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Orignal

Publié le 10 février 2015 par Aelezig

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L'orignal est le nom que les Canadiens donnent à l'élan, grand cervidé, qui l'on retrouve aussi en Sibérie et en Scandinavie. Cet animal, dont les bois sont aplatis en éventail, est le plus grand des cervidés actuels.

L’origine du nom orignal vient du mot basque oreiñak, signifiant les cervidés. Samuel de Champlain le nommait orignac car aux premières années des colonies, les colons français avaient appris ce mot des pêcheurs basques qui fréquentaient déjà régulièrement les côtes du Labrador et les abords du fleuve Saint-Laurent.

Le mot élan vient lui de l’allemand prémoderne, emprunté lui-même du lituanien élni(a)s.

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Des preuves archéozoologiques montrent que l'élan a été présent dans pratiquement toute l'Europe de l'ouest, après être arrivé de l'Est, il y a environ 800 000 ans (au tout début de la glaciation de Mindel, puis présent partout dont en France (en même temps que le renne, le cerf mégacéros et le cerf élaphe. Sa domestication semble ancienne. Les Iakoutes de Sibérie l’ont utilisé comme animal de trait et comme monture. Ce dernier usage a plus tard été interdit en Russie, car des malfaiteurs montant des élans distançaient les chevaux de la police... L’élan a aussi servi à tirer de lourdes charges sur des terrains difficiles où le cheval s’enfonçait. Il a été domestiqué, mais non élevé en troupeau.

Comme pour l’aurochs, des populations relictuelles d’élans ont survécu jusqu’au Moyen Age, au moins dans les plaines humides en France, en Belgique, mais aussi en Suisse et en Allemagne avant que la chasse (pour la viande et les trophées) ne les élimine de ces contrées. Il subsiste en Alsace au moins jusqu’au IXe siècleEn Europe centrale, l’élan aurait survécu à la chasse jusqu’au XIVe ou XVIIIe siècle selon les pays. L’ongle d’orignal entrait avec d’autres produits animaux (crâne humain, os, dents d’hippopotame) dans la composition de la poudre de guttete, remède réputé antiépileptique compris dans la pharmacopée maritime occidentale au XVIIIe siècle. Depuis que sa chasse est mieux contrôlée, et que des programmes de réintroduction et de protection lui ont été consacrés, des populations se sont localement reconstituées dans certaines régions russes au cours du XXe siècle.

En 1904, des orignaux ont été introduits avec succès sur l’île de Terre-Neuve.

L’orignal nécessite un territoire assez vaste. Le maintien dans un enclos où il est nourri augmente le risque de parasitisme lié à la promiscuité et cause une croissance anormale des sabots qui s’usent moins quand l'animal se déplace peu. Il apprécie les forêts très humides et ouvertes, riches en végétation arbustive.

C'est un animal indépendant et solitaire en été, qui ne vit en couple qu’au moment du rut (mi-septembre à mi-octobre). Il peut toutefois former des groupes en hiver. Timide dans les zones où il est souvent dérangé ou chassé, il peut être curieux dans les zones de calme, tout en restant éloigné de l’humain. Certains individus n’hésitent pas à visiter quelques zones rurales (pâtures, champs de céréales) ou urbaines, voire des aéroports ou jardins périurbains. L’orignal peut parcourir des distances importantes et traverser des bras de fleuves à la nage.

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Il se nourrit essentiellement d’herbe, de plantes aquatiques qu’il peut brouter la tête entièrement immergée sous l’eau (il reste parfois une minute en plongée), de feuillage, de branches et d’écorce et d’autres végétaux. Il consomme accessoirement des champignons, des mousses et des lichens.

Il se nourrit plus facilement sur les buissons et jeunes arbres qu’en forêt où les arbres sont trop hauts pour que les feuilles lui soient accessibles. La présence de castors qui recèpent les arbres sur les berges lui est favorable.

Les élans ou orignaux vivent dans les forêts boréales et les forêts mixtes de feuillus de l’hémisphère nord, sous des climats tempérés à subarctiques. Les hivers plus doux ne lui conviennent pas.

Au mois de novembre, le cervidé perd sa parure. De longues pattes et un long cou lui permettent de brouter les ligneux, ainsi que de se déplacer facilement dans l’eau ou dans les ronces. Ses sabots élargis et palmés lui permettent de nager dans le courant et de ne pas s’enfoncer dans les sols mous (vase, neige, tourbières). La longueur inhabituelle de ses pattes donne à l’élan une démarche particulière. L’allure habituelle de l’élan est un trot qui paraît mal assuré, mais il est capable de galoper et d’atteindre une vitesse de 55 km/h.

Cette espèce n'est pas considérée comme menacée, même si elle a disparu d'une partie importante de son aire naturelle de répartition.
Une préoccupation croissante existe en Amérique du nord depuis qu'on a montré qu'elle pouvait être victime d'une maladie émergente : la Chronic Wasting Disease (CWD, une maladie débilitante chronique) qui touche aussi les autres cervidés et qui semble en extension rapide depuis les années 1960, en Amérique du Nord uniquement pour le moment.

D'après Wikipédia


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