Magazine Culture

Poezibao a reçu n° 180, lundi 25 juillet 2011

Par Florence Trocmé

Cette rubrique suit l’actualité éditoriale et présente les derniers ouvrages reçus par Poezibao. Il ne s’agit pas de fiches de lecture ou de notes critiques et les présentations font souvent appel aux informations fournies par les éditeurs.  
Devant l’afflux de livres, Poezibao n’est plus en mesure de présenter chaque livre reçu de façon détaillée. Tous les livres reçus seront donc cités mais une partie seulement d’entre eux fait l’objet d’une fiche détaillée, accessible en cliquant sur « lire la suite de… » 
 
 
Carl Sandburg, Chicago Poems, Le Temps des cerises 
Paul de Brancion, Ma mor est morte, Bruno Doucey 
Camille Loivier, Wang Wen-hsing, Poètes au potager 
Voix de la Méditerranée, Lodève, anthologie 2011, La Passe du Vent 
Jean-Pierre Siméon, Traité des sentiments contraires, Cheyne Editeur 
Nicolas Tardy, Un homme tout juste vivant pays des merveilles, Éditions de l’Attente 
Meng Ming, L’Année des fleurs de sophora, Cheyne Editeur 
Revue FPC, n° 8, « poète, nom féminin » 
Revue Diptyque, Versant 2 : Lumières intérieures,  
 
Sur ces 9 livres et revues, plus d’informations en cliquant sur « lire la suite » 
 
Poezibao a également reçu :  
5 poèmes, édition Héros-limite (les cinq poèmes sont de Cavafy, Cutts, Creeley, Lax et Ramuz) 
Alain Gérard, Jours sans levain, Potentille – sur le site de l’éditeur 
François Térrog, Les espaces murmurants, Éditions Praelego, 12 € - sur ce livre 
Jorge Manrique, Coplas por la muerte de su padre, stances pour la mort de son père, traduit de l’espagnol par Michel Host, Éditions de l’Atlantique, 14 € - voir ici  
Christophe Jubien, Deux fois le camion bleu du menuisier Bernard, Corps Puce, 2011, 8 € 
Passerelles poétiques, recueil collectif, Corps Puce, 2011, 14 € - site de l’éditeur 
 
 


Carl Sandburg, Chicago Poems, traduit et présenté par Thierry Gillyboeuf, édition bilingue, Le Temps des cerises, 2011, 15 € - site de l’éditeur  
 
Carl Sandburg (1878-1967) fut un poète marquant de l’Amérique des années trente. Ses poèmes, qui allient force et fraîcheur, ont pour thème majeur le peuple, les gens de Chicago, les ouvriers des abattoirs. La nature aussi…
Ces Chicago poems ont été composés en 1916. Poète engagé (qui est aujourd’hui l’un des poètes les plus populaires des États-Unis), il est le « chaînon manquant », dans la tradition démocratique américaine, entre Whitman et Ginsberg et les poètes de la beat generation.
 
 
Paul de Brancion, Ma mor est morte, Bruno Doucey, 14 €, site de l’éditeur 
 
Dans le titre, un mot déroutant : Mor. Puis une clef pour entrer dans la chambre noire où ce livre fut écrit : « En danois, Mor = Maman, mord = meurtre ». Ainsi l’auteur nous parle de sa mère, femme puissante qui dévore ses propres enfants. Le livre s’ouvre sur une perte – « Ma Mor est morte » – et se poursuit par la volonté d’achever, aux deux sens du terme, des « souvenirs déchus ». Paul de Brancion a eu besoin de plusieurs langues pour y parvenir. Comme si sa langue maternelle ne suffisait pas, comme si Mor était la tour de Babel d’une humanité rendue étrangère à elle-même.  
 
 
Camille Loivier, Wang Wen-hsing, Poètes au potager, 7 €, site de l’éditeur 
 
Le lieu de l’enfance : à la place de la maison japonaise, un carré d’herbe. Les promoteurs se sont arrêtés là. Ont-ils perçu quelque chose ? Une plaque commémorative indique un hôtel réservé aux kamikazes japonais. Ces jeunes hommes de vingt ans y passaient leur dernière nuit avant de s’envoler pour mourir. Les grands banians sont restés, une autre maison résiste, délabrée mais toujours occupée. 
 
 
Voix de la Méditerranée
, Lodève, anthologie 2011, La Passe du Vent, 13 € 
 
Elle réunit des poèmes de tous les invités de la 14ème édition. Chaque texte est proposé dans sa langue d’origine et en langue française et est accompagné d’une note biographique sur l’auteur. Lire cette note de Jacques Fournier 
  
 
Jean-Pierre Siméon, Traité des sentiments contraires, Cheyne Editeur, 2011, 15 €, sur le site de l’éditeur 
 
Si la joie doit venir,  
elle viendra 
 
bonne fille 
IMPLACABLEMENT 
 
 
Nicolas Tardy, Un homme tout juste vivant ? pays des merveilles, Éditions de l’Attente, 2011, 6,50 € - sur le site de l’éditeur 
 
« Un homme tout juste vivant est une novélisation partielle, et non chronologique, des deux premières saisons du feuilleton télévisé L’homme qui valait trois milliards
Pays des merveilles est un caviardage reponctué d’une traduction automatique d’Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll. »
Ces deux textes forment un diptyque, offrant à chaque page le déploiement d’une vision détaillée dans une certaine durée. Partout le sujet est en suspens, tantôt mimé dans un ressassement (Un homme tout juste vivant), tantôt décalé dans les objets directs (Pays des merveilles). 
 
 
Meng Ming
, L’Année des fleurs de sophora, traduit du chinois et préfacé par Emmanuelle Péchenart, Cheyne Editeur, 2011, 20,50 € - sur le site de l’éditeur 
 
Le poème est voyage. Le poème est retrouvailles, sous la conduite de ses guides, sorcières, sirènes, chanteurs, augures danseurs, poètes chamans, dont les voix résonnent, aujourd'hui même depuis des millénaires. Meng Ming, poète né en Chine sur l'île de Hainan, reprend le trajet. Pour continuer à vivre, il adresse aux compagnons de voyage, dont nous sommes, un récit obstiné, sombre, moqueur, savant, embrouillé. Obstiné et savant parce que lui-même l'est, embrouillé parce que les souvenirs le sont, moqueur et sombre parce que des menaces planent. Réelles, parfois mortelles. Face à la peur, dont les racines "poussent jusqu'à recouvrir l'œuvre elle-même", face au danger, à "ces gens qu'on distingue là-bas", le poème tend ses ailes, ou même, si l'on ose dire, tire la langue. La parole résonne, "rauque, mais claire", vivante et en mouvement. Chaque poème, issu d'une pensée vaste et d'un long parcours, livre un moment neuf et limpide.  
(Jean-Baptiste Para, Directeur de la collection D'une voix l'autre)  
Meng Ming est né en 1955, il est originaire de l’île de Hainan. Il vit en France depuis 1989. Il a été publié en Chine et à l’étranger, notamment dans la revue dissidente Jintian. Il a traduit en chinois des poètes et auteurs européens, en particulier Paul Valéry, Saint-John Perse, Paul Celan, Nietzsche et Heidegger. 
Emmanuelle Péchenart traduit de la littérature chinoise moderne et contemporaine, romans (dont ceux de Zhang Xinxin, Eileen Chang, Hwang Chun-ming, Wuhe), et poésie (principalement des recueils de Ma Desheng). 
 
 
Revue FPC, n° 8, « poète, nom féminin », Presses universitaires du Nouveau Monde 
 
Sur la question de la poésie et des femmes. Avec des contributions notamment de Marie Etienne, Liliane Giraudon, Ann Lauterbach, Sophie Loizeau, Karen Mac Cormak, Michèle Métail, Nathalie Quintane, Lisa Robertson, John Stout 
 
 
Revue Diptyque, Versant 2 : Lumières intérieures,  
 
Avec des contributions notamment de Florence Noël, André Ughetto, Angèle Paoli, Dominique Sorrente, Mathieu Rivat, Nathalie Riera, Eric Dubois, Brigitte Célerier, Thomas Vinau, Michel Brosseau, Michèle Dujardin, Pascal Boulanger, Cathy Garcia, Mathieu Brosseau, Denis Heudré, Alain Helissen 
 


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