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Cher Charles, passe du temps avec les enfants, mais oui, « BOSSE COMME UN CAVE » pour un meilleur futur.

Publié le 29 avril 2013 par Donquichotte

Mon fils a écrit dans son blog... j’ai fais un commentaire...

Encore et encore et encore — jusqu’à quand?

CharlAC | 16 avril 2013

On est entré depuis quelques années dans une société de consommation qui laisse peu de place à ceux qui ne veulent pas rentrer dans le rang. Tu le dis, la richesse fait rêver. Mais même sans richesse, le monde de la consommation, et cette « imaginée » liberté qu’elle semble octroyer sont des leurres, mais des leurres qui se sont transformés en mythes, et en un objectif précieux à atteindre, un « dessein de vie » ; et de plus, cette « imaginée » liberté  qui s’est emparée de chacun garantit une « addiction » au modèle du capitalisme moderne. Pourquoi dis-je moderne ? J’aurais pu dire actuel. C’est surtout parce qu’il a pris une ampleur mondiale et que, par exemple, - c’est grâce principalement aux systèmes de communication (entendons Internet et les réseaux sociaux) – il est devenu le « modèle de société et d’économie » auquel « toutes » les sociétés aspirent. Le plus petit état pauvre y participe, notre modèle l'a rejoint.

Inutile de dire à ces sociétés que, si elles maintiennent le cap du progrès et du développement tel qu’il est enclenché par la Chine et l’Inde, par exemple, nos ressources seront vites épuisées. La planète va sauter toute seule.

La spiritualité, je dirais plutôt la « foi » en quelque chose de différent, de plus équilibré-juste-équitable-écologique, tel un monde dit abusivement « utopique », j’entends tout simplement un monde qui n’existe que dans nos « rêves » actuellement, mais qui est définissable, imaginable, concret aussi, (démocratique et tout le tra-la-la), est la seule voie possible.

Une amnésie erre en nous : notre "origine". Car celle-ci est tombée dans l’oubli, et c’est volontaire, personne ne veut retourner à l’âge des cavernes, ni même à des idées de monde dont on rêvait il n’y a pas si longtemps, des idées très simples « d’égalité, de justice, de fraternité ». Bien sûr ! C’est du « has been », dit-on, et de plus, elles ont foiré, ces belles idées. Mais l’oubli est effrayant, quand je comprends qu’il contient quelque chose qui fait peur. Nous avons peur de voir en arrière, oui, peur de voir surtout ce long périple entre ce que nous avons été - avec nos ambitions, nos rêves, nos frasques parfois - ce que nous sommes devenus. Trop de leçons qui risqueraient de nous ouvrir les yeux sur ce qui nous attend... la mort, moins belle que nous ne pourrions l’imaginer. Crever sous des missiles atomiques, heurk !

Ce que je veux dire principalement, c’est que nous sommes incapables de penser « l’originaire ». Nous sommes des handicapés du futur. Et il n’y a rien entre les deux... à moins que ne surviennent une idée géniale, une catastrophe géniale, un chef génial, une émotion-impression-collective géniale... qui pourraient nous faire dévier du futur qui se profile, et nous rapprocher un peu plus de nous-mêmes, acteurs fébriles-intelligents-éclairés de notre destinée.

Je rêve ? NON. Il existe des pensées qui dérivent de nulle part, et qui peuvent survenir. Je crois aux pensées, comme je crois aux mots qui la diront, et à l’agir qui les mettront en pratique. Le mot vrai peut surgir qui engage au réel atteignable. Je rêve ? NON. « Le bien que nous avons reçu en naissant est la vie. Tout le reste est la mort » (Pascal Quignard, dans « Le nom sur le bout de la langue »). Alors, « à l’œuvre », comme dirait  Hélène Maurel-Indart.

Ce que je sais du monde parfois me dégoûte, c’est peu dire. Mais je continue de rêver, et même si je sais que le rêve est « une tétée de l’irréel » (comme le dit Quignard), je sais aussi qu’il est « le lit étrange de la mémoire » ; et c’est ainsi que mon pessimisme s’enhardit, devient éclairé et cesse de s’assombrir davantage. Il se critique et passe le cap de l’espoir. Ainsi, comme les hommes créent leur vie, je suis plutôt enclin à leur donner un bon de sortie pour le futur, un futur qu’ils construiront pour peu qu’ils ne désireront pas mourir. Je crois à l’illumination de « jours de colère et de révolte » à venir. C’est ma « foi ».

Cher Charles, passe du temps avec les enfants, mais oui, « bosse comme un cave » pour un meilleur futur.


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