archives comme les fraudes concernant Enron et de WorldCom, on se dit que cela ressemble fort à de la destruction de preuves.
- Les tours jumelles et la tour 7 s'écroulent pratiquement à la vitesse de la pesanteur et ce résultat ne peut être obtenu que par une démolition contrôlée comme l'ont montré des analyses des poussières révélant la présence de nanothermite , explosif détenu seulement par les militaires. L'incendie provoqué par les avions n'ont pas pu les détruire: le 13 février 1975, un incendie se déclara au onzième étage de la tour Nord et se propagea aux étages supérieurs où le feu fut toutefois vite maîtrisé, l'incendie principal ayant été éteint après plusieurs heures et la structure de la tour ne fut aucunement endommagée. Et on veut nous faire croire que la tour Sud qui fut percutée par le deuxième avion à 9h03 a pu s'effondrer 56 minutes plus tard du seul fait de l'incendie consécutif à la collision? Les autorités américaines ont voulu réinventer les lois les plus élémentaires de la physique, en dépit de nombreux témoignages faisant état d'explosions à l'intérieur des tours et comme le montrent les vidéos tournées par les grandes chaînes américaines si on prend la peine d'en grossir les images. Elles montrent également le deuxième avion juste avant l'impact avec la tour Sud, et on y observe un renflement sous le fuselage, à la racine de l'aile, chose qu'on ne trouve pas sur un avion civil mais sur un avion militaire. Un témoin, interrogé par une des chaînes américaines, dit qu'il pensait que c'était un avion cargo parce qu'il ne comportait pas de hublots.[6] On n'a jamais retrouvé les boîtes noires de ces avions pour la simple raison qu'ils n'en avaient pas et que c'étaient probablement des drones.
- Les enregistrements des communications entre les contrôleurs aériens et les avions concernant la journée du 11 septembre ont été systématiquement détruits.
- Les autorités se sont empressées d'expédier en Asie les carcasses métalliques des tours jumelles, avant que la police scientifique n'ait pu opérer. En plus de la nanothermite, on y aurait sûrement trouvé du que certains experts rendent responsable du métal fondu que l'on a découvert dans les fondations des tours jumelles. Surprenant quand on sait les Américains très pointilleux sur la procédure judiciaire et que cela concerne la plus grande scène de crime du monde.
- Aucune trace d'un Boeing 757 ayant frappé le Pentagone dont la pelouse était restée intacte.
- A Shanksville, (Pennsylvanie), le lieu où le prétendu vol 93 était censé s'écraser, le coroner (médecin légiste) ne trouva aucun corps et constata que le trou créé par l'impact ne mesurait environ que six mètres sur trois et dit que c'est comme si on avait jeté de la ferraille du ciel.
- Quant aux communications téléphoniques qui auraient eu lieu entre des passagers du vol 93 et leurs proches, on sait que c'était techniquement impossible, les téléphones portables ne passant pas à 10000 mètres d'altitude.

Al-Qaïda ou le mythe du terrorisme international


Pour plus de détails et de faits accablants pour les autorités américaines, il faut se reporter à l'article de Robert Bridge paru sur le site Russia Today et dont on peut lire une traduction en français .
En fait, la vraie théorie du complot est celle fournie par l'administration Bush, le terrorisme islamique international avec à sa tête, un Saoudien promu nouveau Fantômas, Oussama ben Laden, dont on sait maintenant qu'il trouva la mort le 13 décembre 2001 au cours d'un accrochage en Afghanistan avec des soldats américains. Malgré cela, l'administration Bush a laissé croire qu'il était encore vivant, en produisant une vidéo grossièrement fabriquée [7] qui n'a trompé personne et en faisant diffuser en novembre 2002 un enregistrement sonore sur Al-Jazeera, la chaîne de télévision arabe du Qatar. La CIA l'a authentifiée et a été ridiculisée quand, en Suisse, les plus grands experts au monde en matière d'identification de la voix ont annoncé que "le message avait été enregistré par un imposteur".[8] Enfin, pour en finir avec ben Laden, rappelons que le FBI ne l'a jamais recherché pour les attentats du 11 septembre.
Pour nous, il n'y a aucun doute, c'est l'administration Bush qui a fait le coup.[9] L'attitude des autorités américaines n'est pas autre chose que celle de criminels qui s'efforcent de dissimuler les preuves de leur forfait tant elles ont accumulé les mensonges les plus éhontés. Encore une fois, nous n'avons pas de preuves mais une intime conviction fondée sur un faisceau de faits qui prend sa signification dès lors que l'on avance la thèse du complot interne. Si les chasseurs de l'US Air Force ont mis beaucoup de temps pour intercepter les avions détournés, c'est qu'on a tout fait pour cela, afin que les pilotes ne découvrent pas qu'en fait ce n'étaient pas des avions de ligne qu'on envoyait sur les tours jumelles. Quant au Pentagone, il peut s'agir soit d'un missile, soit d'un drone de petite taille mais sûrement pas d'un Boeing 757 qui selon la version officielle, s'est "vaporisé"(sic)!
Les évènements qui ont suivi le 9-11 ne font que conforter cette thèse tant ils sont conformes au plan élaboré par le PNAC avec l'invasion de l'Afghanistan en octobre 2001.

Une Amérique mal en point

Al-Qaïda tire son origine d'un groupe islamiste de résistants afghans qui se battaient contre l'armée soviétique et dont Oussama ben Laden devint le leader. Or les Américains soutinrent les groupes islamistes les plus radicaux jusqu'à ce que les Soviétiques retirent leurs troupes d'Afghanistan en février 1989, et à partir de ce moment, cessèrent leur soutien à Al-Qaïda; l'Arabie Saoudite fit de même en 1990. Al-Qaïda devint une organisation djihadiste dont certains membres allèrent combattre en Tchétchénie, au Kosovo et en Bosnie-Herzégovine. Pour les Américains, Al-Qaïda est une hydre terroriste islamique qui a juré la perte des Etats-Unis et de ses alliés occidentaux; ils ont trouvé leur grand méchant loup. Et quand les troupes américaines se mirent à traquer les membres d'Al-Qaïda à Tora-Bora, ils décrivirent leur base comme un bunker creusé dans la montagne abritant une installation digne d'un film de James Bond alors qu'il ne s'agissait que de grottes. Hillary Clinton, Secrétaire d'Etat actuelle, considère toujours Al-Qaïda comme l'ennemi public n°1 alors que c'est devenu une appellation non contrôlée que n'importe quel groupe terroriste peut revendiquer, la véritable organisation étant réduite à néant: " Comme bon nombre de mes collègues professionnels à travers le monde, j'estime, sur la base d'informations sérieuses, d'informations recoupées, qu'Al-Qaïda est morte sur le plan opérationnel dans les trous à rats de Tora Bora en 2002. Les services secrets pakistanais ensuite se sont contentés, de 2003 à 2008, à nous en revendre les restes par appartements, contre quelques générosités et quelques indulgences diverses. Sur les quelque 400 membres actifs de l'organisation qui existait en 2001 (...), il en reste moins d'une cinquantaine, essentiellement des seconds couteaux, à l'exception de Ben Laden lui-même et de Ayman al-Zawahiri, mais qui n'ont aucune aptitude sur le plan opérationnel. Donc moins d'une cinquantaine ont pu s'échapper dans des zones reculées, dans des conditions de vie précaires, et avec des moyens de communication rustiques ou incertains. Ce n'est pas avec un tel dispositif qu'on peut animer à l'échelle planétaire un réseau coordonné de violence politique" [10]. Cela nous conforte dans l'idée que le terrorisme islamique international est une affabulation, puisqu'il est étranger aux attentats du 11 septembre. Il y a bien un terrorisme islamique mais qui en sont principalement les victimes? Les musulmans; quant aux Occidentaux qui les ont subis, ce sont des dommages collatéraux. Il faut être naïf pour dire que les Américains ont échoué dans leur lutte contre le terrorisme puisqu'ils ne sont pas allés en Afghanistan pour cette raison mais pour assurer une présence militaire en installant à la tête du pays le Pachtoune Hamid Karzai, afin d'avoir un contrôle sur l'Iran, élément à prendre en compte lorsque les Etats-Unis envahirent l'Irak le 20 mars 2003. Cette politique de suprématie militaire changea pour le monde la perception qu'ils avaient des Etats-Unis: "L'image d'une Amérique narcissique, agitée et agressive a remplacé, en quelques mois, celle de la nation blessée, sympathique et indispensable à notre équilibre".[11]Par ailleurs, le doute sur Al-Qaïda s'est instauré dans l'opinion car dans une logique terroriste, on pouvait s'attendre à une vague d'attentats faisant suite à ceux du 11 septembre et susceptible de conforter la thèse d'un front islamiste dirigé contre l'Occident; cela ne s'est heureusement pas produit, preuve indirecte d'un terrorisme international fabriqué de toutes pièces par l'administration Bush. Non seulement l'image de l'Amérique s'est dégradée, mais surtout sa politique étrangère est un échec cuisant et a, contrairement au but recherché, entraîné pour elle une perte d'influence dans le monde. Enfin, en faisant voter par le Congrès en octobre 2001 la loi la plus inconstitutionnelle de l'histoire des Etats-Unis, le Patriot Act, George W. Bush porte une grave atteinte à l'image de démocratie qui est attachée à son pays. Les propos d'Eisenhower étaient prémonitoires, le lobby militaro-industriel avec les néoconservateurs a bien mis en danger les libertés et la démocratie.

Les Etats-Unis, n'ayant plus les moyens économiques de leur suprématie militaire, se ruinent pour la maintenir: les crédits américains de défense pour l'exercice 2009-2010 se montent à plus de 660 milliards de dollars (pour un budget fédéral de 3400 milliards, soit 19,4 %), représentent plus de 40% des dépenses mondiales et le double de l'ensemble des pays de l'Union européenne. Ces dépenses militaires créent un déficit budgétaire vertigineux, empêchant le gouvernement fédéral d'investir dans la relance économique. Pire encore, en se focalisant sur une domination militaire dont l'échec est patent, les Etats-Unis n'ont pas vu les autres pays de la planète s'organiser économiquement et politiquement sans eux. Déjà, le 26 mars 1991, avec la signature du traité d'Asuncion par le Brésil, l'Argentine, le Paraguay et l'Uruguay nait le MERCOSUR (marché commun du Sud). Ce fut le prélude à une intégration des douze pays d'Amérique du Sud qui se concrétisa par la création le 23 mai 2008, lors du sommet de Brasilia, de l'UNASUR (Union des nations sud-américaines) avec à terme, un projet d'intégration analogue à celui de l'Union européenne. Les pays émergents qui ne se limitent pas à l'Amérique du Sud entendent bien s'affranchir de la tutelle économique des Etats-Unis: le 16 juin 2009, se tint à Iekaterinenbourg le premier sommet du BRIC, acronyme qui désigne le groupe formé par le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine. Tous ces pays prennent une place croissante dans l'économie mondiale. Nul doute qu'ils vont peser de plus en plus dans les futures réunions du G20. Le caractère multipolaire du monde actuel a de quoi donner le tournis aux dirigeants américains. Autre déconvenue, l'échec final des révolutions de couleur, avec la défaite, après les dernières élections en Ukraine, de Viktor Iouchtchenko au profit de Viktor Ianoukovytch, qui est pro-russe. Quant au président géorgien, Mikheil Saakachvili, il est toujours en place mais sa position est très affaiblie en raison de la guerre d'Ossétie du Sud qu'il a perdue en 2008 face aux troupes russes qui volèrent au secours des Ossètes.
La politique néoconservatrice menée par l'administration Bush pendant huit ans s'est soldée par un bilan désastreux pour les Etats-Unis dont l'actuel président, Barack Obama, doit assumer le lourd héritage et si le retrait des troupes américaines d'Irak semble bien engagé conformément au calendrier, il a décidé de renforcer le contingent américain en Afghanistan. D'où la question: à Washington, où sont prises les décisions concernant la politique étrangère des Etats-Unis? À la Maison Blanche ou au Pentagone? N'en déplaise aux "obamaniaques", le président américain ne sera pas un nouveau Roosevelt, cela se saurait déjà. On aurait pu s'attendre de sa part à une initiative diplomatique après sa prise de fonction, histoire de s'inscrire en faux par rapport à son prédécesseur ; il n'en a rien été. Il semble qu'il n'a pas d'idée en matière de politique étrangère, ce qui fait les affaires des militaires du Pentagone. "La faction néoconservatrice du Parti Républicain qui est convaincue qu'il est du devoir de l'Amérique de se faire le gendarme de la planète et de répandre ses propres valeurs démocratiques, à coups de revolver si nécessaire, incarne pour les États-Unis une nouvelle politique, brutale et radicale. Cette philosophie, après le 11-9, finit par faire peser sur la politique américaine une chape de plomb dont il sera très difficile de se débarrasser dans les années à venir"[12].
1 Emmanuel Todd, Après l'empire, quatrième de couverture, Folio/Gallimard 2004


2 Archives du Département d'Etat des Etats-Unis citées par le Daily Telegraph, édition du 19 septembre 2000


5 D'aucuns pensent qu'Andropov a été empoisonné. Dans ce cas, aurait-on voulu se débarrasser de lui suite à l'échec cuisant de sa politique étrangère ou parce qu'en tant qu'ancien chef du KGB qu'il dirigea de 1967 à 1982, il fit mettre en prison des dignitaires du régime convaincus de corruption et avait des dossiers sur eux? En attendant, nous n'avons aucun élément accréditant cette hypothèse.


6 Ce témoignage est cité dans le documentaire de Dylan Avery, Loose Change 2nd Edition (voir video plus bas)


8 Il s'agit précisément des experts de l'IDIAP Research Institute de Martigny en Suisse


9 Cette thèse fait l'objet d'un tabou en Europe et surtout en France parce qu'elle remet en cause de manière radicale la vision "Oncle Sam" de l'Amérique, avec tout ce que cela suppose de bienveillance de sa part. Même Emmanuel Todd, dans son livre, Après l'empire, se référant à la période des Trente Glorieuses, parle d'une Amérique "débonnaire", contrairement à ce que nous avons démontré plus haut. La thèse du complot interne est ouvertement exprimée aux Etats-Unis même, alors qu'en France, celui qui oserait l'avancer dans un quelconque média ferait l'objet d'une sorte de procès en sorcellerie. Il suffit de voir la réaction hystérique des "journalistes" français appartenant aux grands médias dès que l'on remet en cause si peu que ce soit la version officielle des attentats du 9-11. Ils taxent celui qui s'y livre de "conspirationnisme", ce qui revient pour lui à se faire traiter d'imbécile par des idiots...


10 Propos tenus par Alain Chouet, chef du Service de renseignement de sécurité à la DGSE de 2000 à 2002, dans le cadre d'un colloque qui s'est tenu au Sénat le 29 janvier 2010 sur le thème: "le Moyen-Orient à l'heure du nucléaire", et répondant à la question: "Où en est Al-Qaïda"?


11 Emmanuel Todd, Après l'empire, p.17, Folio/Gallimard 2004


12 Robert Bridge, 911 raisons pour lesquelles le 9/11 fut (probablement) un complot interne. Source: Russia Today


11/9: l'Amérique découvre laVérité à laTV (11 septembre 2001
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Le film qui a permis à des millions de gens de redécouvrir le 11 septembre 2001.

Invité le 28 mai 2009 sur le plateau de la chaîne de télévision américaine KMPH Fox 26 du groupe FOX TV, l'architecte et spécialiste des structures en acier Richard Gage y expose en direct les preuves de démolition contrôlée des tours du World Trade Center. Saisissant !

Si ce film transforme en thèse certaines de ses hypothèses, il a le mérite d'informer, de poser des questions légitimes et de mettre en exergue les principales zones d'ombres autour de ce drame.

L'un des tous meilleurs films documentaires jamais réalisés à ce jour sur le 11-Septembre ! il raconte la longue bataille des familles de victimes contre les grandes puissances de Washington pour les contraindre à la mise en place d'une commission d'enquête ... Purement factuel et émouvant, "9/11 Press For Truth" met à jour de nombreux mensonges officiels, fraudes et défilements.

Le professeur David Ray Griffin démonte, non sans humour et en faisant preuve de la plus grande rigueur intellectuelle, les mythes les plus criants sur lesquels repose la version "officielle" des événements du 11 septembre 2001.


LE POUVOIR DES CAUCHEMARS (11 septembre 2001 / terrorisme)
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Le Pouvoir des Cauchemars " ("The Power of Nightmares") est un documentaire produit par la BBC qui s'applique à démontrer qu'Al-Qaida n'existe pas et que l'idée d'une menace terroriste globale est un pur fantasme. Un documentaire édifiant qui explique comment et pourquoi ce fantasme fut créé, qui en bénéficie, et pourquoi il résiste si bien à l'épreuve du temps.
Réalisé par Adam Curtis, qui est reconnu comme étant le meilleur documentariste en Grande Bretagne, " Le Pouvoir des Cauchemars " a reçu plusieurs prix et fut présenté " hors compétition " au festival de Cannes 2005.
Dans sa version intégrale, " Le Pouvoir des Cauchemars " dure près de 3 heures et remonte aux origines de l'islamisme et du néo-conservatisme. Il fut initialement diffusé sur BBC2 en octobre 2004, découpé en une série de 3 épisodes. Nous vous proposons ici un montage de ce documentaire, d'une durée de 32 minutes.
Sur le même thème, nous vous recommandons de visionner le discours d'Alain Chouet - ex-directeur du Service de renseignement de sécurité à la DGSE - lors d'une table ronde qui s'est tenue au Sénat le 29 janvier 2010. Alain Chouet y démystifie le concept "Al-Qaida", de manière certes moins radicale que ne le fait le documentaire de la BBC, mais tout aussi accablante (cf vidéo suivante)

L'intégrale du discours d'Alain Chouet au Sénat
envoyé par ReOpen911. - L'info internationale vidéo.
Lors d'une table ronde qui s'est tenue au Sénat le 29 janvier 2010 sur le thème "Où en est Al-Qaida", Alain Chouet - ancien directeur du Service de renseignement de sécurité à la DGSE - démystifie le concept "Al-Qaida" et dresse un tableau sans concession des réponses inadaptées et autres instrumentalisations faites par les pays occidentaux, sans pour autant dédouaner les dangers de l'extrémisme islamiste. Un discours passionnant et sans langue de bois qui se situe à des années-lumières du discours officiel sur le 11-Septembre et la "nébuleuse al-Qaida" que les médias relayent depuis bien trop de temps. Vous vouliez savoir ce que pensent nos "espions" d'al-Qaida ? Accrochez-vous, les masques tombent.
Alain Chouet est un officier de renseignement français. Il a notamment occupé les fonctions de chef du bureau de coordination des recherches et opérations anti-terroristes (1980-1985) et celles de Directeur du Service de renseignement de sécurité à la Direction générale de la Sécurité extérieure (2000-02). N.B. Le "Service de renseignement de sécurité" est la branche anti-terroriste de la DGSE.
PLUS D'INFO sur www.REOPEN911.info
Le site français sur les attentats du 11 Septembre


A propos du réalisateur : Adam Curtis a reçu le prix de la persistance du regard du Golden Gate au San Francisco International Film Festival (2005), et le Alan Clarke Award (2006). Il enseigna les sciences politiques à l'université d'Oxford avant de se lancer dans une carrière à la télévision.
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Le site français sur les attentats du 11 Septembre


FR National Security Alert Le Pentagone - 11 septembre 2001
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National Security Alert, l'enquête du Citizen Investigation Team sur l'attaque du Pentagone, le 11 septembre 2001. Les témoignages patiemment recueillis par Craig Ranke et son associé Aldo Marquis prouvent que l'avion n'a pas frappé mais survolé le bâtiment.
http://www.citizeninvestigationteam.com/index.html ///// http://thepentacon.com
Traduit par Kropotkine, Ikky et Winston.


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