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Furari de Jirô TANIGUCHI

Par Lecturissime

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« Pas d’impatience. Prendre le temps qu’il faut. Et avancer, toujours avancer. Si on marche, on arrive toujours… » (p. 210)

 

L’auteur :

 

En quelques années, Jirô Taniguchi est devenu l’ambassadeur de la bande dessinée japonaise en France, séduisant un large public jusqu’alors rétif à ses codes graphiques et narratifs. Le livre qui a tout changé ? Quartier lointain, auréolé du Prix du scénario au festival d’Angoulême 2003 et publié dans la collection Ecritures de Casterman, qui défend l’auteur depuis 1995, date de sa première publication française avec l’Homme qui marche, promenade élégiaque dans le Japon contemporain, portée par une description incroyablement minutieuse des petits riens du quotidien. Depuis, on a découvert une autre facette du talent de Taniguchi avec le Sommet des Dieux – Prix du dessin à Angoulême en 2005 – tandis que Le Journal de mon Père, L’Orme du Caucase et Terre de rêves, tous trois chez Casterman, ont confirmé son statut de géant de la bande dessinée mondiale. (Présentation de l’éditeur)

 

L’histoire :


Furari pourrait se traduire par « au hasard », « au gré du vent »… Tout comme dans L’Homme qui marche, mais avec pour cadre un Japon ancien aujourd’hui disparu, Jirô Taniguchi entraîne son lecteur dans les longues et tranquilles déambulations d’un cinquantenaire dont le nom n’est pas donné mais que tout Japonais devine être Tadataka Inô, célèbre géomètre et cartographe qui, au début du XIXe siècle, établit la première carte du Japon en utilisant des techniques et instruments de mesure modernes. Au hasard de ses intuitions et de son inextinguible curiosité, cet attachant et pittoresque personnage nous initie à la découverte des différents quartiers d’Edo, l’ancien Tôkyô, et de ses mille petits plaisirs. Retiré du monde des affaires mais fidèle à ses réflexes, il arpente, mesure, prend des notes, dessine, tout en laissant libre cours à son goût pour la poésie et à son inépuisable capacité d’émerveillement. 

 

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Ce que j’ai aimé :


Cet homme, géomètre du XIXème siècle qui arpente les rues de Edo –le vieux Tokyo-  est sans doute Tadataka Inô, célèbre géomètre et cartographe qui, au début du XIXe siècle, établit la première carte du Japon en utilisant des techniques et instruments de mesure modernes.

 

Mais là n’est pas le propos, il est avant tout un homme épris de ce qui l’entoure, un hédoniste qui observe le monde et se fond en lui, devenant tout à coup chat, oiseau, fourmi… Il laisse aller ses pas, entièrement livré aux bienfaits de la marche et agrémente sa lente déambulation de poèmes accordés à son émerveillement.

 

« La pluie tombe.Le vent souffle. Le soleil monte dans le ciel. Les fleurs s’ouvrent. Aux fleurs, aux arbres…aux cours d’eau aussi.. ;à chacune des saisons…la pluie apporte un parfum particulier. Ahhh… Edo. C’est si beau. » (p. 90)

 

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Un album qui résonne comme un véritable hymne à la contemplation.

 

« Se laisser ainsi aller, sentir le vent, regarder la lune… Je suis vraiment comblé. » (p.162)

 

 

Ce que j’ai moins aimé :

Toujours ces dessins en noir et blanc, j'aimerais comprendre pourquoi les éditeurs -ou les auteurs- font ce choix d'absence de couleurs. Voilà ce que donnerait la couleur :

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Vous aimerez aussi :


Du même auteur : Un zoo en hiver de Jirô TANIGUCHI ; L’homme qui marche de Jirô TANIGUCHI ; Les années douces de TANIGUCHI ET KAWAKAMI

Autre : Manga, Manhwa

D’autres avis :



Presse :L’express Télérama  

Furari, Jirô TANIGUCHI, Editions Casterman, février 2012, 212 pages, 16 euros.

Merci aux Editions Casterman.

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