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Rythme biologique et changement d’heure…le rôle de la lumière

Par Vincentguillet

Rythme biologique et changement d’heure…le rôle de la lumièreNous venons de passer à l’heure d’hiver, c’est donc le moment opportun pour faire un point sur l’horloge biologique qui rythme nombre de nos fonctions physiologiques et d’en apprendre un peu plus sur cette mécanique bien réglée, dont le principal facteur clé est la lumière.

Comme presque tous les animaux terrestres, nous vivons naturellement au rythme des saisons, du jour et de la nuit…Notre horloge biologique dicte certains phénomènes biologiques et fait en sorte qu’ils se répètent à intervalles réguliers dans le temps, comme par exemple l’alternance veille/sommeil.

Notre rythme est dit « circadien » car la période de ce rythme est d’environ 24h, un jour et une nuit. Il est défini génétiquement, c’est-à-dire qu’il est inné et ne résulte pas d’un apprentissage individuel.

Il existe plusieurs gènes codant diverses horloges biologiques : une horloge alimentaire a ainsi été décrite et réglerait la préparation digestive du repas à venir.

Notre rythme est synchronisé par différents facteurs de notre environnement dont le plus important est la lumière, même si d’autres synchroniseurs, notamment sociaux (réveil matin, bruit, …) s’adressent à notre cortex.

Comment ça marche ?

En effet celle-ci arrive directement sur la rétine de l’œil et emprunte une voie jusqu’à une partie bien précise de notre cerveau : l’hypothalamus, siège de cette précise pendule qu’est notre horloge biologique. Cette « pendule centrale » est reliée à de nombreuses autres « horloges périphériques » situées dans différents tissus dont elle coordonne l’activité.

De ce fait, la variation de la luminosité a des répercussions sur de nombreux paramètres biologiques : synthèses enzymatiques et hormonales (mélatonine, cortisol…donc une action directe sur notre métabolisme), l’alternance de phases de sommeil et d’éveil, la température corporelle, l’élimination…

Car la nature est bien faite : il paraît en fait tout à fait logique que notre corps soit mieux préparé à la digestion et à l’assimilation en plein jour car nous ne sommes pas censés manger la nuit, tout comme notre organisme fait en sorte que nous n’ayons pas à nous réveiller la nuit pour aller aux toilettes !

On comprend donc aisément pourquoi des perturbations de ce rythme circadien nous expose à des problèmes de santé physique et psychique : cette horloge naturelle peut être désynchronisée  par différents phénomènes : décalage horaire en cas de voyage dans des pays lointains, passage à l’heure d’été ou d’hiver, travail en « 3*8 », travail dans des locaux non éclairés par la lumière du jour (bureaux en sous-sol, métro, centres commerciaux…).

Les enfants et les personnes âgées sont les plus sensibles au changement d’heure. Il peut donc être conseillé pour ces populations de s’y préparer progressivement quelques jours avant tout comme on le ferait avant un grand voyage, en décalant progressivement l’heure des repas (en l’occurrence en les reculant petit à petit, par exemple d’un quart d’heure par un quart d’heure).

Outre le changement d’heure, le changement de saison va de pair avec une variation de la luminosité. Ainsi, lorsque les jours raccourcissent en hiver le niveau de luminosité est très bas et peut engendrer ce que l’on appelle la « dépression saisonnière» qui survient dès l’automne  : plus de l’ordre de la déprime que de la dépression , elle se traduit néanmoins par un manque d’énergie vitale, un moral plus bas, une fatigue chronique avec somnolence, une baisse de la libido, un stress plus élevé, une baisse de la productivité…

Pour réguler naturellement nos rythmes biologiques, il faut donc s’exposer régulièrement à la lumière du jour : garder les volets et rideaux ouvertes en journée, sortir à sa pause déjeuner, essayer de ne pas se lever trop tard même le we, faire du sport en extérieur plutôt qu’en salle dès que c’est possible…cela aura également l’avantage de potentialiser votre sécrétion de vitamine D ! Attention par contre à bien se protéger des rayons du soleil !

La luminothérapie est également un remède à envisager pour contrecarrer les effets néfastes de l’arrivée de l’hiver, notamment si l’exposition à la lumière du jour n’est pas ou peu possible : elle consiste à s’exposer à une « lampe » source de lumière spécifique semblable à la lumière naturelle, directement au niveau des yeux. Elle aide à recaler l’horloge interne et à déclencher les secrétions hormonales adéquates au bon moment.


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