A peine avais-je posé mes valises vénitiennes que je repartais chargée de valises bretonnes.
Un séjour que je n'ai pas bien su mettre à profit ,je me suis laissée dériver du Cap Fréhel à Cancale en empruntant des chemins de traverse.
J'en suis rentrée un peu déçue ce qui est rare chez moi qui trouve toujours mon bonheur dans des petits riens,et finalement en regardant de nouveau mes photos je me dis qu'il en reste quand même des choses sympathiques.
Comme ces promenades sur le sentier du littoral de la pointe de la Garde-Guerin,
,sentiers bordés de fleurs
aux détours desquels tout à coup une vue à couper le souffle
vous fait face,les mouettes omniprésentes
qui m'en font voir de toutes les couleurs,mais je les aurai,je les aurai un jour...
J'ai visité deux jardins un qui vraiment ne m'a pas beaucoup enthousiasmée alors qu'elle en avait fait un très joli billet ,mais je sais pourquoi je n'ai pas été sous le charme à l'inverse de celui d'Argences eh bien justement là tout et n'importe quoi y est planté et c'est ce que je n'ai pas aimé.
Un autre qui je pense mérite un billet à lui seul celui de Montmarin,un avant-goût avec cette fleur de romneya coulteri
.En arrivant vers Cancale cet arbuste m'a de nouveau interpellée je me demande si ce n'est pas cette plante dont elle nous avait parlé ,la fleur est différente c'est vrai
j'en ai croqué quelques feuilles ,qui n'avaient pas vraiment un goût d'huitres ,vous devez vous dire elle est complètement folle,un jour elle finira aux urgences,que voulez-vous j'ai le goût du risque ,limité je vous rassure,et puis je ne suis pas morte!!!!
Ce goût en a appelé un autre celui du mille-feuilles que l'on trouve tout prêt de là, lorsque j'y suis arrivée
c'était presque l'heure de la fermeture,plus un seul gâteau,mais ici vous pourrez apprécier.
Alors je me suis rabattue sur moins dangereux j'ai traversé la rue et suis allée rendre visite à Bertrand tout surpris que je me rende encore dans son antre
alors qu'un parisien a vu le jour il y a quelques temps.
Bien sûr j'ai acheté des poivres comme d'habitude voyant que je me limitais et m'interrogeant je lui confiais que c'était bien mais que j'avais déjà trois moulins à poivre un pour chaque variété et que si je me laissais aller il m'en faudrait une dizaine.
Il m'a alors montré un tout petit moulin comme ceux de mon enfance qui permet de moudre juste quelques grains de tout un tas de poivres différents,inutile de dire que je suis repartie avec.
A mon retour j'ai versé tous ces poivres dans des boîtes hermétiques avec un couvercle transparent dans lesquelles j'ai glissé un vergé que j'ai "aquarellé " et sur lequel j'ai inscrit l'utilisation du poivre ....
Oh j'oubliais Bertrand m'a donné une invitation à aller visiter la cave à vanille de l'antre parisien,ce sera pour plus tard