Magazine Cinéma

reflexions sur de la cinématographication

Par Munch

New Tale Of Zatoichi : Le titre ne pourrait pas être plus juste.

Zatoichi the Fugitive : C’est à ce moment qu’on a l’impression que Zatoichi est comme Le Vagabond, il se promène de villages en villages, de films en films pour sauver la veuve et l’orphelin. Quand tout commençait à devenir un peu redondant, voilà que la série est en couleur.

Zatoichi on the Road : Cette fois, les chorégraphies et les mouvements de caméra sont inventifs et garde notre attention. Zatoichi est toujours aussi cool mais comme il est masseur de profession, c’est toujours un peu gênant quand il réussi à charmer un japonais qui lui dévoilera tout plein de secrets en le massant.

Zatoichi & The Chest of Gold : Zatoichi affronte des yakuzas à l’ère des samourais, c’est vous dire que la pègre japonaise existe depuis plusieurs années. D’autant plus que les tattoos, sont d’une précision moderne.

Zatoichi’s Flashing Sword : Le titre est trompeur, c’est symbolique cette histoire d’épée qui illumine. Le mélange d’humour, d’action et de drame de la série atteint son apogée dans ce film. La mise en scène gagne en maturité. Le meilleur de la série jusqu’à maintenant (il m’en reste encore 19 à voir)

The Tripper : Ayant vu le film il y a quelques années, je ne sais pas ce qui ma pris de le réécouter. Peut-être à cause de mon amour non avoué pour David Arquette. Ah non! Je sais! C’est parce que sans m’en rendre compte j’accumule les écoutes de films mettant en vedette Thomas Jane. The Tripper est un slasher avec un sois-disant message politico-machin qui ne va jamais bien plus loin que : Ronald Reagan était un président pas bon ou quelque chose comme ça. Plus près du Hatchet d’Adam Green que de Haute Tension, The Tripper est le genre de film où tout est un peu caricatural pour cacher le manque d’ambition et pour que tout ai l’air d’un « trip entre amis ».

Real Men : Espèce de buddy-movie ridicule qui raconte l’histoire d’un agent de la CIA qui fait équipe avec un vendeur d’assurance pour aller donner des documents secrets à des extra-terrestres. Le film a un rythme rapide, un humour bon enfant et une bonne chimie entre John Ritter et James Belushi mais tout est tellement foireux qu’on n’y croit jamais une seule seconde et c’est ce qui fait le charme de ce film. On finit par trouver cela attachant et sympathique tellement tout va vite et tout est rempli de n’importe quoi.

Unstoppable : Denzel Washington et son amant Tony Scott refont équipe encore une fois pour le plus grand plaisir des gens qui aiment les films pas bons. Ce qui est « unstoppable » dans le film n’est ni l’arrogance de Washington ou le style visuel épilleptique de Scott. Même s’il s’est assagit, côté montage, la caméra de Scott bouge beaucoup, surtout à des moments où elle ne devrait pas. L’utilisation de caméras de télévision qui couvrent le drame aide Scott à mieux focuser sur son récit même si celui-ci est très mince. Washington et Chris Pine jouent les héros de service avec peu de chimie entre eux. On leur invente un peu de drame dans leur vie pour les rendre attachant mais rien qui justifie réellement les raisons pour lesquelles ils décident de se lancer à la poursuite d’un train qui risque de dérailler, entrer en collision avec un train qui arrive en sens inverse rempli d’enfants et exploser puisqu’il est remplie de matière toxique extrêmement flammables et mortelle.

Unknown : Thriller sans queue ni tête où Liam Neeson perd son identité après un accident de voiture. Évidemment il y a un revirement final qui ne tient pas la route. Ce n’est pas tant qu’on le voit venir c’est plutôt tellement tiré par les cheveux que ça ne fonctionne pas puisque la réactions des autres personnages enlèvent tout réalisme à ce revirement. En essayant de berner le spectateur, on l’endort avec des surexplications qui rendent les choses encore plus stupides. Le film a un bon rythme, les acteurs sont inégaux, les poursuites en voitures n’ont aucunes raisons d’exister et la finale est risible.

Paranormal Activity 2 : Pour tout ceux qui admirent d’un amour fou les portes qui ferment toute seule, ce film est pour vous. Il y a beaucoup de portes qui ferment à différentes vitesses dans Paranormal Activity 2. Le titre est trompeur puisqu’il n’y a rien de paranormal qui se produit dans le film et il y a encore moins d’activité. Les amateurs de chiens ne seront pas en reste puisque Paranormal Activity 2 met en scène un beau chien qui aboie souvent. Le montage est tout simplement manipulateur puisqu’à chaque fois qu’on s’en crisse, on peut voir à travers les différentes caméras, tout ce qui se passe(pas) dans la maison, dans chaque pièce, on suit quelqu’un par exemple de la chambre au salon de façon banalement pénible. Alors que lorsqu’on aimerait bien savoir ce qu’il s’y passe, le montage est incohérent du genre, on voit la cuisine puis tout à coup le salon où une femme brise le cou de son mari. D’ailleurs qui fait le montage du film puisqu’il s’agit de caméras de surveillance? Pourquoi ne pas seulement voir la femme qui brise le cou et la femme qui s’envole dans le mur? Paranormal Activity 2 pourrait durée 2 minutes 45 secondes, certes mais à quoi bon voir tout le reste où rien ne se passe? Pour crééer un suspense? Avec quoi? Avec la vie de soi-disant victimes? En quoi des casseroles qui s’entrechoquent créer un crescendo qui culmine sur une femme qui brise un cou?

Give ‘em Hell Malone : Thomas Jane joue Malone, un détective privé dans ce film ultra violent de Russell Mulcahy(Highlander 2). La scène d’ouverture est un carnage. Give ‘em Hell Malone est un pseudo-film noir très bédéesque, les personnages ont l’air tout droit sortie d’une BD à commencer par Pretty Boy qui ressemble au Joker en fait il ressemble plus à Heath Ledger jouant le Joker. Les acteurs sont assez terribles sauf Ving Rhames (il semble se demander ce qu’il fout là), French Stewart a pris de l’âge au point d’être méconnaissable, Leland Orser AKA l’acteur qui surjoue à un petit rôle de même que Gregory Harrison (C’est un film de Mulcahy après tout). Pas sûr que le mélange années 1950 et années 2009 soit très réussit. Pour les fans de Sin City ou Max Payne (le jeu vidéo, pas le film, quoique...)

Your Highness : Les fans de Danny McBride (sa mère, sa tante Evelyn et un ou deux neveux) doivent se taper les cuisses lorsqu’ils écoutent Your Highness puisqu’il n’est pas surprenant que McBride joue dans un film aussi vulgairement mauvais (il en est le scénariste). Mais les fans de David Gordon Green (moi) ne comprennent pas pourquoi il tient absolument à réaliser des comédies stupides (j'ai lu quelqu part qu'il s'attaquait à un remake de Suspiria. Ohh David!!). Il y a des limites à vouloir payer son hypothèque. On dira ce qu’on voudra de Seth Rogen mais au moins il a du talent, McBride ne fait que de la vulgarité cheap, comme si Maxim Martin décidait d’écrire une comédie moyen-âgeuse. Tout les acteurs perdent leur temps dans cette merde cinématographique : Natalie Portman, James Franco, Zooey Deschanel, Damian Lewis, etc… tout le monde sauf McBride.

Take Me Home Tonight : Take Me Home Tonight est un projet produit par Topher Grace pour prouver qu’il est un acteur sérieux et versatile. Il chosit donc ce film se déroulant en 1988 et étant rempli d’anachronismes non voulus. Un genre de simili-pseudo-film-à-la-John-Hughes. C’est sympathique mais tellement prévisible, au point où on ne croit jamais aux tourments des protagonistes. Tout à l’air plaqué là comme si on suivait le guide du parfait film nostalgique 80’s. Le but premier étant bien sûr de se moquer de la mode vestimentaires de l’époque et de remplir le films de références culturelles. Ces références sont pour la plupart anachroniques aux dépends des scénaristes. Il faudra un jour comprendre que la mode vestimentaire d’une autre époque doit servir à ancrer le récit dans la réalité de cette époque et ne peut servir à la porter en dérision de façon condescendo-futuristo-humoristique, Take Me Home Tonight en est une preuve de plus.

Freddy’s Nighmares : Probablement la pire série télé à jamais avoir été produite (je ne les ai pas toutes vu, mais celle-ci est définitivement dans le Top 2), Freddy’s Nightmare est un genre de Tales From The Crypt où Freddy présente chaque épisode, mais n’y participant pas ou une fois sur 5. Les pires acteurs du monde (l’épisode Sister’s keeperdonne l’impression que les jumelles de Watatatow sont de grandes comédiennes) déblatèrent des choses devant des décors en cartons et puis… c’est tout, l’épisode se termine. Les épisodes sont divisé en deux de façon incohérente et la finale laisse souvent à désirer. On a l’impression que le budget de chaque épisode est d’environ 350$. En voyant Lori Petty dans le 4e épisode, je me suis dit que ce serait probablement la seule star en début de carrière à avoir participé à cette série, quelle ne fut pas ma surprise de voir Brad Pitt au 14e épisode. La 2e saison est tout aussi mauvaise.

The Roomate : Sorte de pseudo-remake-pour-adolescents de Single White Female, The Roomate met en scène des acteurs beaucoup trop vieux pour jouer des ados (Autumn de (500) Days of Summer et le vampire poche avec des abdos qui meurt dans Twilight). Il n'y a aucun suspense dans le film puisque tout semble être un copier/coller du suspense 101 mais en moins imaginatif. J'imagine qu'avec les centaines de millions d'amoureux du film Swimfan (pseudo-remake-pour-adolescents de Fatal Attraction) les producteurs se sont dit qu'en tournant les coins ronds, en perdant certains personnages en cours de route, en ne dévellopant aucunement la psychologie de la psychopathe (dévellopper la psychologie des personnages, c'est pour les faibles) en utilisant la technologie (cellulaires, réseaux sociaux) de façon paresseuse (on est sur un campus tout de même), en faisant perdre le temps de certains acteurs dans le rôle des parents...etc, les jeunes allaient faire de The Roomate un film culte qui accumulera tout plein de MTV Movie Awards. Au mieux, The Roomate est une perte de temps, au pire il est un voleur de 90 minutes de votre vie.

Penny Dreadful : Dans un élan généreux de ma part, en plus de visionner les 26 films de la série Zatoichi, je visionnerai les films des 5 années du AfterDark Festival, sorte de festival de films d'horreur pseudo-indépendant mais ayant tous un look plus ou moins pareil. Penny Dreadful faisant partie de la première édition du festival en est surement pas sont grand gagnant. Sur 90 minutes, environ 60 de celles-ci se passent dans une voiture en plein milieu d'une forêt où un tueur en série rode dans les parages, car tous le monde sait que le meilleur endroit pour un tueur de tuer c'est exactement là où il n'y a personne. Rachel Miner doit donc utiliser toute l'tendu de son talent pour garder le spectateur en haleine. Elle réussit à moitié, c'est que le film est beaucoup trop long et remplie de "flatulences d'AVID" pour dréer un suspense, ou dans ce cas-ci, "un horreur". Le montage veut tellement être habile et stylé qu'il enlève tout intérêt au film en plus de ne jamais servir le récit. Le film gagne un point en donnant à Michael Berryman (aucun lien de parenté avec Dorothy) un petit rôle.

Dark Ride : Tout le monde se souvient du petit rouquin laid des films The Sandlot et Son-in-Law mais personne ne sait ce qu'il est devenue. Alors voici, il utilise son talent dans Dark Ride, un film d'horreur assez moche et assez gore. L'intro du film est tout simplement mauvaise. Le reste du film aussi d'ailleur, tout est une suite de clichés de films d'horreur des années 1980. Le sang est baucoup trop liquide et trop rouge, les acteurs surjouent et la scène de sexe est VRAIMENT inutile. Le tueur ressemble à celui beaucoup plus réussi de The Hills Run Red et la finale est banale et ronflante. Par contre, le film est remplie d'idées de mise en scène souvent hyper interressantes mais c'est comme s'il y avait un décalage entre l'idée et sa mise en image. On voit l'idée, mais on jubilerait si la mise en scène était mieux soignée ou le budget, plus élevé. Dommage.


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