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Purity Ring – Shrines

Publié le 27 août 2012 par Wtfru @romain_wtfru

Purity Ring – Shrines

Faire l’amour de partout et tout le temps: c’est vrai que c’est pas trop mal de pouvoir coucher avec un peu tout le monde de nos jours, voir même avec un peu tout et n’importe quoi.

   Plus besoin de se poser trop de questions : une soirée en boîte de nuit, une danse sauvage, un roulage de pelle agressif et le tour est joué, c’est dans la poche du slip.

   Il n’y a plus ce problème de « tourner autour du pot », on peut directement rentrer dedans les mains dans le dos.

   Pourtant, et oui il y a toujours des exceptions, ce n’est pas si facile pour tout le monde.  

   Il y a ceux, d’un côté, qui n’y arrivent pas, car l’appareil dentaire et les boutons fluorescents ne sont malheureusement pas encore devenus à la mode, et qui désespèrent, seuls dans le noir, en créant des skyblogs douteux sur des histoires d’amour avec des elfes.

   Ceux, qui vous sortent des grands « jvais mla faire cette tass », et qui finissent pote avec toutes les meufs qu’ils ont essayé de pécho, peuvent aussi rentrer dans cette catégorie sans problèmes.

   De l’autre côté par contre, il y a un genre bien particulier, ceux qui ont dit « non je ne veux pas » et qui ont décidé de suivre le modèle de notre boys band rockstar préféré : Les Jonas Brothers.

   Avec pour emblème, leur anneau de chasteté sur le majeur, ces personnes réussissent l’impossible, se retenir jusqu’au mariage, simplement grâce à une fusion entre l’esprit et une bague en carton. Une espèce de quête spirituelle afin de préserver sa pureté tout au long de sa vie un peu louche.

   Une seule bague suffirait apparemment pour vous permettre de vous retenir, et éviter tous ces râteaux un peu désagréables qui s’enchaînent au long de votre vie. Mais quel doit donc être le résultat, si chaque doigt de notre main enfilait une de ces bagues aux vertus soit disant « magiques » ?

   Et bien si le résultat en est Purity Ring, alors on peut foncer s’acheter ces bagues plaquées or.

   20 bagues, une à chaque doigt, c’est la stratégie qu’à décider d’adopter Purity Ring, un groupe tout frais tout neuf, qui en seulement un album, frappe fort, à coup de beats qui feraient chialer Kanye West de ne pas avoir pu rapper dessus avant et de voix suaves et vachement pures. 

   En se formant tout juste en 2010,  les deux canadiens, Megan James (vocales) et Corin Roddick (alchimiste des instrumentales) réussissent à sortir un premier album d’une si bonne qualité, que nos oreilles ont encore du mal à réaliser. Shrine (sorti sur 4AD) est la preuve que le mélange Dream pop/Witch House/Post-Dubstep est bien meilleur que n’importe quel smoothie existant sur cette planète terre. 

   On est du genre a accueillir la nouveauté avec plaisir d’habitude, mais là le charme opère bien trop rapidement, on se demande limite pourquoi la formule qu’utilise Purity Ring est si rare. Des beats mouvementés, originaux, et suffisamment entrainants pour laisser la place à la belle voix de Megan James.

   L’association des deux, devient logique au fur et à mesure que l’album s’écoute. On commence limite à avoir du mal, à voir l’un sans l’autre : de la witch house douce, Salem et sa grosse voix diabolique n’a qu’à bien se tenir.

   Composé de 11 chansons, Shrines est donc cette fraîcheur de la fin d’été qu’on attendait tout en voyant notre Tee-shirt trempé de sueur et notre compte bancaire complétement vide.

   Dès de le départ, Crawlersout nous permet plonger dans cette ambiance si particulière, une entrée dans la matière comme il se doit. C’est juste après, grâce Fineshrine qu’on a la fois envie de sauter dans tous les sens tout en étant captivé par une belle voix féminine.

   L’album pose ses bases petit à petit, chaque morceau trouve sa place, même si on se sent moins attiré parfois (Grandloves, Cartographist), Purity Ring nous rappel rapidement à l’ordre. On sait qu’on a fait un choix judicieux avec les superbes Saltkin et Odbear (entre autres).

Voici les sensations que peuvent vous donner ces quelques chansons :

   Crawlersout, c’est une espèce de compétition de breakdance dans un sanctuaire. Avec le rythme dans la peau,  et un style un peu mickaeljacksonien, ce lieu de culte se transformera en lieu de gloire pour vous, où tous ces adversaires déguisés en templier, deviendront vos mercenaires, comme des cons.

   Saltkin, c’est ce restaurant où le plat de résistance qui avait déjà mis une bonne heure avant d’être servi, se voit être bien trop salé. L’assiette vole dans la gueule du serveur, tout va en slow motion, vous croyez vous venez de faire un acte révolutionnaire de bogoss, mais vous êtes à l’Hippopotamus et tous les clochards s’en foutent.

  

   Odebear, poursuivi par un ours de la taille d’un lit 200x140cm, vous êtes perdu. Ses griffes et ses dents remplies de branches de bois vous laisse perplexe sur vos chances de survie. Heureusement que vos réflexes de scout vous permettre d’honorablement vous pisser dans le pantalon avant de vous faire manger la tête par un ours tout nu sous sel de bain.

   Blague à part, si vous ne l’avez pas encore compris, Shrines est un des meilleurs albums de l’été. Des beats pointus qui laissent chemin libre à la voix douce de Megan James, Purity Ring réussit à séduire, à toucher et à nous rendre accro à un album, qui se doit d’être entendu.

   Une formule gagnante, une association qui prend sa juste valeur à travers un album qui a tout pour plaire.

   Un nom qu’on retiendra pour la suite avec un premier album qu’on oubliera peut être avec toutes les sorties de la rentrée, mais qu’importe Purity Ring signe sur 4AD, sa place dans les groupes Witch-House sur lesquels on peut confortablement se reposer, et ca fait du bien, vraiment du bien.

Purity Ring – Shrines


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