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[Critique] LE PRESTIGE

Par Onrembobine @OnRembobinefr

Titre original : The Prestige

Note:

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Origines : États-Unis/Angleterre
Réalisateur : Christopher Nolan
Distribution : Hugh Jackman, Christian Bale, Scarlett Johansson, Michael Caine, David Bowie, Andy Serkis, Piper Perabo, Rebecca hall, Samantha Mahurin, Daniel Davis, Jim Piddock, Christopher Neame, Mark Ryan, Roger Rees, Jamie Harris…
Genre : Drame/Thriller
Date de sortie : 15 novembre 2006

Le Pitch :
La rivalité entre deux prestidigitateurs dans le Londres de l’époque victorienne causée par la mort d’une assistante. Une rivalité qui repousse les limites de l’illusion….

La Critique :
Christopher Nolan est un oiseau rare. Là où beaucoup se contentent d’enfiler les blockbusters sans âme et sans prise de risque, le bonhomme réussit le pari d’allier spectaculaire, audace et intelligence, avec une élégance rare.

Le summum de cette élégance est atteint avec Le Prestige, une vraie merveille. Le scénario adapté par les deux frères Nolan est au départ issu d’un excellent roman d’une autre Christopher (Priest). L’intrigue du film en reprend donc une partie. Scénario des plus originals d’ailleurs. Certes, l’époque victorienne est une source d’inspiration pour de nombreux cinéastes, mais le fait de prendre pour héros des prestidigitateurs, apporte une touche inédite. D’autant que leur profession est au coeur du scénario, voire même de la structure du film. En effet, le film est conçu comme un tour de magie, et il s’avère d’une efficacité redoutable. Le prestige qui donne son titre au film est d’ailleurs une des étapes d’un tour réussi. Le film ne se limite pas à Londres puisqu’il nous entraîne aussi aux States, à Colorado Springs en particulier. Là on découvre un élément intéressant du scénario, le rôle du mystérieux savant Nikola Tesla…

Niveau casting, on a du lourd, du très lourd. Christian Bale (un habitué de la filmographie de Nolan) et Hugh Jackman campent respectivement Alfred Borden et Robert Angier, les deux rivaux. Scarlett Johansson campe Olivia, une assistante ambiguë et tout en charme (comme à son habitude quoi), Michael Caine est comme toujours tout en charisme et en présence discrète mais essentielle, David Bowie et méconnaissable en savant étrange et quant à Andy Serkis (Le Seigneur des Anneaux) il incarne un second rôle qui se passe d’effets numériques ce qui nous change !

Le film nous donne à voir des séquences visuellement superbes, dont deux en particulier : celle du champ de lumières électriques et celle des chapeaux qui s’avèrent puissantes et évocatrices. La photographie et la direction artistique sont au poil et les décors très léchés (mention spéciale aux théâtres que l’on découvre au fil du récit). Le récit justement est brillant, reposant sur l’illusion, son endroit, son envers et son importance et la dualité/rivalité entre les personnages. Il embrasse un grand nombre d’éléments ce qui lui confère une grande richesse. Les frères Nolan réussissent le tour de force de préserver la cohérence d’une intrigue très dense que plusieurs visionnages n’altèrent en rien.

Bref, Le Prestige est une pépite qui a su s’attirer les faveurs de la critique, comme du public.

@ Sacha Lopez

[Critique] LE PRESTIGE

Crédits photos : Warner Bros


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