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Visite au Journal Sud-Ouest

Par Mauss

A l'invitation de Monsieur César Compadre, le "grand reporter" en charge du vin au Groupe Sud-Ouest, trop courte visite des locaux et surtout explication du système de travail dans ce monde étrange de la presse.

J'ai beaucoup appris.

D'abord, grosse différence avec les quotidiens parisiens (Figaro, Libé, Le Monde) qui n'ont qu'une édition. Ici, il y a 3 niveaux :

- les news qui concernent toutes les éditions

- les news qui ne concernent que le département d'Aquitaine

- les news pour chacun des autres départements où ce quotidien est "le" journal local.

- plus les infos spécifiques aux pages propres des grandes communes.

Bref : il y a 1000 salariés pour environ 300.000 exemplaires par jour, lus en moyenne par 3 personnes, soit autour de un million de lecteurs. Mais on est loin de la rentabilité d'APPLE ! Understatement !

Bien sûr, César Compadre, qui officie dans le vin depuis plus de 20 ans, a son propre réseau d'informateurs. Il n'empêche : le travail est assez dingue, tant il faut savoir choisir - puis savoir bien écrire - entre toutes les infos qui vous parviennent. Et les suppléments à nourrir, les permanences à assurer. La presse est vraiment un secteur à part !

Ajoutez à cela les ardentes obligations des news de dernière minute, politique, sociale, faits divers et vous imaginez le travail colossal des zeus qui doivent organiser les pages, chaque rédacteur, par nature, essayant toujours d'ajouter quelques lignes à son quota du moment. A se demander qui ne consomme pas de valium dans ce type de boulot :-)

Et tout le monde sait qu'à Bordeaux, c'est le grand écart dans le monde du vin. Aux châteaux prestigieux travaillant comme jamais la notion de marque, à la petite coop qui essaie de survivre, chacun essaie d'avoir un relais "presse" pour assoir un nom, mieux le faire connaître.

Des pressions ? Ma foi, non, ce ne semble pas être le cas. Si "chantage" à la pub il y a, cela semble nettement plus évident dans les journaux professionnels. 

Bref : je ne lirai plus les quotidiens de la même manière tant ici la notion de temps, de 24H et pas 25H impose une rigueur de travail qui est loin d'être la nôtre. 

Il me reste à visiter l'imprimerie : là, ça doit être du lourd de lourd, avec ces camions qui doivent livrer à Biarritz et autres pour 06H00 le matin.


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