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Les Cachoux de Toulouse

Par Hubjo @conseilresto

Les Cachoux de Toulouse

Cachous de Toulouse

Dès le XVIIe siècle, les cachous se vendaient un peu partout en Europe. Ils étaient très appréciés car ils parfumaient l’haleine et avaient certaines vertus médicinales. Ces dernières années, ces petits bonbons noirs ont connu un vrai succès commercial grâce à la publicité.


Rappel historique
:
Pendant très longtemps, la précieuse gomme était commercialisée par les apothicaires et les médecins la prescrivaient à leurs malades. En effet, les cachous étaient excellents pour les dents et l’estomac. Pour remédier aux problèmes de gorge, de voies respiratoires, mais aussi d’hygiène dentaire et buccale de sa clientèle, un pharmacien, Léon Lajaunie, eut l’idée de changer la recette dès 1880. En 1890, il décida de commercialiser ses cachous en faisant de la publicité grâce à des affiches en métal émaillé.


Ses origines
:
Ce petit bonbon provient de l’Areca catechu appelé aussi palmier à bétel, un arbre originaire des Indes orientales. Pour obtenir des cachous, on extrait de la noix d’arec, une gomme brune rougeâtre. Cette substance astringente résineuse est mise à bouillir dans de l’eau et filtrée. Après évaporation, on peut voir apparaître le cachou. C’est le suc résineux de l’arec, mélangé à de l’ambre et du musc, qui est à l’origine du cachou.
Petite anecdote :
Les frères Sirven reprirent l’affaire et vendirent les «Cachou Lajaunie» dans les bureaux de tabac. En 1930, la première publicité animée arriva sur les écrans de cinéma. Depuis, les cachous Lajaunie, connurent un véritable succès commercial. Ils devinrent le produit emblématique de la ville de Toulouse. La composition et la boîte métallique du cachou n’ont jamais été modifiées.
Secrets de fabrication :
Léon Lajaunie, à l’origine, utilisa plusieurs catégories de réglisse qui étaient trempées, fondues et brassées. Il y ajouta du sucre, de l’amidon, du lactose, de la gélatine aromatisée et de la poudre de cachou. Après refroidissement, il incorpora à la pâte de la poudre d’iris, de la résine de lentisque et de l’essence de menthe anglaise. Par la suite il aplatit, étira et étala le mélange sur un marbre huilé sur une épaisseur d’environ un millimètre. Il couvrit les deux surfaces avec des feuilles d’argent, laissa sécher à l’étuve et découpa la pâte en grains carrés avant de les vernir avec un mélange de benjoin et de graines de mastic.

Doc: Le Sucre


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