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Investir dans le vin

Publié le 26 juin 2012 par Mauss

En ces temps troublés, bien des détenteurs de capitaux cherchent une diversification de placements en étudiant ce que propose le monde du vin.

Des sociétés ad hoc se sont créées : que faut-il en penser ?

En réponse à des mails privés sollicitant notre avis …

Réservons d'abord à quelque mogul local associé à une banque ou une institution financière type fonds de placements de retraites ou autres la capacité d'acquérir une propriété d'envergure, comme l'est en ce moment Calon-Ségur (rien de conclu à ce jour, contrairement aux affirmations de la RVF).

On l'a dit ici : pour les chinois, cette affaire se présente trop tôt : ils sont encore en phase d'apprentissage. Ils ont le temps. Comme le Crédit Agricole est totalement tétanisé à son sommet par les errements gestionnaires de ces dernières années, à chacun de lister les banques ou fonds français ayant suivi une rigueur de gestion peu commune. La réponse viendra vite. Comme pour Lascombes.

En rive droite, rien ne bougera avant le classement définitif et chacun sait qui lorgne sur qui : on en fera vite des gorges chaudes car ce sera un beau combat de titans.

L'ingéniosité de la chose, est d'associer un détenteur lourd de capitaux n'y connaissant pas grand chose, à un "local" connaissant tout : de la plantation à la commercialisation en passant par la vinification. Ce peut être un mariage redoutable d'efficacité comme cela peut être porteur de rêves ± sympathiques. En fait, tout dépend de qui s'associe avec qui. On verra vite. De toutes façons, cela reste inabordable pour le privé venant d'ailleurs, tant il est vrai que les rentabilités dans le vin n'ont pas la même dimension temporelle qu'ailleurs.

A un niveau en-dessous, il y a les placements en partenariat sur quelques arpens de terre achetés sous forme de GFA ou de GVF. Là, la question de base est le niveau de confiance et d'honnêteté entre les deux partenaires : le financier et le vigneron. Il est fondamental pour l'homme des sous de trouver l'homme de l'art qui saura défendre avant tout une qualité du vin dans les meilleures conditions de la concurrence locale. Se risquer seul en Alsace ou en Bourgogne sans prendre un partenaire local, c'est simple : c'est aller au casse-pipe. Là encore, l'intelligence exige le partage.

Ailleurs, l'investisseur peut placer des fonds, plus liquides par définition, dans des institutions investissant dans le vin comme tant de sociétés anglo-saxonnes le proposent. Bien évidemment, là, tout dépend du sérieux de la gestion et surtout de la rigueur dans le choix des achats. Fatalement, il y aura au bout de la courbe, des échecs redoutables et des succès significatifs avec un gros milieu qui résistera peu ou prou aux excès, tant il est vrai qu'on oublie trop souvent que le vin est fait pour être bu et, qu'à part quelques rares et beaux cas audouziens, le vin a une naissance, une jeunesse, une maturité, une fin. Pas de raison qu'il nous survive ! Manquerait plus que ça !

Enfin, il y a l'amateur, celui qui a déjà son livret A complet et quelques sous de côté et qui arrive à convaincre Madame que ses choix sont mieux que bons et que, de toutes façons, au moins le vin on peut le boire. 

Celui là est le sage.

der

Quels seront les deux nouveaux propriétaires de ce joyau classé au potentiel unique ?


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