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IRÈNE NÉMIROVSKY – « Il me semble parfois que je suis étrangère… » du 13 octobre 2010 au 8 mars 2011 au Mémorial de la Shoah

Publié le 03 août 2010 par Sandrine Joseph @sandrinejoseph

IRÈNE NÉMIROVSKY – « Il me semble parfois  que je suis étrangère… » du 13 octobre 2010 au 8 mars 2011 au Mémorial de la ShoahNée en Ukraine à Kiev en 1903, Irène Némirovsky est élevée dans l’amour de la culture française. Chassée de Russie avec sa famille par la révolution bolchevique, elle séjourne un an en Finlande puis gagne Paris. À dix-huit ans, elle publie ses premiers contes, puis elle se marie et, en novembre 1929, devient mère. Un mois plus tard paraît David Golder, un roman controversé traduit dans le monde entier et porté à l’écran, qui fait sa renommée. Une dizaine de romans et de nombreuses nouvelles suivront, dictés par l’héritage familial, le souvenir d’être russe, l’étrangeté d’être juive, la volonté d’être française, puis la nécessité de faire vivre son foyer à l’heure des premières lois antijuives. Convertie au catholicisme en 1939, réfugiée en 1940 avec sa famille dans un village de Bourgogne sans avoir pu acquérir la nationalité française, elle est arrêtée en 1942 par la police, puis déportée à Auschwitz où elle est assassinée, sans avoir pu achever Suite française, un roman en cinq parties dont deux seules seront publiées en 2004.

Cette exposition lui rend hommage, portrait d’une femme et d’un écrivain au-delà du succès posthume de son dernier roman Suite française. Reprenant une partie de la présentation réalisée par le Museum of Jewish Heritage de New York avec l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine (IMEC) qui conserve la plupart de ses archives, l’exposition présente l’oeuvre d’Irène Némirovsky dans toute sa complexité et révèle son travail acharné jusqu’aux derniers jours de sa vie, à travers un grand nombre d’archives originales jamais présentées au public : l’enregistrement de la voix d’Irène Némirovsky, ses premiers poèmes russes et premiers textes en français, son journal d’écrivain sous l’Occupation, les manuscrits de David Golder et de Suite française… Une oeuvre et un destin qui témoignent comme peu d’autres, non sans contradictions, du désarroi croissant des Juifs et des étrangers dans la France des années 30.


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