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Skyfall : le paradoxe du grand père façon James Bond

Par Faichelbaum @faichelbaum

SkyfallJames Bond est l’une des sagas qui m’a le plus bercé depuis mes débuts de spectateurs. Ces longues soirées d’hiver à regarde le flegme britannique donner une leçon à ces vils espions russes ou ces escrocs en col blanc. Malheureusement, ce flegme britannique a pris un gros coup à deux reprises. Une touche trop américaine avec le style de Timothy Dalton. Une touche trop russe avec le style de Daniel Craig. Dès que je le vois, je repense à l’espion soviétique de Bon baiser de Russie. Bref, Skyfall est sorti vendredi donc obligation de le voir … puis de le critiquer

Le paradoxe de James Bond

Les épisodes 21 et 22 marquait un retour dans en arrière compliqué pour l’espion anglais. Il fallait revenir aux origines du personnes, tout en avançant dans le temps pour coller à la modernité de l’actualité. Compliqué mais pas impossible, jusqu’au moment où le lien devait être fait avec le reste de la saga. C’est le but de Skyfall.

Comment revenir sur l’origine de l’espion, de son univers, et continuer d’avancer ? Tout simplement en programmant une destruction globale de l’existant (MI6, M, …) pour repartir sur de nouvelles bases. Le film se charge donc de détruire le magnifique QG (réel) du MI6 pour le remplacer par les sous terrains de Churchill. “M” est mise sur le pilori pour annoncer son futur remplacement dès le début du film. Et Moneypenny fait enfin son apparition, justifiant au passage le petit jeu de séduction entre elle et Bond. Peu de gadget dans cet opus si ce n’est une petite balise radio old-school mais miniature de la part du nouveau Q.

Skyfall
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Là où ce James Bond échoue lamentablement ? L’ennemi. Ce n’est plus la mode aux magnats de la finance (bah oui, c’est l’heure de la crise donc on ne va pas taper sur la production). Et alors qu’un retour aux luttes contre l’armée rouge aurait été bienvenu, on ne nous annonce un ennemi bien pire : un renegat anglais … qui n’a rien d’anglais. Après tout, on n’a bien un espion soviet pour camper le rôle du plus anglais des espions. Alors on n’est plus à ca près. Et encore, je ne vous dit pas les crises de fous rires qui s’annoncent en regardant le jeu d’acteur de Javier Bardem.

Par contre, comme bien souvent, la bande originale est magnifique. Signée Adèle, s’il vous plaît (et il vous plaira).

Cette douceur ne suffira malheureusement pas à masquer la violence et le côté américain du film. On frappe. On tue. Et s’il y a des survivants on se pose des questions. Les James Bond girls sont là, mais au final, bien trop transparentes. Où sont donc passées les bases des bons vieux James Bond ? Réponse, espérons-le, au prochain opus. Pour le coup, j’ai bien failli m’endormir.

Skyfall


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