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Un poison violent : Avant Première

Par Ffred
Un poison violent : Avant Première Un poison violent : Avant Première
L'histoire
Cet été-là, tout change pour Anna. A son retour de l’internat, elle découvre que son père a quitté la maison. Sa mère, effondrée par cet abandon, trouve refuge auprès du jeune prêtre du village. Anna se raccroche à son grand-père, tendre et fantaisiste. Elle prépare aussi sa confirmation, dernière étape dans sa vie de croyante. Mais la naissance de son désir pour Pierre, un garçon libre et solaire, la fait vaciller. Une part secrète d’elle même cherche à se donner corps et âme, à Dieu ou à quelque chose d’autre…
Stefano Cassetti et Clara Augarde. Sophie Dulac Distribution Lio et Clara Augarde. Sophie Dulac Distribution Michel Galabru. Sophie Dulac Distribution
Mon avis
Voilà un joli premier film qui ne marquera pas les esprits mais qui n'est pas sans charmes. Un côté assez touchant. Il m'a rappelé pas mal de choses. Ce passage de l'adolescence où l'on se bat avec les premiers désirs et la religion que la famille essaie de nous imposer. Au même âge à ma confirmation j'ai aussi perdu la foi, ou plutôt j'ai compris que je ne l'aurai jamais. De plus c'est tourné dans ma région d'origine le Finistère sud, et cela m'a rappelé bien des vacances de l'enfance. Un côté sentimental donc. Pour revenir au film, c'est réalisé avec soin, tact et sensibilité. Comme on dit en surface tout est calme mais chaque personnage est en ébullition intérieure jusqu'au prêtre donc la foi vacille pas mal aussi. Le défaut est que tout cela reste bien lisse. Comme si la jeune réalisatrice avait eu peur de se lâcher. On est bien loin de la fièvre de Hadewijch par exemple. L'interprétation est quant à elle sans faille. La jeune Clara Augarde pour son premier film tient bien la distance face à des acteurs confirmés. Lio s'en sort bien en mère de famille provinciale catho, même si on ne l'attendait pas forcément là. Les très beaux et très sexy Stefano Cassetti et Thierry Neuvic ne gâchent pas le tableau. Le monument Michel Galabru égal à lui-même, chacune de ses apparitions est un régal dans un film qui peut paraitre long voir austère.
Katell Quillévéré pour son premier film a peut être choisi un thème un peu ardu qui aurait mérité d'être plus approfondi et traité avec plus de rigueur. Le tout reste trop léger et superficiel par rapport à l'idée de départ. Malgré tout j'ai passé un bon moment sans ennui et qui m'a replongé dans ses années d'adolescence que l'on ne regrette pas vraiment...
Clara Augarde. Sophie Dulac Distribution

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