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Rythme

Publié le 02 janvier 2012 par Powwow
RythmeTout ça c'est une question de rythme.
C'est dur de retrouver un rythme, le rythme. Je parle du blog.
Déjà j'ai du mal à retrouver mes clés souvent, alors qu'elles sont dans ma poche. Dans ma poche droite, parce qu'il y a tout dans ma poche droite de jean, ou de manteau. C'est d'ailleurs complètement con du point de vue purement logique, vu que je suis gaucher. Oui mais c'est comme ça, j'ai presque tout dans ma poche droite et bon voilà quoi. Tout le temps. C'est comme ça que j'ai remarqué, car on n'y fait pas attention, ce sont des gestes que l'on exécute machinalement, que je mets toujours tout dans ma poche droite, invariablement. C'est en fouillant dans ma poche droite, en constatant qu'elle est vide et que tout est dans la poche gauche, que je mets toujours tout dans la poche droite, c'est le vide de ma poche droite qui me fait prendre conscience que je ne me sers que de ma poche droite en fait.
Oui mmbon.
Je disais donc, c'est un rythme à retrouver.
Quand j'étais jeune,  il y a un an sur ce blog, il n'était pas rare que je publie un billet tous les deux jours, avec la régularité du métronome. C'est bien comme expression ça, avec la régularité du métronome, j'aurais pu dire avec la régularité de l'horloger, mais un métronome est un putain de bel objet, et j'ai moins d'affection pour un horloger. Attention hein, je ne méprise pas les horlogers, ils ont le droit d'avoir un métier de merde si ça leur chante, mais moi, une baraque avec des coucous suisses, ça me hérisse le poil, je ne saurais dire pourquoi, et peut-être même qu'on s'en fout, de savoir pourquoi. Toujours est-il que si j'ai bien un métronome à la maison, je ne possède ni coucou suisse ni horloger. Voilà, c'est dit. Attention hein, je le redis pour être suffisamment clair, je ne méprise pas d'une quelconque façon la sale race des horlogers, ces sales corporatistes, nan faut être clair avec le lobby du coucou suisse quoi.
Oui donc, je disais, j'avais le rythme dans la peau.
 En parlant de corporatisme et de communautarisme plus largement, pendant qu'on y est, crevons les abcès, je voulais signaler que j'ai déjà mangé des fayots et des crêpes pas cuites dans une communauté baba cool y a longtemps. Oui nan c'est juste pour dire, il est temps de me positionner politiquement, et je veux affirmer haut et fort et ici-même que je déteste le communautarisme avec des crêpes pas cuites. Encore les fayots ça passe, je veux bien. C'est que nous vivons une époque troublée dans laquelle des partisans essaient de dresser des populations ou des communautés les unes contre les autres, ou de se replier en communautés. Bon je vous vois venir, évidemment vous allez me dire que pour la communauté des lits-pliants par exemple, c'est normal qu'on se replie sur soi. C'est même fait pour. Ouais mais putain vous êtes complètement à côté là, je me demande si on se comprend bien. Non moi je parle par exemple du fait qu'on veuille dresser la communauté des gens du voyage contre la communauté des gens qui veulent pas bouger leur gros cul. Refermons cette brillante parenthèse, ce lumineux exposé, n'ayons pas peur des mots.
Oui donc, le rythme.
Indépendamment des récentes considérations médicales qui ont fait que je ne pouvais rien publier, par exemple quand j'étais sous anesthésie générale sur la table d'opération c'est pas pratique, ou que deux jours plus tard je m'amusais avec la pompe à morphine pour m'envoyer des super-doses dans le cornet, bon ben évidemment j'étais pas en état et j'aurais pris le risque, vu que j'étais complètement shooté, de publier des trucs complètement loufoques et pas sérieux, ce qui aurait nui à mon image de mec posé et psychologiquement équilibré, voyez-vous. Oui donc, indépendamment de tout ça disais-je, j'ai perdu le rythme.
Tiens en fait, je viens de me rendre compte d'un truc dingue, en écrivant ce billet.
Tout dépend de la façon dont on regarde les choses, finalement.
 En fait de rythme, je suis en train de me demander si je l'ai pas retrouvé, mon rythme, en ne publiant plus rien, en ne foutant plus rien, à regarder les mouches, affalé sur le canapé.
Du coup ça expliquerait bien des choses.
 Réfléchissons-donc posément à cette question.
Mais avant, allons dormir, ou rien foutre sur le canapé.
 Faisons pas tout en même temps.

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