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Souffrons nous d'acédie ? Et 24 châteaux bordelais aux mains de chinois !

Par Mauss

Ce qui est bien dans les hôtels de la chaîne ACCOR, c'est d'y trouver beaucoup de publications… qu'on n'a pas forcément l'habitude d'acheter ou même de lire.

En l'occurrence, ce jour, LA TRIBUNE, hebdomadaire daté de vendredi.

Un ancien bénédictin, Didier Long, revenu à la vie civile comme "Conseil", vient de publier un petit livre au titre évocateur :

"Petit Guide des Egarés".

Comment définir une version moderne et laïque de cette maladie dont l'origine est religieuse ? Un des 7 péchés capitaux ! Rien que ça.

Définition de Wikipedia (et origine de la photo ci-incluse) : 

" Dans la religion catholique, l’acédie est un mal de l’âme qui s’exprime par l’ennui, le dégoût pour la prière, la pénitence, la lecture spirituelle. L’acédie peut être une épreuve passagère, mais peut être aussi un état de l'âme qui devient une véritable torpeur spirituelle et la replie sur elle-même. C’est alors une maladie spirituelle.

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Les "paysans paresseux" dormir au lieu de travail, ce qui représente la paresse et l'oisiveté, dans la parabole de l'ivraie du blé par Abraham Bloemaert. (© Wikipedia : merci !)

Bon, même si on connaît quelques vignerons faisant partie de cette famille des acédiaques, même si autour de nous on a bien des gens qui n'appliquent pas le principe kantien, cher au Grand Jacques, qui est :

"Fais qu'autrui soit toujours une fin et jamais un moyen"

… il est bien probable que s'applique à plus d'un d'entre nous ce constat :

"l'acédie pousse à une boulimie laborieuse et matérialiste pour mieux fuir la confrontation avec soi-même, éviter toute question existentielle et compenser la mise en sommeil des idéaux par des combats à l'extérieur de soi-même".

Bref, car nous ne sommes pas un blog de philosophie, un article à lire, suivi d'un autre sur les dégats du keynésianisme appliqué aux USA alors que les conditions économiques sont tout autres. Le genre d'article qui impose la proximité immédiate d'un beau riesling ou d'un grand bas armagnac millésimé. Oui, Poyferré est un excellent choix :-)

Revenons sur nos chinois qui achètent des châteaux à Bordeaux. 

Oui, il y a actuellement 24 propriétés passées sous pavillon chinois (page 20 et suivantes). Cela s'est fait relativement discrètement, quand bien même la presse locale a évoqué ici et là quelques opérations récentes de ce type.

L'analyse qu'on peut en faire : de riches chinois cherchent à diversifier leurs investissements (on ne sait jamais) et le secteur vinicole est bien placé dans ce mouvement. Gageons que nous en sommes qu'au début, avec de petits investissements, et le but évident est d'être là pour comprendre "comment ça marche".

Le très beau cru classé actuellement sur le marché sera trop gros trop vite pour eux. Mais gageons que d'ici une décennie, si par hasard un autre "grand" arrive sur le marché (en rive droite ?), ils risquent, probablement en partenariat local, d'être de sérieux clients. Faut-il s'en inquiéter ? Pas forcément, tant il est vrai qu'un sang neuf qui arrive ainsi dans des régions où la sclérose est commune (moins maintenant, je vous le concède), c'est toujours à profit, à terme.

Vraiment bien et éclectique ce journal La Tribune ! Un bel article aussi sur Anne-Sophie Pic qui ouvre un nouveau restaurant parisien à l'automne, après le succès de celui de Lausanne. Cette quatrième génération de Pic (si je ne me trompe) porte haut, très haut, ce que cette famille d'exception a apporté depuis 1889, dans le secteur de la restauration, à l'économie française et à sa réputation gastronomique.


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