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[Critique] THE NOVEMBER MAN

Par Onrembobine @OnRembobinefr
[Critique] THE NOVEMBER MAN

Titre original : The November Man

Note:

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Origine : États-Unis
Réalisateur : Roger Donaldson
Distribution : Pierce Brosnan, Olga Kurylenko, Luke Bracey, Eliza Taylor, Bill Smitrovich, Caterina Scorsone, Lazar Ristovski, Will Patton…
Genre : Action/Espionnage/Thriller/Adaptation
Date de sortie : 29 octobre 2014

Le Pitch :
Contacté par son ancien supérieur pour protéger une mystérieuse femme, impliquée dans un processus sensible concernant les relations entre la Russie et les États-Unis, un ex-espion accepte de sortir provisoirement de sa retraite. Il commence alors à s’enfoncer dans les méandres d’une affaire des plus risquées et se retrouve rapidement face à un agent plus jeune qu’il a formé quelques années auparavant. Débute une lutte sans pitié entre un mentor et son ancien élève, avec pour toile de fond, un jeu de manipulations et de faux-semblants aux conséquences potentiellement mortelles…

La Critique :
Écarté un peu malgré lui de la saga James Bond, afin de laisser la place à Daniel Craig, Pierce Brosnan revient aujourd’hui aux Services Secrets. Pas dans la peau de 007 donc, mais dans celle de Peter Devereaux, un autre héros né sous la plume d’un écrivain porté sur les sagas à rallonge, à savoir Bill Granger.
Un type de héros que l’on connait sans le connaître, vu qu’il répond à un cahier des charges classique. Devereaux est fort, c’est logique, et rien ne lui fait peur, si ce n’est de perdre sa famille. Classique on vous dit. Devereaux est aussi retiré des voitures et coule des jours heureux en Suisse. Bien sûr, puisque personne n’a envie de voir Brosnan siroter des cocktail les doigts de pied en éventails pendant 1h30, son personnage va être amené à rompre la routine de sa retraite anticipée, pour aller buter quelques méchants russes dont les actions mettent grandement en péril l’équilibre déjà précaire du monde.
Contrairement à Bond, Devereaux n’a que son flingue et pas de gadgets. Un flingue qu’il fait beaucoup plus parler que son flegme. Garant d’une image bien précise et fortement ancrée dans l’inconscient collectif, Pierce Brosnan se doit donc de rendre crédible un nouveau héros, qui évoque immanquablement un autre, plus connu et plus populaire. Y-arrive-t-il ? Oui. En partie en tout cas, tant son Devereaux se pose comme une version plus badass et plus mature d’un James Bond étrangement plus en phase avec la composition de Daniel Craig qu’avec celle, plus classique, de Brosnan.
Résultat des courses : The November Man est brutal. Les coups portent et la sophistication que l’on associe parfois à Pierce Brosnan n’est plus trop de mise.

The November Man Olga Kurylenko 300x186 [Critique] THE NOVEMBER MAN

Cela dit, Roger Donaldson, le réalisateur, n’est pas un jeune premier, et quoi qu’il en soit, son cinéma a désormais ce petit côté pépère, qui, si il entre en contradiction avec les intentions et les actions des protagonistes, confère un aspect désuet à l’ensemble, sans que ce soit toujours très flatteur. Si on rajoute à ceci la comparaison inévitable avec James Bond soulignée plus haut, The November Man est un long-métrage un peu bancal.
Bancal mais efficace, malgré les retournements téléphonés et l’intrigue à tiroirs un peu alambiquée, propre aux récits d’espionnage comme le septième-art sait si bien les emballer. Agents doubles, belles nanas aux compétences mortelles et sur-hommes insubmersibles habitent une œuvre vintage pourtant habitée d’un désir constant de sublimer ces bons vieux codes.
Et comme cela ne suffisait pas, il y a Olga Kurylenko ! Toujours aussi sublime, vénéneuse et vulnérable à la fois, elle renforce le côté James Bond de The November Man, elle qui a joué dans Quantum of Solace et ancre une filiation qui, à la base, n’a pas lieu d’être.

Pour autant, c’est dans sa volonté de livrer un spectacle âpre et tendu que The November Man gagne ses galons. Chacun y tient bien ses positions et même si le film semble venir d’un autre âge, à l’écran, le tout possède une certaine patine. Le mieux étant de s’abandonner à cette histoire aux ramifications pas toujours très inspirées et à la fin prévisible, mais qui, honnêtement, fait le job et ravira certainement à la fois ceux qui regrettent que Pierce Brosnan ne soit plus James Bond, et ceux qui jubilent devant ces séries B d’action jusqu’au-boutistes axées avant tout sur un déferlement de bastons, de courses-poursuites et d’explosions. Des explosions que les héros laissent sur leur sillage, trop cool pour se retourner quand la déflagration projète son déluge de feu.

@ Gilles Rolland

The November Man Pierce Brosnan [Critique] THE NOVEMBER MAN
Crédits photos : Paramount Pictures France

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