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Critique: prisoners

Par Cinedingue @cinedingue

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Dans la banlieue de Boston, deux fillettes de 6 ans, Anna et Joy, ont disparu. Le détective Loki privilégie la thèse du kidnapping suite au témoignage de Keller, le père d’Anna. Le suspect numéro 1 est rapidement arrêté mais est relâché quelques jours plus tard faute de preuve, entrainant la fureur de Keller. Aveuglé par sa douleur, le père dévasté se lance alors dans une course contre la montre pour retrouver les enfants disparus. De son côté, Loki essaie de trouver des indices pour arrêter le coupable avant que Keller ne commette l’irréparable… Les jours passent et les chances de retrouver les fillettes s’amenuisent…

Trois ans après le choc "Incendies", le Québecois Denis Villeneuve revient avec cette fois une grosse production américaine et le casting qui va avec: Hugh Jackman, Jake Gyllenhall, Paul Dano et Melissa Leo. Prisoners est cette fois un pur thriller qui ambitionne durant ses 2h30 d’aller au-delà du simple frisson pour poser des questions sur la religion notamment et la vengeance. Les deux missions sont parfaitement remplies; quelque part entre le Silence des Agneaux et Mystic River, Prisoners distille une angoisse qui ne nous lâche pas du film, évitant les artifices type "Jump Scares". Le travail assez fouillé sur les personnages permet au spectateur de se mettre en situation et de se demander ce qu’il ferait par exemple à la place de Keller qui, tout en priant régulièrement franchit les limites en s’en prenant à celui qu’il croit coupable. Remarquablement interprété et bénéficiant d’une très belle photo, Prisoners n’est pourtant pas sans défaut, notamment son scénario qui multiplie excessivement les fausses pistes et rebondissements au détriment d’une simplicité qui aurait été louable.

Dans le genre, Prisoners reste malgré tout comme ce qui s’est fait de mieux depuis quelques années.

NOTE: 7.5/10

 


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