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Taïni and Strongs des Lyonnais tout droit sortis d’un bon Tarantino

Publié le 02 septembre 2014 par Camillegreen @camillegreen03

Taïni and Strongs des Lyonnais tout droit sortis d’un bon Tarantino

Autoportrait d'Ambre - août 2014

« Bang ! », un nom particulièrement bien trouvé pour le premier album pop rock du groupe Taïni and Strongs composé de quatre musiciens et d’une chanteuse au timbre de voix facilement reconnaissable. Ces cinq lyonnais âgés de 23 à 37 ans ont réussi avec brio un album entrainant où ils mélangent des titres qui pourraient tout droit être sortis d’un film de Tarantino et un côté street art acidulé porté par la pochette de l’album signée par l’artiste peintre Jakè. Rencontre avec Ambre, chanteuse et instigatrice du groupe qui a soufflé cette année ses trois bougies.

Taïni and Strongs des Lyonnais tout droit sortis d’un bon Tarantino

© Jakè

Comment as-tu décidé de devenir chanteuse ? Mon goût pour la musique vient de mes parents mélomanes, ils écoutaient beaucoup de musique à la maison : Michael Jackson, Steve Wonder, Deep Purple, les Beatles, Queen. Et je me souviens que j’assistais aux répétitions du Groupe de ma tante. Elle était fan de Bowie et m’a transmis sa passion pour la musique. Je suis entrée au Conservatoire municipal à l’âge de 4 ans. A 6 ans, j’ai décidé de faire du piano. A 12 ans, j’ai monté mon premier groupe et puis à l’âge de 20 ans, j’ai décidé d’en faire mon métier. Comment as-tu rencontré les 4 garçons qui forment avec toi le groupe Taïni & Strongs ? Je suis le lien entre tous les musiciens : Alwin (clavier) est mon meilleur ami, j’ai rencontré Mathias (guitare) au Conservatoire à Lyon, Damien (basse) est un ami d’un ami et Nicolas (batterie) est une connaissance de Damien. Que signifie le  nom du Groupe Taïni & Strongs ? Il est toujours compliqué de trouver un nom de groupe, ça prend du temps. Taïni & Srongs est un jeu de mot car je ne suis pas très grande, on a donc voulu mettre en avant le fait que je suis une petite femme au milieu de quatre garçons. Ainsi « taïni » signifie petit en anglais (ndlr « tiny ») et capitaine en japonais. 

Taïni and Strongs des Lyonnais tout droit sortis d’un bon Tarantino

© Laurie Franck


Vous vous définissez comme un groupe de « power pop anglophone lyonnais », qu’est-ce que cela signifie ? On trouve que c’est un peu réducteur d’avoir à définir notre musique. Du coup, derrière le concept « power pop » on veut montrer que notre projet pop est très rock’n’roll durant nos concerts notamment, avec des touches d’électro. On chante en Anglais d’où le terme « anglophone » tout en étant originaire de Lyon ! Après avoir sorti un EP en 2011, le groupe a sortie en 2014 son premier album en anglais intitulé « BANG ! ». Que raconte cet album ? C’est la photo d’un instant de vie. On le définit comme un concept album assez cinématographique, il y a beaucoup d’images et de références. C’est un pèle mêle au même titre que la pochette de l’album. Il s’agit du premier jet de notre histoire, un résumé d’un peu moins de 3 ans de vie de groupe. Pour cet album, j’avais vraiment envie de chanter en anglais, c’est ma culture musicale et cette langue sonne plus simplement que le Français pour moi.

Taïni and Strongs des Lyonnais tout droit sortis d’un bon Tarantino

© Laurie Franck


Aujourd’hui beaucoup d’artistes sortent également leur album sous la forme de vinyles, pourquoi ne pas l’avoir fait ? J’aime bien ce côté vieille école et si nous avions eu assez d’argent nous aurions sortie l’album sous la forme de vinyles. En tant que spectatrice, j’apprécie les CD en tant qu’objet et j’aime encore les acheter. Le groupe est présent sur Facebook, avez-vous prévu d’ouvrir un compte Twitter ou Instagram ? Pas dans l’immédiat. Le concept des réseaux sociaux est génial et complètement « affreux ». Facebook est un super outil qui nous permet de communiquer gratuitement sur des dates de concert, notre actualité, l’album. De façon ponctuelle, on peut partager des moments de vie du groupe mais notre vie privée reste personnelle. Il faut communiquer auprès du public mais dans la limite du raisonnable car notre vie quotidienne n’est pas très intéressante. Le statut d’intermittent du spectacle est souvent remis en questions, est-ce un statut indispensable pour vivre votre vie d’artiste ? Dans le groupe, 3 membres sur 5 sont intermittents. C’est un statut qui nous permet de survivre tout en nous laissant la possibilité de créer à côté. En 2 ans, le groupe a fait près de 90 concerts. Comment vous préparez-vous avant vos concerts ? Nous répétons beaucoup avant d’arriver sur scène, nous travaillons tous dur techniquement. Tous les membres du groupe sont d’ailleurs très exigeants avec eux-mêmes. Travailler autant nous permet d’être libéré sur scène.  Cela nous permet de lâcher prise et laisser la magie opérer. Ainsi on évite le copier-coller de nos « lives ». Ce n’est jamais le même concert même si les chansons sont les mêmes. Il faut venir nous voir sur scène, ça vaut le coup ! Le deuxième album est-il déjà en cours de préparation ? Certaines chansons sont déjà écrites et cet album sera dans la même lignée que le premier. Tu rêverais de collaborer avec qui pour ce prochain album ? Je ne serai pas contre que Jack White réalise cet album ! Dates de concerts 27 septembre : Towerfest à Violay 24 octobre : Le Silex à Auxerre w/Mademoiselle K 30 octobre : L'Antidote à Bordeaux 7 novembre : Music Bar au Havre Taïni & Strongs en ligne Site Internet Facebook Soundcloud

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