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"Guerre et Paix¨ de Tolstoï sur la Cinq

Par Mango
Ce soir , je ne manquerais pour rien au monde la première partie de Guerre et Paix qui passe sur la cinq 
Un film de Robert DornhelmBrendan Donnison, avec comme acteurs principaux : Greg MullavyBettye AckermanErnest Harada
Début du XIXe siècle. Napoléon conduit sa Grande Armée en Russie et la vie continue à Moscou. Le comte Rostov s'apprête à célébrer la fête de sa fille Natacha. Véritable garçon manqué, la jeune femme supporte difficilement le corset que sa mère l'oblige à porter. Là, se coisent le prince André Bolkonski et sa femme Lise, enceinte ; Pierre, le fils illégitime du comte Bezoukhov ; Maria Dmitrievna, la tante de Natacha ; et enfin Nicolas Rostov et sa cousine Sonia, follement épris, l'un de l'autre. Au cours du bal, un messager délivre un pli annonçant l'entrée en guerre de la Russie aux côtés de l'Autriche. Les hommes s'en réjouissent, les femmes s'en inquiètent
Je donnerai mes impressions quand ce sera terminé! 
Edit de 22H30
C'est déjà terminé! Je le regrette! Je retiendrai surtout la belle reconstitution de la bataille d'Austerlitz. Le cinéma se prête bien aux grands mouvements de troupes en uniformes. J'ai moins aimé les gros plans pris au cœur des combats.. Les bals et les réceptions mondaines aussi ont réussi à me séduire mais je n'ai pas aimé le jeu des acteurs et surtout des actrices,  trop excessif à mon goût.
N'empêche, je ne manquerai pas le deuxième épisode lundi prochain.  
Première page du livre qui s'ouvre par un paragraphe en français ( en bleu et en noir quand il s'agit du russe) comme s'il s'agissait d' un hommage à cette langue  parlée par les bonnes sociétés de l' époque dans toute l'Europe
-"Eh bien, mon prince! Gênes et Lucques ne sont plus que des apanages, des propriétés de la famille Buonaparte! Non je vous préviens  que si vous ne me dites pas que nous avons la guerre, si vous vous permettez encore de pallier toutes les infamies, toutes les atrocités de cet Antéchrist (ma parole, j'y crois), je ne vous connais plus, vous n'êtes plus mon ami., vous n'êtes plus mon fidèle serviteur, comme vous dites.  Allons , bonjour, bonjour. Je vois que je vous fais peur, asseyez-vous et racontez
C'est ainsi qu'en juin 1805,  la fameuse Anna Pavlovna Scherer, demoiselle d'honneur et favorite de l'impératrice Maria Fedorovna, accueillit le prince Basile, un haut personnage, arrivé le premier à sa soirée. Anna Pavlovna toussait depuis plusieurs jours, elle avait la grippe, disait-elle. (grippe était alors un terme nouveau et rares étaient ceux qui en usaient): Les billets qu'un valet en livrée rouge avait distribués le matin même étaient libellés ainsi:
"Si vous n'avez rien de mieux à faire, M;le Comte (ou mon prince), et si la perspective de passer la soirée chez une pauvre malade ne vous effraye pas trop, je serai charmée de vous voir chez moi entre sept et dix heures. Annette Scherer."
- Dieu, quelle virulente sortie! répondit le prince nullement troublé par cet accueil. Il arborait sur son uniforme de cour brodé des plaques de divers ordres, portait bas de soie et escarpins, et son visage plat respirait la bienveillance.
Il s'exprimait en ce français raffiné que parlaient nos grands-parents, dans lequel même ils pensaient, et sa voix avait les inflexions douces et protectrices propres aux gens qui ont vieilli dans les milieux du monde et de la cour et y ont exercé de hautes fonctions. Il s'approcha d'Anna Pavlovna, lui baisa la main en inclinant sa tête chauve, luisante et parfumée, puis s'assit sans hâte sur le divan. ". 

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