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Pasadena Roof Orchestra - De Roma- Borgerhout ( Antwerpen), le 27 octobre 2013

Publié le 27 octobre 2013 par Concerts-Review

Une matinée au  Roma, la plus ancienne ( et plus kitsch) salle de spectacle anversoise.

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En sachant que le band programmé a pour nom Pasadena Roof Orchestra ( né en 1969), tu te rendais bien compte que tu n'allais pas croiser le jardin d'enfants, grâce à JP, la moyenne d'âge de l'assistance est descendue à 79 ans et quelques mois.

 L'heure de début des activités ( 15:00) est donc des plus pertinentes.

 A l'accueil, un personnel charmant t'indique que JP et ses objectifs sont déjà installés à la table de Mijnheer en Mevrouw De Mulder, accompagnés par la belle-maman de Monsieur dont nous complimentons la mise-en-plis soignée!

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15h pile,  a 10-piece orchestra fait son apparition.

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 A gauche, un piano manipulé par le comique de la bande, maestro Simon Townley - à l'avant-plan, a  three-strong brass section ( trombone, trompettes - sous réserve: David Fort, Malcolm Baxter et  Adrian Fry)  et a three-piece woodwind section ( saxophones en tous genres, clarinettes - même remarque: Sam Bullard, David Pritchard, Oliver Wilby ) - seconde ligne: les drums tenus par John Sutton, un guitariste/ banjo relativement jeune, Graham Roberts et le contrebassiste/ sousaphone, David Berry.

Une mise impeccable, black suits, bow ties.

The show ( 'Ladies and Gentlemen') can begin , un instrumental, 'Casa Loma Stomp' du Casa Loma Orchestra faisant fureur à la fin des années 20, début des années 30!

Un plongeon ( double salto) dans les années Charleston / Foxtrot, en filigrane des épreuves sépia ( Man Ray, of course) de Josephine Baker, de Louise Brooks ou  de Gatsby le Magnifique...

C'est grandiose, tu t'imagines te retrouver dans les salons du Titanic, quelques mois avant sa rencontre avec un

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iceberg.

Arrivée du bandleader/ vocaliste  Duncan Galloway, il déterre Irving Berlin, 'Let yourself go'. T'avais bien envie, il n'y avait pas de piste de danse et la plus jeune demoiselle dans l'assistance se tapait 81 printemps!

Too bad!

Duncan: ce matin, j'ai raconté à ma fillette ( 8 ans) que l'Orchestre se produisait à Anvers, Belgique.

La Belgique?

Oui, le pays qui va remporter la coupe du monde au Brésil!

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Sourires et applaudissements, puis vient le classique  'Puttin' On The Ritz'.

Nostalgie, tu me dis!

Ni toi, ni moi, nous n'étions nés, n'empêche cette musique indémodable reste fascinante!

A romantic tune to follow, 'When You've Got a Little Springtime in your Heart', du miel!

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Lorsque Simon, en sosie de Woody Allen, entame un pas de danse avec une compagne imaginaire, tu ne peux réprimer un grand éclat de rire!

C'est pas pour rien que Bryan Ferry a demandé à plusieurs membres du Pasadena Roof Orchestra de participer à la confection de son 'The Jazz Age',  ces musiciens sont tout bonnement fabuleux.

Mise en évidence du tenor saxophone pour un swing de Fletcher Henderson and his Orchestra, puis ' 42nd Street', tiré du Broadway  musichall du même nom. Pas de claquettes, ni de sexy ladies, mais un son velouté!

Fats Waller, pour permettre à Simon de faire son numéro Jerry Lewis ( pas Jerry Lee Lewis!), 'Honeysuckle Rose'.

Ladies and gentlemen, je tiens à vous présenter le plus jeune élément de l'ensemble... ils sont sept à se lever, il s'agit du trombone, il aura droit à une tirade pendant 'You're driving me crazy'.

'Top hat, white tie and tails' popularisé par Fred Astaire, puis un petit tour au Cotton Club ou un jeune bandleader de nom de Duke Ellington fait sensation , le suave 'The Creole love call' .

We're Englishmen, we need a cup of tea, avant la pause on vous confectionne' The lullaby of Broadway'.

Ton père ne jurait que par la version de Doris Day, il aurait adoré le Pasadena Roof Orchestra!

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Set deux.

Un passage au vestiaire, les musiciens arborent white jackets over  black trousers, une fleur rouge à la boutonnière.

Wouah, gémit Madame De Mulder, après une observation, à Gaston, son conjoint, t'as vu comme ils sont beaux, toi, t'es pas rasé, ton costume du dimanche pue la naphtaline et tes molières ne sont pas cirées, la matrone se met à pleurer en entendant 'Cheek to Cheek'.

Un autre standard, 'Bei mir bist du schon', suivi d'un Big Crosby, le gars qui chante comme a car with a flat tyre, d'après son copain Bob Hope, 'Where the blue of the night meets the gold of the day'.

Un nouveau numéro  de bouffon de l'ineffable pianiste, transformé en pinson amoureux, puis un morceau composé par Duncan, 'I'm all in for you', la même sophistication que les early swing tunes ancrés in the memory lane.

1925 ' Sweet Georgia Brown' précède un morceau dixieland  interprété en version réduite ( à six), avant de voir

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l'ensemble au complet engager ' Change partners', titre que nous refusons de jouer lors de mariages, indique le maître de cérémonie.

Un brin de philosophie, 'It don't mean a thing', Mister Townley tricote à l'aise, puis passe le relais à un sax capricieux, les cuivres dans leur ensemble sautent dans le wagon, dans la salle, les ancêtres swinguent!

Louis, t'es là?

Oui!

Envoie le  'Sugar Foot Stomp'.

Beau travail d'équipe et sprint final énervé.

Duncan s'éponge, faut se calmer, les petits gars, un dîner aux chandelles et comme dessert un moelleux, 'Goodnight, sweetheart'!

Antwerp, pas question de se quitter on a slow tune, on termine avec le 'Tiger Rag' datant de 1917.

Mettez un tigre dans votre moteur, un papy dans l'assemblée se souvient de la pub et pousse un rugissement effrayant.

Simon, le clown, vient pousser la chansonnette avec le distingué bandleader, un final feu d'artifices et applaudissements nourris.

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Un bouquet pour chaque musicien , puis les rappels!

'Nagasaki' aux acrobaties vocales nippones friponnes et 'Home in Pasadena' ...where grass is greener..

The dream is over, faut se taper l'agressivité urbaine,  les rues puantes, le trafic crispant, la vulgarité ambiante de notre 21ème siècle pourri!

Photos: JP Daniels  & Michel


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