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Aujourd'hui, j'ai testé –du pain brésilien aux deux fromages

Par Ajdjaiteste

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A partir d’aujourd’hui, on va moins entendre parler de foot et de Brésil. Ça tombe bien, parce qu’à vrai dire, je commençais à en avoir un peu assez ! Evidemment, je ne suis ni contre le sport ni contre le pays, mais depuis un peu plus de quatre semaines, on n’arrête pas –et je commençais un peu à faire une overdose… Il faut savoir que Monsieur a regardé puis essayé de me raconter tous les matches (ou presque).

Cette Coupe du monde aura été pleine de surprises : la raclée infligée au champion en titre, les percées algérienne et belge, les crocs de Suárez, le redressement français, les pouvoirs d’Ochoa, … Mais surtout l’humiliation de la Seleção qui, bien que très décevante sur le terrain, pas particulièrement sympathique à l’écran, ne méritait pas ça.

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Le score de ce match du 8 juillet en aura choqué plus d’un et aura suscité chez beaucoup –insensibles Argentins mis à part– une empathie certaine aussi bien pour les vaincus que pour leur nation toute entière, hôtesse de l’événement. 

Malgré toutes leurs recettes alléchantes, j’avais choisi de ne pas imiter la blogosphère et la plupart des éditeurs, mais après cette défaite qui restera inévitablement dans les annales, j’aimerais finalement rendre un hommage au Brésil, aussi humble soit-il. 

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Grâce à soeurette qui avait rapporté quelques cadeaux gourmands de son séjour à São Paulo (merci !), j’avais déjà goûte au pão de queijo il y a plusieurs semaines, lors du délicieux brunch anniversaire de maman. On avait tous aimé cette nouveauté qui nous avait rappelé les gougères françaises –en trois fois moins gras. Elle avait alors préparé les petits pains elle-même, mais aujourd’hui j’ai testé moi-même la préparation de Yoki, à base de fromage, farine de manioc et sans gluten. (Vous pouvez en trouver dans des épiceries spécialisées ou encore ici.)

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Pour les préparer, impossible de faire plus simple : on verse l’intégralité du sachet (250 g) dans un saladier, on rajoute 100 ml d’eau, 2 oeufs entiers et on malaxe avec les doigts. Lorsque l’on obtient une pâte homogène et élastique, on pétrit pendant environ 3 minutes avant de façonner des boules de la taille d’une balle de golf ou de ping-pong ; on les place, bien séparées car elles doublent de volume, sur une plaque et on enfourne 35 minutes dans un four pré-chauffé à 180ºC. 

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C’est censé se manger chaud au petit-déj’ avec un café, mais personnellement je les préfère à température ambiante pour l’apéro. Surtout depuis que je les ai testées à ma façon : fourrées de fromage frais à la poudre de poivron épicé. C’est soeurette qui m’a expliqué que ces pains s’accompagnaient souvent de fromage type cream cheese, et vu les énormes alvéoles qui se forment à la cuisson, je les avais imaginés en éclairs salés, car leur texture est très similaire à celle de notre pâte à choux.

Aujourd’hui, j’ai repris le conseil de soeurette pour suivre mon idée et j’ai rajouté un succulent ingrédient espagnol –merci Carmen !– que je n’avais jamais utilisé dans ma cuisine : le Pimentón de la Vera, utilisé entre autres pour parfumer le chorizo.

   

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Pour fourrer vos “choux brésiliens” au fromage à l’espagnole, mélangez une cuillère à café de poudre de poivron fumé à 100 grammes de St-Morêt ou autre fromage frais, et utilisez une poche à douille si vous voulez faire ça plus proprement. Oui, chez moi ça dépasse un peu… Disons que ça n’était pas pour un buffet chic mais pour un apéro foot. (Honnêtement, j’avais la flemme de nettoyer la poche, je l’admets.)

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C’était irrégulier mais quand même très bon… Et la prochaine fois je testerai peut-être avec du thon ou des rillettes.

Obrigada e bom apetite!


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