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The Crow

Publié le 15 juin 2014 par Cinephileamateur
The Crow De : Alex Proyas.
Avec : Brandon Lee, Michael Wincott, Ernie Hudson, David Patrick Kelly, Angel David, Rochelle Davis, Michael Massee, Bai Ling, Laurence Mason, Bill Raymond, Marco Rodriguez, Sofia Shinas, Tony Todd, Jon Polito, Anna Levine...
Genre : Fantastique.
Origine : États-Unis.
Durée : 1 heure 41.
Date de sortie : 3 août 1994.
Synopsis : La veille de leur mariage, Eric Draven et Shelly Webster sont sauvagement assassinés. Un an plus tard, un corbeau ramène Eric à la vie au cœur d'une ville plongée dans les ténèbres. Eric va se laisser conduire là où sa vengeance l'appelle. Pour que justice soit faite. Pour l'amour de Shelly.
Bande annonce originale
"Quand un immeuble est ravagé par les flammes, il ne reste qu'un tas de cendres. Avant je croyais que c'était pareil pour tout : La famille, les amis, les sentiments. Mais maintenant je sais que parfois, quand deux personnes sont faites pour être ensemble, quand leur amour est vraiment fort, rien ne peut les séparer. "
4.5
The Crow
Ça faisais une éternité que je voulais revoir "The Crow". Je ne l'avais pas revu depuis un bon moment maintenant mais j'en gardais malgré tout un très bon souvenir. Du coup, lorsqu'on m'as proposé de le revoir, je ne me suis pas trop fait prier et c'est avec un certain plaisir et une sensation de retour à l'adolescence que j'ai inséré mon dvd dans le lecteur.
Et mon sentiment vis à vis de ce film est toujours aussi intact. J'ai de nouveau passé un très très bon moment devant ce scénario écrit par David J. Schow et John Shirley d'après l'oeuvre de James O'Barr. Cette histoire de revenant qui vient chercher vengeance et justice après son meurtre et celui de sa fiancée me botte toujours. Pourtant, je reconnais qu'il y à quelques facilités scénaristiques et que le résultat s'avère même avec le recul un brin prévisible mais la magie opère toujours avec ce mélange de drame et de fantastique parfaitement bien dosé.
Si le film possède aussi une petite dose d'humour qui n'est pas négligeable, j'ai bien aimé aussi le portrait assez sombre qui est faite de cette société en proie à la violence et à une certaine forme de chaos. Derrière le divertissement, la satire est assez bien mené. C'est par moment assez dur psychologiquement. Une violence qui marque plus les esprits comme pour le meurtre de Shelly qui nous revient sous forme de flashback et qui est loin d'être gentillet sans pour autant tomber dans le voyeurisme gratuit. Alors oui, parfois la romance se fait peut être un peu lourde mais elle ne fait qu'accentuer la sympathie que l'on peut avoir pour Eric Draven et sa vendetta personnelle.
Eric Draven justement est très bien incarné par un Brandon Lee charismatique. Je regrette son tragique destin (comme celui de son père d'ailleurs) car j'aurais vraiment aimé voir plus de choses avec lui. Les quelques films qu'il à pu faire avant "The Crow" ne vend pas forcément du rêve (c'est peut être très bien je n'en sais rien vu que je ne les ai pas encore vu) mais ce film aurait vraiment pu lancer une carrière je pense car avant ce tragique "accident" qui fera de Draven son dernier rôle, le comédien nous montre qu'il peut quand même porter un film sur ses épaules. Il y à bien sûr des maladresses parfois, quelques légèretés (dû aussi au scénario je pense) mais son interprétation me plait toujours autant.
Derrière, le reste du casting suit bien. On retiendra surtout Michael Wincott en très bon Top Dollar (il est vraiment très bon pour incarner des méchants cet acteur je trouve) même si il tarde à être vraiment exploité ou encore Ernie Hudson en Albrecht pour qui ont à vite de la sympathie aussi (dommage d'ailleurs qu'on exploite pas plus ce personnage non plus ainsi que son passif avec Torres même si ce dernier est joué de façon très caricatural par Marco Rodriguez). Côté méchant, même si il font plus office de cibles ambulantes qu'autre choses, j'ai bien aimé aussi Bai Ling en Myca, David Patrick Kelly en T-Bird et Laurence Mason en Tin-Tin.
On peut également noter que la jeune Rochelle Davis s'en sort plutôt bien en Sarah. C'est un personnage pour lequel j'ai toujours eu beaucoup d'affection aussi (tout comme dans la série télévisée avec Marc Dacascos que je voudrais revoir d'ailleurs) même si là encore, quitte à l'évoquer, on aurait pu faire quelque chose de plus consistant quand à sa relation avec sa mère Darla, bien joué par Anna Levine qu'on voit au final très peu. Le personnage de Shelly Webster interprété par Sofia Shinas aurait lui aussi pu avoir plus de consistance surtout que c'est quand même pour elle que Eric Draven revient d'entre les morts (en même temps, ça permet d'accentuer plus son amour pour elle que sa fiancée en elle même).
Sinon, même si je n'ai pas vu toute sa filmographie, j'aime beaucoup le travail d'Alex Proyas. Ici, le cinéaste signe une nouvelle fois une mise en scène très soigné et assez efficace. Il y à pas mal de bonnes recherches dans ses angles de vues et certains plans restent bien en mémoire et contribue à donner son identité au film. Sans jamais trop en montrer, il nous dépeint assez bien la violence de son récit et utilise bien l'humour noir même si je pense qu'il aurait aussi pu aller encore plus loin. Le montage est efficace en tout cas et le long métrage possède son identité propre.
Maintenant, visuellement le film à quand même pris un coup de vieux. Je sais pas si le blu-ray le réhabilite vu que je l'ai vu en dvd mais on sens quand même le côté carton et maquette par moment pour la ville (un peu comme dans "Dark City") mais cela lui donne un certain charme malgré tout sans jamais trop tomber dans le kitsch. Certaines insertions sont parfois douteuses mais ça marche quand même. J'ai de toute façon une nouvelle fois tellement été pris par cette histoire que cela ne m'as pas dérangé plus que ça je dois bien l’admettre c'est juste qu'au moment où j'écris ses lignes, le film à 20 ans et cela se sens bien.
Il y à aussi par moments quelques petites lenteurs ce qui fait que je me dis aussi que le film aurait peut être pu aller plus loin encore et gagner en dynamisme mais d'une manière générale, je ne me suis jamais ennuyé et je suis toujours resté captivé de bout en bout même si j'en connaissais l'issue. Classique, la bande originale composée par Graeme Revell fait son boulot aussi avec des teintes assez rock qui me plaise bien. Elle colle en tout cas bien avec l’atmosphère générale et c'est toujours un plaisir pour moi que d'écouter cette bande originale.
Pour résumer, c'est toujours un plaisir pour moi que de revoir "The Crow". Le film (ainsi que la série télévisée qui à suivi) à bercé une bonne partie de mon adolescence et aujourd'hui encore, même si le long métrage vieilli, ça fonctionne toujours sur moi. C'est typiquement le genre de personnage que j'aime bien évoluer surtout qu'Alex Proyas livre une très bonne mise en scène. J'ai bien sûr quelques regrets, tout n'est pas parfait mais mon ressenti vis à vis de cette œuvre reste inchangé avec en prime l'aura de Brandon Lee, très bon Eric Draven, qui n'aura malheureusement pas la chance de revenir quant à lui...
The Crow
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