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Julio Antonio Mella l’appelait « Tinissima »

Publié le 11 juillet 2011 par Souillacenjazz
Julio Antonio Mella l’appelait « Tinissima »

Tinissima, c’est le nom du quartet de Francesco Bearzatti présent à Souillac pour rendre hommage à Malcolm X, le leader de la cause noire américaine, mais …

Tinissima, c’était Tina Modotti, « une femme dont les aventures, les joies, les douleurs et les passions méritent d’être rêvées, racontées et transmises » comme le souligne le saxophoniste italien dans les notes de son CD « Suite for Tina Modotti » enregistré en 2008 en hommage à sa compatriote la photographe révolutionnaire.

« Tina Modotti », c’est aujourd’hui un livre signé Angel de la Calle, un portrait de femme d’exception mais surtout un immense manège qui tourne de l’Italie au Mexique, de Berlin à Moscou, de Paris en Espagne. Entrent tour à tour dans ce tourbillon de sa vie : Diega Rivera, Vladimir Maïakowski, John Dos Passos, Pablo Neruda, Frida Kahlo, … des hommes, des femmes, des amants comme le photographe Edward Weston ou Julio Antonio Mella communiste cubain.

Cette BD est un tableau des années 20 et 30 qui nous propulse d’un Mexique post-révolutionnaire à une Espagne républicaine.

Cet ouvrage est un bijou de 250 pages en dessins et textes noir et blanc, comme un clin d’œil à ses seulement 250 photographies, où transparaissent des extraits de « Guernica » de Pablo Picasso comme de « Espagne, écarte de moi ce calice » de César Vallejo.

Ce livre est à mettre entre toutes les mains, c’est un manuel d’histoire - même si Paco Ignacio Taibo II s’en défend dans son prologue – vue au travers de celle d’une photographe qui a raconté la dure vie des victimes du stalinisme mais aussi qui a participé à la vie culturelle et politique de l’entre-deux-guerres dans le monde.

Tina Modotti prit son dernier repas avec quelques amis pour fêter le nouvel an 42, soudain le froid l’envahit, on lui appela un taxi, lorsque le taxi s’arrêta, elle était morte, serrant dans ses mains la photo de Julio Antonio Mella disparu 10 ans plus tôt. « L’Excelsior » titra « La mort de Tina Modotti ressemble aux assassinats entre communistes ».

Merci Francesco Bearzatti de m’avoir fait découvrir cette Belle Dame.

Merci aux éditeurs " Vertige graphic" et « Librairie Envie de lire » d’Ivry sur Seine qui porte bien son nom.

« Tina Modotti », à lire, à faire lire.

Robert Peyrillou


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