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La Nuit de l'Art Nouveau à Nancy

Par Etrangere

Mieux vaut tard que jamais, clame le dicton.
Aussi, je reviens sur la nuit de l'Art Nouveau à Nancy, à laquelle j'ai assisté en compagnie de mes camardes de classe sous la bienveillante égide de nos professeurs d'Histoire des Arts en septembre...

La Nuit de l'Art Nouveau à Nancy

 Affiche de l'événement


Petit rappel de mon programme...
- J'ai bénéficié de leurs explications succinctes sur l'architecture de la Salle Poirel : 
La Nuit de l'Art Nouveau à Nancy

- ... ainsi que des commentaires au sujet des superbes vitraux de Jacques Grüber dans la Chambre du commerce et de l'industrie.
La Nuit de l'Art Nouveau à Nancy
La Nuit de l'Art Nouveau à Nancy

- ... mais la Soirée  avait également pour fond de commerce des happenings et des animations telles que le spectacle "Sons et Lumières" :

La Nuit de l'Art Nouveau à Nancy

Extrait du spectacle


- ...  des animations visuelles, des récitations de poèmes, des installations, des panneaux, des extraits de danse contemporaine, ainsi que du jazz etc. avec pour thématique commune la période Art Nouveau, les bâtiments, le mobilier. 
Que dire ? Je pourrais analyser une par une chacune de ces prestations, et en donner tour à tour une image laudative ou dépréciative. Néanmoins, je crois que je vais m'attacher, plus qu'autre chose, à la thématique qui est à mon programme cette année : les lieux pour l'Art, et l'Art dans le paysage urbain. 
Nous baignons en effet en plein dedans.Parlons-en, donc, de l'Histoire des Arts. Mais pas de l'étude de celle (de qualité), dont je bénéficie en cours - non, celle qui nous était proposée.
La foule qui s'est massée devant la Salle Poirel, composée de jeunes, de parents, de retraités, de touristes et de citadins... bref, cet attroupement inhabituel et cosmopolite, était un client rigoureux et exigeant. Moi y compris. Je m'attendais donc à bénéficier, lors de la soirée, d'explications extrêmement poussées et documentées. Que nenni : j'ai ainsi eu le droit à quelques pistes, quelques clés, mais aussi à des énoncés réducteurs et vulgarisateurs dont je me demande encore aujourd'hui s'ils avaient une quelconque utilité, y compris le mémorable : "L'Art Nouveau s'inspire des fleurs". Tu m'étonnes.
Maintenant, force est aussi de constater que cet événement a été mené par des étudiants en Histoire des Arts à l'Université, qui se sont gentiment proposés à cet animation. Mon but n'est donc pas de critiquer ou d'amoindrir leur travail : il s'agit simplement là d'une impression, plutôt redondante (bien que fluette) de gâchis. Oui, je le reconnais, je l'affiche : j'aime les manifestations culturelles, surtout celles de plein-air et durant la nuit. Toutefois, la vulgarisation et les événements ponctuels méritent une organisation irréprochable, sans redites. 
Les microphones qui déclarent forfait, ou les installations qui ne marchent pas, comme lors de la Nuit Blanche à Metz  (dédicace spéciale à tous ceux qui ont attendu, à mes côtés, près de la chapelle des Cordeliers, durant 45 minutes !) sont bien-entendu des aléas relatifs. Toutefois, ces petits pépins, mis bout à bout, rebutent le public. Le manque d'organisation est parfois flagrant, et les affluences ne sont pas toujours prévues, créant des files d'attentes, des bousculades, et des chahuts potentiellement dangereux.
Reste l'ambiance : festive, bonne enfant. Mes amis et moi nous sommes beaucoup amusés à avoir un regard nouveau sur la ville et ses attributs si caractéristiques, les languissantes guirlandes fleuries qui ornent certaines fenêtres, les fers ouvragés aux motifs végétaux de joncs et de ginkos, les tourelles pointues ornées de flèches stylisées, rappel de troncs et de branchages. Et les citadins sont toujours plus demandeurs de ce genre de manifestations, joyeuses, insouciantes, parenthèse enchantée au quotidien. S'attarder, flâner la nuit avec des airs de Duke Ellington pour compagnon, c'est fort agréable. Cest même féérique. Il serait donc bien dommage de briser la magie de  l'instant, de laisser s'évaporer la Beauté de l'Éphémère, juste parce que l'on n'a pas mené à bout un travail et que celui-ci ne peut s'effectuer sans combines de dernier moment.
Je "plussoie" vigoureusement l'organisation d'une nouvelle Nuit de l'Art Nouveau, mais me permets d'espérer que les différents acteurs, spectacles, parcours, guides et matériels techniques sauront faire face à ce qu'il faut bien prendre pour tel : un succès populaire.

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