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La page de Jacques Bousquet

Publié le 28 octobre 2012 par Albrecht

Mes anciens travaux

J’étais à Rome à l’Ecole française au Palais Farnèse en 1948-50, et j’ ai réuni mes travaux dans « Jacques Bousquet : Recherches sur le séjour des peintres français à Rome au XVII° siècle », sujet de ma thèse du Louvre en mai 1951, revu et édité seulement en 1980 à Montpellier, grâce à mes amis Michel et Mireille Lacave et J.P. Rose, que je n’ai pas assez remerciés.

Dans ce livre, j’avais étudié en chapitres successifs les ressources des archives romaines :

  • pour les hommes, Fonds de l’Académie de Saint-Luc et des paroisses,
  • pour les oeuvres, Fonds de Saint-Louis des français et documents des grandes famillles

(avec bien des lacunes que complètent les travaux ultérieurs, mais on a aussi oublié beaucoup d’éléments, que je suis le seul à fournir, malgré mes tables, car je donnais des listes d’artistes, et encore 45 planches d’oeuvres en relation avec mon sujet).

Entre temps, j’ai été archiviste de l’Aveyron, puis professeur d’Histoire de l’art médiéval à Montpellier, avec une thèse sur La sculpture à Conques au XII° siècle (publiée à Lille en 1973) et un travail complémentaire sur Le Rouergue au premier Moyen Age, publié par la Société des Lettres de l’Aveyron. Tout ceci pour dire que l’art du XVII° n’a jamais été mon thème essentiel, et je ne l’ai repris en 1980 que pour mieux l’abandonner ensuite. Que de travaux après 1950,  que je n’ai suivis que de loin.

J’ai pris ma retraite en 1986 et suis entré en 2006 à la Résidence Saint Cyrice de Rodez, mon pays natal. Depuis, mon fils Philippe m’a un peu initié à Internet, et il a ouvert de son côté un site : Artifexinopere, où il a déjà publié nombre de notes curieuses sur des tableaux de tous genres. Pour ma part, je n’ai jamais voulu ouvrir un blog ni envoyer des e-mails, refusant de me trouver en face de questions oiseuses quand il suffit de lire mes livres ou articles, et c’est si facile de les trouver avec Google !

Je repense encore en fouillant dans ma mémoire comment j’avais travaillé il y a si longtemps et fait des découvertes de textes, dont un sur la pose des tableaux de Caravage à Saint-Louis des Français (Revue du Louvre 1953 , n° 2, avec un texte de René Jullian qui publiait au même moment un livre sur lui, mais depuis, quel spécialiste n’a pas écrit son livre sur Caravage ! (Jullian a pu ainsi être du jury de ma thèse sur Conques en 1971, car il était également auteur d’études sur la sculpture romane italienne).

J’avais pu retrouver à la fois des oeuvres et son testament et inventaire après décès pour Charles Mellin, peintre lorrain alors totalement oublié, et trouvé aussi qu’on l’avait préféré à Poussin (en tant que fresquiste) pour un décor à Saint-Louis des Français. D’où ma participation au grand colloque Poussin et l’amitié d’André Chastel qui m’a poussé (mais pas seul) vers le professorat d’Université.

J’ai encore publié un article sur Jean Lhomme, compagnon de Valentin à Rome et « caravagesque » comme lui, dans la Gazette des Beaux-Arts de 1959. On a retrouvé un tableau de lui et j’avais pu le signaler dans ma « mise à jour » de 1980, mais après cette date et la grande exposition des « Caravagesques français » de 1973-74 préparée par Arnaud Brejon de la Vergnée et J. -P. Cuzin, je n’ai plus cherché à « suivre » pour un domaine où les publications et les expositions allaient en se multipliant.

La page de Jacques Bousquet

Retour au caravagisme

A 89 ans, j’étais très loin de tout, dans ma chambre de maison de retraite à Rodez, quand mon fils m’a apporté l’énorme catalogue « Corps et ombres » de la double exposition à Montpellier et Toulouse cet été 2012, qui passe en revue une foule de représentants du Caravagisme européen, surtout du Nord (un tableau pour chacun), jusqu’à ceux qui ne sont pas allés à Rome, comme Georges de la Tour (article de Paulette Choné). Par contre, Valentin, le plus grand des caravagesques français, n’est même pas à l’index !

J’y ai trouvé (p. 38) dans l’article de Gianni Papi un résumé de sa  « métamorphose » (terme malrucien !) du « Maître du Jugement de Salomon » en « Ribera jeune », avec la ré-exposition des oeuvres concernées, d’abord au Prado de Madrid, puis à Naples en 2011-2012.

Ce qui suit va donc être centré sur le « Maître du Jugement de Salomon », que je voudrais continuer à distinguer comme un caravagesque sans doute français, à cause de la monumentalité sculpturale de plusieurs figures et une certaine majesté même dans l’horrible.


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