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Retro 2014...

Publié le 29 décembre 2014 par Vindex @BloggActualite
Bonjour à tous
En ces derniers moments de l'année 2014, le moment est venu d'essayer de se rappeler les faits d'actualité marquants de cette année et de tirer le bilan. Impossible de tout dire, mais 2014 fut marquante pour plusieurs raisons.

Année de censure ?



L'année a démarré sur les chapeaux de roue. En effet, par l'Affaire Dieudonné, une première polémique a touché le milieu à la fois le milieu de la comédie et des arts et le milieu politique. Véritable duel entre le comédien et le ministère de l'intérieur de l'époque, Manuel Valls, le débat fit rage et les médias ont beaucoup relayé cette affaire. Après interdiction de certains spectacle puis remaniement de celui-ci, l'affaire s'est progressivement tassée. Mais elle eut des répliques très rapidement. En effet, l'émission Ce Soir Ou Jamais, qui a invité à plusieurs reprises le comédien "sulfureux", fut plus ou moins menacée de changement de programmation et beaucoup ont réagit par une pétition à ce qu'ils comme une mort lente de l'émission. Et ce n'est pas terminé ! Si cette thématique n'a pas été constamment abordée dans les actualités cette année, elle est revenue en force en fin d'année. D'abord avec les manifestations d'associations noires contre l'exposition artistique Exhibit B qui avaient pour objectif l'annulation (pour ne pas dire la censure) du spectacle antiraciste considéré comme réducteur et offensant pour la communauté noire. Ensuite avec le renvoi d'Eric Zemmour de la Chaîne I-Télé où il débattait avec Nicolas Domenach dans l'émission "ça se dispute" depuis quelques années. Ce renvoi s'inscrit dans un contexte tendu autour de son livre Le suicide français qui a connu un certain succès, mais aussi suite à une confusion autour de propos rapportés dans une interview du polémiste. Nuançons toutefois la censure : RTL a en effet maintenu sa collaboration avec le journaliste contesté qui anime toujours ses chroniques du matin ("On n'est pas toujours d'accord"). 

Année de laïcité ? 

2014 fut aussi une année riche en polémiques concernant la laïcité. Dès janvier, une petite polémique toucha les festivités de l'épiphanie et notamment l'organisation de galettes des rois dans des écoles. D'année en année, la récurrence de ce thème est toujours plus grande malgré les 10 ans cette année de la loi sur les signes religieux ostentatoire à l'école : la crispation sur la laïcité et la contradiction entre laïcité et tradition ne sont toujours pas résolues. Cette tendance s'est confirmée en cette fin d'année avec les affaires de crèches faisant débat car se situant dans des espaces publics (hôpitaux, mairies, conseils généraux...). Pourtant, selon un sondage du 13 décembre, 71 pour cent des français seraient plutôt favorables à la présence de crèches dans les administrations, au mépris de la loi de 1905 qui est assez claire sur le sujet (pas de symboles religieux dans la sphère publique). Serait-il temps de rafraîchir une nouvelle fois la laïcité pour qu'elle colle aux mentalités et au contexte actuels ? C'est fort possible... 

Année noire pour l'aviation civile

Cette année restera comme catastrophique pour l'aviation civile. Dès le 8 mars, tout commençait avec la disparition du vol 370 de Malaysia Airlines avec 227 passagers et 12 membres d'équipage à son bord. Mobilisant de nombreux pays pour les recherches, cette catastrophe n'est toujours pas expliquée et l'enquête reste en cours, avec chaque jour de moins en moins de chances de savoir ce qui s'est passé. Le mois de juillet fut terrible : le 17 juillet, le vol MH 17 de la Malaysia Airlines (décidément...) s'écrasai en Ukraine  provoquant la mort de 298 personnes. Là encore les circonstances sont troubles mais tout est lié au conflit civil ukrainien entre pro-Russes et pro-Occidentaux. 6 jours plus tard, le 23 juillet, c'est le vol 222 TransAsia Ariways qui s'écrase à Taïwan et le lendemain, c'est au tour du vol 5017 d'Air Algérie qui s'écrase au Mali. Après cette série noire, une accalmie eut lieu, mais on apprend cependant que depuis ce matin, un nouvel avion a disparu des radars : l'Airbus A 320 du vol QZ8501 d'Air Asia. Transportant 162 passagers, il semble avoir disparu aux alentours de l'Indonésie alors qu'il avait dévié de sa trajectoire pour des causes météorologiques. Des rumeurs convergent vers un crash sur l'Ile de Belitung mais rien n'est confirmé et les recherches reprendront demain matin. 

L'Ukraine au centre des tensions


L'année 2014 a vu la crise Ukrainienne entamée en 2013 se poursuivre. Et on peut dire que l'affaire a pris de l'ampleur. Tout d'abord parce que plusieurs événements ont renforcé la division du pays : l'annexion de la Crimée par la Russie par référendum en mars et plus récemment les élections législatives qui se sont déroulées distinctement dans les deux parties de l'Ukraine. De même, l'Ukraine est de plus en plus devenu un motif de tensions entre la Russie et les pays occidentaux, des tensions s'étant manifesté en particulier dans des sanctions économiques à l'égard de la Russie jugée coupable d'ingérence en faveur des pro-Russes. Qu'importe d'ailleurs si les sanctions pénalisent aussi leurs instigateurs ou encore si celles-ci sont davantage dictées par les Etats-Unis. Il s'agit d'affirmer par tous les moyens la culpabilité des Russes dans le crash du MH 17 alors même que les enquêtes n'ont encore pas pu prouver la culpabilité d'un camp ou de l'autre. Même si l'Ukraine est loin d'être sorti d'affaire, on aurait toutefois tort de croire qu'une nouvelle guerre froide se joue sous nos yeux tant sont nombreux les autres enjeux de la géopolitique mondiale. 

La France en ligne de mire ? 


L'un des nouveaux grands enjeux géopolitique est en effet très menaçant et le fait savoir. Il s'agit de "l'Etat Islamique", un pseudo-état en construction qui profite des guerres au Proche-Orient pour imposer un Etat modelé selon les principes de la Charia, la loi islamique. Syrie ou Iran sont presque mis entre parenthèses tant le "Daesh" menace les intérêts occidentaux dans ces territoires instables. Une coalition fut même formée le 8 août dernier pour lancer des attaques sur cet Etat de plus en plus encombrant. Le problème de cette lutte est qu'elle est sous le contrôle presque total des Américains (et non de l'ONU) peu appréciés par les islamistes du Daesh. Les attaques ont donc pour effet d'entraîner des répliques de type terroristes contre les alliés des américains et notamment les français. L'exécution atroce d'Hervé Gourdel en septembre dernier est le révélateur d'une menace terroriste bien réelle : 2015 sera une année à enjeu dans ce domaine : peut-on mener une guerre contre un pseudo-Etat et les organisations terroristes à la fois ? La France doit-elle s'inquiéter pour sa sécurité intérieure ? 

Difficultés présidentielles...


Pour terminer par de la politique intérieure, on peut dire que dans le contexte du mandat de François Hollande, l'année 2014 fut dans la continuité des autres : difficile. Le président et sa majorité sont au creux de la vague et auront bien du mal à remonter la pente. Les oppositions qui s'étaient construites au début du mandat se sont concrétisées électoralement : le Parti Socialiste a subi deux défaites consécutives aux élections municipales de Mars et aux élections européennes de Mai. Non seulement le PS a enregistré des scores faibles, mais aussi le Front National a gagné une élection pour la première fois avec environ 25 pour cent aux européennes. Ces dernières élections ont également montré une poussée eurosceptique au niveau européen. De même l'UMP n'a pas le plus exploité l'opposition à la majorité et ses divisions internes restent là malgré la victoire de Nicolas Sarkozy aux élections du président du parti. Enfin la scène politique 2014 est majoritairement perdante du fait d'affaires comme Bygmalion ou Thévenoud qui jettent encore un peu plus de discrédit sur les hommes politiques. Gageons que des recompositions aient lieu dès 2015 pour éviter que 2017 soit une éternelle répétition... 
Face aux difficultés, notre président et son premier ministre flambant neuf... Manuel Valls tentent tout de même des réformes mais là encore c'est la pagaille : rythmes scolaires comme réforme territoriale ont suscité des oppositions et ont dû composer avec elles. La prudence semble donc de mise : malgré un léger rappel sur le droit de vote des étrangers ou encore sur l'euthanasie, il semble que le pouvoir actuel souhaite passer une seconde partie de mandat plus tranquille, sans opposition plus cristallisée qu'il n'est déjà. Il faut dire que 2017, c'est déjà demain et que cela se prépare même si tout semble déjà perdu... 
Voilà ce que nous pouvions retenir de cette année qui eut sa part de singulier et de routinier. N'hésitez pas à rappeler d'autres événements en commentaire ! 
Vin DEX




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