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Jumanji

Publié le 22 septembre 2014 par Olivier Walmacq

Enfermé durant des années dans un jeu de plateau dangereux, Alan Parrish revient dans le monde réel grâce à deux enfants ayant réactivé le jeu. Mais la partie n'est pas terminée...

Jumanji (affiche)

La critique joueuse de Borat

Au cours de la moitié des années 90, Robin Williams a accumulé les rôles, pas forcément les bons, ni les premiers rôles. C'est même assez sinistre qu'un acteur de sa trampe soit tombé assez rapidement dans l'oubli auprès des studios hollywoodiens, tout du moins que ces derniers lui ont fait cachetonné dans un grand nombre de films, histoire d'avoir une bonne ressource. On peut prendre le même exemple avec des acteurs comme Robert De Niro et Al Pacino qu'il a cotoyé (respectivement dans L'éveil et Insomnia), aujourd'hui réduit à des productions bas de gamme. Jumanji apparaît donc comme une des rares exceptions dans laquelle Williams est au centre d'une grosse production. Produit par la Columbia, le film est réalisé par Joe Johnston souvent considéré comme simple faiseur mais savant manier les effets-spéciaux comme le prouve ses premiers pas aux côtés de Steven Spielberg et George Lucas ou Chéri j'ai rétréci les gosses. L'air de rien, Jumanji est un gros défi pour ILM puisqu'un grand nombre d'animaux ont été réalisé en images de synthèse.

Jumanji (photo 1)

Néanmoins, il faut bien avouer que le film a pris un petit coup de vieux, la principale raison étant que la plupart des animaux en mode foule sonnent complètement faux. Certainement les années même si certaines séquences sont impressionnantes comme celle où ils sortent du jeu pour défoncer la baraque! Il y a aussi ce passage savoureux avec la plante carnivore ou celui où Williams se retrouve entre les deux planchés. Mais pour les rhinocéros et autres crocodiles on aura un peu de mal à ne pas fermer les yeux sur l'âge, même si on a vu bien pire. Par exemple, ces animaux font un peu tâche face aux dinosaures de Jurassic Park réalisés par les mêmes bonhommes deux ans plus tôt. Mais bon cela n'empêche pas Jumanji d'être un divertissement tout à fait convenable au regard de certaines grosses productions actuelles. Le concept du film est d'ailleurs assez attrayant. En 1969, les jeunes Alan et Sarah jouent au Jumanji, jeu de plateau découvert par le premier. Suite à un mauvais lancer, Alan est littéralement aspiré par le jeu et n'en ressort qu'en 1995 lorsque les jeunes Judy et Peter jouent au jeu eux-aussi. Mais pour que tout soit bon il faut retrouver Sarah. Commence alors une aventure riche en rebondissements.

Jumanji (photo 2)

Le Jumanji en lui-même est un jeu dangereux puisque fait déchaîner les animaux dangereux, vous chasse avec le colonial Pelt et peut vous punir si vous ne jouez pas le jeu (le pauvre Peter l'apprendra à ses dépends en devenant un petit singe). Williams est comme souvent parfait dans son rôle, enfant qui a dû devenir un homme seul loin de sa famille. Il est aussi responsable du désert ambulant qu'est devenu la ville, puisqu'elle était entièrement régie par l'usine familiale. Son père, avec lequel il s'était engueulé avant de partir, n'a pu se faire au deuil de son fils. Le personnage a en sorte un beau point de vue émotionnel. Le reste de la distribution s'en sort également bien que ce soit les adultes ou les enfants (Kirsten Dunst pas encore scream queen) Pour le reste, le film est évidemment un bon divertissement familial qui a le mérite de délivrer la marchandise. Johnston s'en sort suffisament bien pour faire vivre le jeu comme un jeu de piste sur toute la ville et non seulement dans la maison, rendant le tout encore plus attractif. Il faut voir la tête de l'agent de patrouille ancien ami de Williams quand il voit le lot d'animaux défiler ou se retrouver avec une bonne paire de singes sur la voiture! 

Un bon divertissement jouant à fond la carte de l'aventure.

Note: 15/20


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