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Le guerrier solitaire

Par A_girl_from_earth

Guerrier solitaire - mankell 

LE GUERRIER SOLITAIRE

   traduit du suédois par Christofer Bjurström

Un inspecteur dont j'ai toujours voulu faire la connaissance, Wallander, dont les enquêtes sous la plume de Henning Mankell jouissent d'une excellente réputation. Un auteur qu'il me tardait de découvrir après avoir assisté à une de ses conférences au Salon du Livre de Paris l'année dernière.

Les freins à la motivation: le côté polar et commissaire. La difficulté de se décider pour un des volumes de la série Wallander. L'impression de récits toujours sombres, un poil politique, et d'intrigues compliquées.

Je me lance enfin avec ce titre choisi un peu au hasard des disponibilités à la bib'

Verdict:

Pas persuadée d'avoir eu la main heureuse sur ce coup-là.

Une intrigue assez classique sur des thèmes assez communs dans le monde du polar et parmi ceux qui me passionnent le moins: corruption, drogue, prostitution. Un tueur en série, qui, s'il m'a intriguée - et il est d'autant plus intrigant que son identité est révélée assez vite en cours de récit - ne m'a, en fin de compte, pas convaincue. Trop invraisemblable pour moi (et pour Wallander aussi au passage 

LE GUERRIER SOLITAIRE
).

Quant à Wallander, le personnage est réaliste, le fait de se pencher aussi près sur sa vie privée le rend plus humain, identifiable, plus proche de nous, mais côté professionnel, même si le développement de l'intrigue est bien mené, l'auteur use des ficelles habituelles, càd, l'enquêteur a bizarrement plein d'intuitions qui lui échappent en cours de récit, pour finalement faire tilt au bon moment, càd, à la fin. Mouiii... (petite moue). Et puis, beaucoup de prévisibilité dans l'évolution des événements, ce qui a nui à mon suspense.

M'enfin, le tout se lit très bien, et, comme je le disais plus haut, est bien développé, avec, cela dit, les lenteurs de développement fatales dans ces cas où les auteurs essaient de coller au réalisme d'une enquête qui ne se résout pas en claquant des doigts. Je me dis aussi que le fait de connaître l'identité du meurtrier avant la police a probablement joué en défaveur de ce roman (pour moi) car j'ai eu l'impression de comprendre bien des choses avant eux et de trouver évident les motivations et les liens entre les différents meurtres que la police tardait à trouver.

En revanche, le prologue m'a tout de suite séduite. Ce court récit introductif se déroulant en République dominicaine m'a d'emblée convaincue du talent d'écriture de l'auteur. Rien de policier là-dedans, une histoire émouvante et prenante qui m'a presque fait regretter que le roman ne se poursuivait pas dans cette veine.

Mon prochain Mankell sera donc un non-polar, probablement Les chaussures italiennes, mais je retenterais bien un Wallander pour me faire une meilleure idée. Probablement La lionne blanche ou Les morts de la Saint-Jean, j'hésite.


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