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Slash featuring Myles Kennedy and The Conspirators/Monster Truck - Forest National, le 26 novembre 2014.

Publié le 26 novembre 2014 par Concerts-Review

Le billet de JPROCK :

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A  LIVE NATION event.

 Slash featuring Myles Kennedy and The Conspirators/Monster Truck -


Je fais partie de ceux qui ont eu la chance de voir le line-up original de Guns 'n Roses à l’oeuvre pendant leur époque héroïque et j’en garde un souvenir édifiant.
Depuis le split du groupe, chaque membre a suivi son petit bonhomme de chemin avec plus ou moins de bonheur , Slash ayant tiré son épingle du jeu en conservant un contingent important de fans qui remplissent régulièrement les salles de concert où il se produit.
L homme sait manier une six cordes et fait figure d’icône, même si en ce qui me concerne je trouve que ses albums solos sont loin de me procurer un plaisir comparable à l’écoute d’un album des Guns 'n Roses.
Mais si certains y trouvent chaussure à leur pied, tant mieux…
L’occasion m’est donc donnée ce soir de revoir le guitar-hero on stage sans à priori, mais sans grand enthousiasme non plus.

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Vers 20h c’est Monster Truck qui ouvre le bal devant un  Forest Club bien rempli.
Sans être d’une grande originalité, le combo canadien nous botte les fesses avec un hard rock bien exécuté mais mal servi par un son désastreux, qui malheureusement perdurera aussi pendant la prestation de Slash.
Sans doute que le préposé au mixage a dû s’assoupir derrière sa console les doigts de pieds en éventail…
Soit…


Place maintenant au héro de la soirée qui déboule sur scène avec son band au grand complet , les Conspirators, avec au chant l’excellent Myles Kennedy (ex Alter Bridge ).

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« You’re a lie » lance le set de manière un peu brouillonne (ce son ! ) et « Nightrain « nous donne l’espoir d’un show qui botte les fesses.
Malheureusement , la crainte que j’avais à l’écoute des albums de l’anglo-américain se confirme en live et le vrai souci ce sont les compos assez faiblardes en regard des hymnes intemporels made in Guns 'n Roses.
La comparaison est criante et les meilleurs moments du concert sont incontestablement les reprises du groupe légendaire que l’on se plaît à réentendre même si l’interprétation impeccable de Myles Kennedy ne fait pas oublier la voix inimitable d’Axel Rose.
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Le vocaliste est d’ailleurs nettement moins à l’aise sur les titres de Slash que lorsqu’il officiait au sein d’Alter Bridge, non pas qu’il soit moins performant mais parce que la matière est de moins bonne qualité.
Donnez un titre quelconque à interpréter au meilleur vocaliste du monde il sera moins brillant que s’il interprète un classique cinq étoiles !
Et sur la longueur cette moyenne qualité de titres se ressent et laisse une impression de mille fois entendu par d’autres groupes de seconde zone.
Et ce n’est pas le talent de guitariste de Slash qui en fait des caisses et des caisses avec des solos interminables et peu inspirés qui accumulent tous les clichés du genre, qui sauve la mise.
Slash rentre dans ses titres comme dans ses chaussettes, mais ce rock là archi conventionnel dans sa structure, pue des pieds.
Il a beau avoir enfilé ses combat shoes, on a l’impression qu’il joue en sandales, les doigts de pieds peu soignés et l’odeur en prime.
Mais trêve de plaisanterie, la qualité d’un morceau c’est essentiel, et le fond est aussi important que la forme !
Et lorsqu' après avoir subi « Halo » , « Avalon » , « Back from Cali » et « Automatic Overdrive » j' entends les premiers accords de « You could be Mine » je revis l’espace de quelques instants avec ce titre qui fait mal comme un coup de talon sur un panaris, avant d’être à nouveau envahi par une grande torpeur à l’écoute de « Ghost « , « Doctor Alibi «, « Out Ta Get Me » « Too Far Gone « et
« Beneath the savage Sun « .
Tous des titres qui s’ils n’avaient pas été interprétés par l’ex lead guitar des Guns 'n Roses ne seraient pas sortis du lot de la masse des production du genre.
Ce hard rock là j’en ai fait le tour et il ne m’excite plus, sans doute parce qu’il tourne en rond et ne révolutionne plus le genre.« Mister Brownstone » et » Rocket Queen » arrivent donc à point nommé pour rehausser le niveau, mais hélas notre homme se sent obligé de se lancer dans un solo interminable , sorte de démonstration inutile de sa virtuosité incontestable, mais dénuée de la moindre inspiration.
Où est passé le guitariste qui à l ‘époque fut à la base de morceaux de bravoure sur « Appetite for Destruction » et « Use your Illusion I andII « ?
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Franchement je m’ennuie ferme et me retrouve pieds et poings liés à devoir attendre la fin de cette démonstration bien inutile pour quelqu’un qui sur ce plan n’a plus rien à prouver.
« Bent To Fly » , « World on Fire » et « Anastacia » précèdent l’excellent « Sweet Child o Mine » premier titre de la soirée qui me fait quelque peu prendre mon pied alors que depuis de longues minutes j’avais fini par enfiler mes pantoufles.
C’est avec « Slither « une reprise de Velvet Revolver que Slash termine le set devant une audience majoritairement conquise et qui garde bon pied bon oeil.
Tong tong tong, fait la batterie, puis surgit le riff ! Le rappel va mettre tout le monde d’accord avec « Paradise City » , un putain de bon titre, un classique pour lequel on ferait le pied de grue pendant des heures.
Bref, Slash ne m’a pas plus convaincu en live que sur ses albums solo et j’avoue n’avoir pas vraiment pris un énorme panard lors de ce show dans la salle forestoise.
Il n’en reste pas moins vrai que la majorité du public a trouvé chaussure à son pied et a passé un bon moment.
Et même si pour moi Saul Hudson ( de son vrai nom) se plante (des pieds !) parfois dans ses choix musicaux et lorsqu’il en fait trop, pour certains il reste le guitariste culte d’un des plus grands groupes de l’histoire du rock .
Et , please, que ceux là ne prennent pas mes propos subjectifs au pied de la lettre.
Après tout chacun enfile le soir chez lui les pantoufles de son choix, et pourquoi pas des Slash… ?
texte et photos : Jean -Pierre Vanderlinden aka JPROCK

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Setlist :
You're a Lie
Nightrain
(Guns N’ Roses cover)
Halo
Avalon
Back from Cali
(Slash cover)
Automatic Overdrive
You Could Be Mine
(Guns N’ Roses cover)
Ghost
(Slash cover)
Doctor Alibi
(Slash cover) (Todd Kerns on vocals)
Out Ta Get Me
(Guns N’ Roses cover) (Todd Kerns on vocals)
Too Far Gone
Beneath the Savage Sun
Mr. Brownstone
(Guns N’ Roses cover)
Rocket Queen
(Guns N’ Roses cover) (with extended solo)
Bent to Fly
World on Fire
Anastasia
Sweet Child O' Mine
(Guns N’ Roses cover)
Slither
(Velvet Revolver cover)
Encore:
Paradise City
(Guns N’ Roses cover)
ps: toutes allusions plantaires, pédestres, pédicuriennes ( oups !) et orteilleuses ( re oups !) insérées hasardeusement dans la rédaction de cette chronique ne seraient que pure coïncidence !


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