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DISTRICT 9 de Neill Blomkamp

Par Djswan23

DISTRICT 9 de Neill Blomkamp
DISTRICT 9 de Neill Blomkamp (Nouvelle Zélande, États-Unis / 2009)
Genre : SF
Durée : 110mn
Acteurs : William Allen Young, Robert Hobbs, Sharlto Copley, Kenneth Nkosi, Jason Cope

Résumé : Il y a trente ans, des extraterrestres entrèrent en contact avec la Terre… Les humains avaient tout imaginé, sauf ce qui se produisit. Les extraterrestres n’étaient venus ni nous attaquer, ni nous offrir un savoir supérieur. Ces visiteurs d’au-delà des étoiles étaient des réfugiés, les derniers survivants de leur monde. Ils furent temporairement installés dans le District 9, en Afrique du Sud, pendant que les nations du monde se querellaient pour savoir quoi en faire. Depuis, la gestion de la situation a été transférée à la MNU (Multi-National United), une société privée qui n’a pas grand-chose à faire du sort de ces créatures, mais qui fera d’énormes bénéfices si elle arrive à faire fonctionner leur extraordinaire armement. Jusqu’à présent, toutes les tentatives ont échoué : pour que les armes marchent, il faut de l’ADN extraterrestre…

Avis : 8,5/10
Excellent film de SF/action étourdissant : effets spéciaux excellents, réalisation menée tambour battant (presque sur le mode du documentaire de guerre, on n’a pas une seconde pour respirer), des scènes d’action splendides, un héros énorme, et en plus, du fond, distillé çà et là durant tout le film.
Niveau style, donc, c’est vif, tranchant, extrêmement spectaculaire, mais jamais bêtifiant à la « Independance Day ». Le rapport entre les personnages principaux, leur évolution, est toujours au cœur des scènes d’action (même les plus hystériques).
Quant au perso principal c’est un anti-héros fini, pas sexy du tout, lâche, vil, bête… anti-hollywoodien au possible, il est le cœur du film.
Niveau fond : le film part d’une métaphore sur l’apartheid pour se diriger avec fracas vers la série B (action, humour noir), et exploiter, à force d’emprunts/hommages jouissifs au genre de l’horreur (notamment la Mouche, de Cronenberg), le registre de la Métamorphose, Kafkaïenne en diable, durant laquelle ce héros bureaucrate et infect ne devient finalement humain qu’après avoir perdu son humanité… physiquement, dans sa chair, et dans la douleur !

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