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The Wave Pictures l’interview

Publié le 09 mars 2015 par Hartzine
The Wave Pictures Photos © James Loveday Fougueux, mélancoliques, décontractés, impressionnants scéniquement, stakhanovistes, enchaînant sans discontinuer depuis dix-sept ans albums studio et concerts aux quatre coins du monde, joviaux, potaches, inclassables, hors du temps, dépenaillés, faciles d’accès, tels sont les mots qui se présentent spontanément à l’esprit pour embrasser par le verbe l’aventure The Wave Pictures instiguée en 1998 par la triplette issue de Wymeswold, petit village d’une poignée d’habitants, proche de Leicester. C’est en plein cœur de la brume crachoteuse des Midlands, au centre de la Perfide, que Dave Tattersall au chant et à la guitare et Franic Rozychki à la basse forment dès 1998, en guise de galop d’essai, le groupe Blind Summit. Quelques reprises de vieux formats punk plus loin, des Ramones aux Stooges, Jonny Helm les rejoint à la batterie, et le groupe, définitivement rebaptisé The Wave Pictures, s’installe à Londres. Là, les trois gaillards enchaînent les concerts et tissent leur réseau, s’accommodant autant de l’avion pour sauter l’Atlantique et s’enticher de Jeffrey Lewis que du channel pour traverser la manche et s’acoquiner avec Hernan Düne. L’album Instant Coffee Baby, sort en mars 2008, jetant les bases de leur son – entre basse suave et guitare rêche, voix nasal et batterie sèche – vite suivi en septembre 2009 par If You Leave It Alone serti d’émouvantes ballades ensoleillées. Deux coups de maître, à mi-chemin entre blues-rock américain et romanticisme pop anglais, et suivis depuis lors par une demie douzaine d’album dont l’ultime Great Big Flamingo Burning Moon paru le 16 février dernier, toujours sur Moshi Moshi Records, et qui symbolise on ne peut mieux la volonté de trio de remonter la source de ses influences, la légende garage-punk Billy Childish ayant accepté de présider à l’enregistrement de celui-ci dans son propre studio avec les moyens du bord. L’idée d’en savoir plus sur ces trois mecs pas glams pour un sous au pays de Bowie, et qui, plutôt que de se fier aux modes ont toujours choisi le chemin le plus court vers l’indépendance, s’est faite de plus en plus insistante au fil du temps. De passage à Paris le 16 janvier dernier pour un concert au Point Ephémère aux côtés de Darren Hayman, David Tattersall a accepté de répondre à nos quelques questions, avouant ce que l’on savait déjà : Je n’écoute aucun disque réalisé après 1975. The Wave Pictures l’interview The Wave Pictures 2Qu’est-ce qui t’as donné envie de lancer ce projet et quelles émotiones essaies-tu de véhiculer à travers The Wave Pictures ? Why did you start this project and what kind of feelings do you try to transmit via The Wave Pictures? L’idée était de créer le groupe que j’aurais aimé avoir quand j’avais quinze ans. J’essaie de garder ça dans ma tête en permanence. C’est ce moi de cette époque que j’essaie d’impressionner et c’est ce qui me pousse à prendre la plupart des décisions que je prends. The idea is to try to be the band that I would have loved when I was 15 years old. I try to keep that in my mind at all times. That’s the person I’m trying to impress and that’s the reason behind a lot of the decisions that I take. Comment tu décrirais The Wave Pictures, en tant qu’entité, et quelles sont tes influences majeures autour de ce projet ? Like entity, how would you describe The Wave Pictures, and who are your biggest influences in this project? Des trucs comme The Troggs, Creedence Clearwater Revival… Le son des années 60, cet âge d’or de la guitare dans le rock. Mais ce qui a le plus influencé le son de l’album ça a été la collaboration avec Wild Billy Childesh. On a écrit tous les morceaux ensemble, cet album c’est autant le sien que le mien, je dirais. C’était une expérience vraiment marrante, très libre. Pour la création d’un album, je n’avais jamais connu une ambiance avec autant de rires et cet espèce de sentiment d’excitation très fort. On savait suite à ça qu’il fallait qu’on le sorte, peu importe les conditions, parce qu’on a pris énormément de plaisir à le faire. Things like The Troggs and Creedence Clearwater Revival… the great 1960s sound from the golden era of guitar based rock music. But the biggest effect on the album was collaborating with Wild Billy Childish. We wrote all the songs together and the album is as much his as mine I would say. It was a totally open, totally fun experience. I’ve never made an album where there was so much laughter and such a sense of excitement. We knew we had to release it, not matter what, because we had such a great time making it. Tes chansons nous projettent dans un monde rempli de rêves, de nostalgie… Est-ce que c’est un effet que tu recherches ou ça te vient naturellement quand tu écris ? Your songs seem to reflect a world full of dreams and nostalgia… Are you aiming at this or is this just natural when you’re writing? Oui c’est vrai ! J’y pense souvent. Je me dis régulièrement que ça paraît un peu prétentieux quand j’explique les paroles. Je suis même gêné d’en parler. Pour moi, je suis un guitariste qui écrit des paroles de temps à autres ; je ne suis pas un auteur qui joue parfois de la guitare. Je me concentre bien plus sur la musique. Et je n’hésite pas à balancer les paroles si la chanson ne fonctionne pas ; ou bien de les intégrer à un autre morceau ! Je n’ai aucun soucis avec ça. C’est marrant parce ce que lorsque j’ai fini d’enregistrer un truc, les gens au final se concentrent davantage sur les paroles quand ils écoutent le disque. Mais ça me va tout aussi bien. J’aimerais juste que les gens fassent davantage attention à la musique parfois, ils ne parlent quasi jamais de Jonny et Franic (batterie et basse) quand ils écoutent un disque mais ils s’aperçoivent en live combien ces deux là sont bons. Les paroles ça reste pour moi un sujet compliqué à aborder pour toutes ces raisons, mais je sais pertinemment que ce que tu dis est vrai. Je pense souvent à ce genre de texte, c’est ce que j’aime le plus écrire : un mélange de rêve et de souvenirs. J’aime comment l’esprit fonctionne dans un rêve ou un souvenir, avec des assemblages bizarres et beaucoup d’approximations, de blagues, de demi-vérités, de rumeurs, de mystères, des choses qui disparaissent dés qu’elles sortent de ton angle de vision direct. J’aime ce genre de chanson, c’est celles que j’aime le plus écrire Et il y en a un paquet dans ce nouveau disque ! Je pense qu’il n’y a qu’une seule chanson plus simple et directe : « We fell asleep in the blue tent. » Tout le reste pourrait se passer dans l’esprit de quelqu’un et j’aime vraiment ça. C’est ce que j’aime le plus chanter. Mais tu sais je me sens toujours idiot d’en parler : je prends beaucoup de plaisir à écrire ces textes, et c’est assez facile en fait pour moi, mais je ne prends pas ça vraiment au sérieux. Yes, that’s true! I often think about that. I always think that it sounds very pretentious when I talk about lyrics. I’m embarrassed to discuss them. In my mind, I’m a guitar player who writes lyrics occasionally. I’m not a writer who happens to play the guitar. My focus is always more on the music. I’ll throw lyrics away if the song doesn’t work, or bung the lyrics into a different song! I’m very easy with it. It’s funny because then after I finish, it’s the part that people seem to focus most on when they listen to a record. But, I think that’s nice too. Sometimes I wish people noticed the music more, they almost never comment on Jonny and Franic (drums and bass) when they hear a record, but live in concert they notice how good they are. So, I have to say lyrics are a tricky subject to approach for all those reasons, but I absolutely know what you are saying to be true. I often think about that kind of lyric, that is the kind I like to write the most: a mixture of dream and memory. I like the way the mind works in dreams and in memory, with strange juxtapositions and inaccuracies, jokes, half-truths, rumor, mystery, things disappearing out of the corner of your eye. I love that kind of song. That’s the kind I like to write the most. And I got plenty of them on this new record! I think there’s only one straight song:  »we fell asleep in the blue tent ». The rest could just be taking place in someone’s mind. I like that a lot. Those are the most fun to sing for me. But, you know, I feel like a fool talking about it. I find writing lyrics to be a great pleasure and very easy for me, but I don’t take it very seriously. Et qu’en est-il de ton processus de création ? Comment te viennent les chansons ? Qui fait quoi dans The Wave Pictures ? Est-ce que tu mélanges plusieurs de tes idées ou bien cela fonctionne plutôt comme un puzzle, quand chacun ramène ses propres morceaux d’idées pour créer l’ensemble ? What about your creating process? The birth of a song : who does what with The Waves Pictures? Do you mix up your ideas or is it more like a puzzle, everybody bringing their own part to the whole work? J’écris les morceaux et ensuite je les montre à Jonny et Franic. Parfois ça ne fonctionne pas trop mais la plupart du temps je les ai joués tellement de fois chez moi avant de leur montrer que ça ne peut que fonctionner quand je les présente au groupe. Quand je les écris, je pense à Jonny et Franic, afin qu’ils puissent les jouer sans problème. J’essaie toujours d’écrire des chansons simples. Mais je donne très très rarement d’instructions précises parce que je sais que Jonny et Franic vont intuitivement comprendre comment les jouer de la bonne manière. On en parle très peu. C’est un processus plutôt simple et on travaille comme ça ensemble d’une manière assez harmonieuse. J’écris les chansons, Franic joue ce qu’il veut à la basse et Jonny fait pareil à la batterie. Parfois je dis « Jonny – est-ce que ça te dirait d’utiliser des balais pour ce morceau ? » ou un truc du genre mais sinon c’est plutôt simple, sans prise de tête. On joue ensemble depuis tellement longtemps que c’est vraiment évident entre nous. Sur cet album, la différence c’est que j’ai tout écrit avec Billy Childish. J’ai écrit les paroles et lui la musique. Un processus qui s’est avéré être très différent pour moi et pour nous tous, du coup. J’ai du apprendre à jour les morceaux moi aussi ! Mais c’était très stimulant, d’être à la fois le chanteur principal mais aussi d’être davantage ‘dans le groupe’ qu’avant – de ne plus être le seul à écrire. Ca a été vraiment marrant, une évolution qui a amèné pas mal de fraîcheur, une création d’album vraiment excitante. I write songs and then I show them to Jonny and Franic. Sometimes they don’t work but usually I have played them so many times on my own at home before I play them to Jonny and Franic that they will work when I show them to the band. When I write them I can think of Jonny and Franic so I know that they will play them right. I always try to keep them simple. I very very rarely give any instructions because I know that Jonny and Franic will just intuitively play them very well. So we don’t really discuss it much. It’s a very simple process and we work together very well. I write the songs, Franic plays what he wants on the bass and Jonny plays what he wants on the drums. Sometimes I say  »Jonny – could you use brushes on this song? » or something like that but otherwise it’s very straight-forward. We’ve played together so long it’s usually quite obvious. On this record, the difference was that I wrote all the songs with Billy Childish. I wrote the lyrics and he wrote the music. So it was very different for me and for all of us. I had to learn the songs too! It was very stimulating. I was both the lead singer and also I was more ‘in the band’ than ever – I wasn’t the sole writer. It was great fun. A refreshing change. I was thrilled with it all, with the experience of making this album. Great Big Flamingo Burning Moon De quels groupes te sens-tu proche ? Which actual bands do you feel close to? Jeffrey Lewis est un très bon ami ;j’ai de la chance de pouvoir dire ça parce que je pense que c’est un vrai génie. Tu peux apprendre vraiment tout un tas de truc sur comment jouer en live en le regardant sur scène. Il est très spontané, il ce talent naturel d’un véritable artiste au sens propre, ce que je ne suis pas. C’est aussi un auteur très talentueux, ce que je ne suis pas non plus. Je suis un simple guitariste qui écrit des chansons et qui dirige un groupe un peu par défaut. Jeff, lui, est vraiment complet. C’est ce genre de personne dont tu peux t’inspirer et qui peut t’emmener loin. Mais j’aime aussi sa compagnie, de manière plus simple. Le truc génial à propos de Jeff c’est que c’est quelqu’un de très ouvert. Par exemple, il voit très bien le talent d’un musicien comme Franic, donc il lui a proposé de monter sur scène pour jouer de la mandoline avec lui, dernièrement. Au-delà de la basse, Franic joue aussi très bien de la mandoline. Je suis assez dépité par ce qu’est la musique aujourd’hui. Je n’aime véritablement aucun groupe que j’écoute en ce moment. Je n’écoute même aucun disque réalisé après 1975 ! C’est assez dingue à avouer mais c’est vrai. Tous mes héros – Rory Gallagher, The Velvet Underground, Bob Dylan, The Rolling Stones, Chuck Berry, John Lee Hooker, Link Wray… que des vieux trucs ! Ces derniers temps j’écoute Django Reinhardt et Billie Holliday plus que n’importe quoi d’autre. Mais Jeff Lewis est toujours là et il est aussi bon que n’importe qui, Il est vraiment sous-estimé, pour moi il est brillant. Je ne l’ai jamais vu écrire de mauvaises paroles ou faire de mauvais choix, quels qu’ils soient. Jeffrey Lewis is a very good friend and I feel lucky to say that because I also think he’s a genius. You can learn everything you need to know about how to play live by watching him on stage. He’s very spontaneous and a naturally gifted live entertainer, which I am not. He’s also a great, naturally gifted songwriter, which I am not either. I’m basically a guitar player who writes songs and fronts a band by default. Jeff is the real thing. You can look to someone like that for guidance. But also, I just like his company. The great thing about Jeff is that he is very open-minded. For instance, is he could see what a gifted musician Franic Rozycki is (The Wave Pictures’ bass player) and he gets Franic up on stage to play mandolin with him these days. Franic is a great mandolin player as well as a great bass player. I feel quite depressed by the state of music these days. I don’t like any bands that I see very much. I don’t listen to any records that were made after about 1975! That’s crazy to admit, but it’s true. All my heroes – Rory Gallagher, The Velvet Underground, Bob Dylan, The Rolling Stones, Chuck Berry, John Lee Hooker, Link Wray…. it’s all old stuff. These days I listen to Django Reinhardt and Billie Holliday more than anything else. But Jeff Lewis is out there and he’s as good as it gets in my opinion. He’s totally underrated. I think he’s brilliant. He’s incapable of writing a bad lyric or making a false move of any kind. Est-ce que tu as un objectif précis pour l’album deThe Great Big Flamingo Burning Moon ? Did you have specific goals for the Great Big Flamingo Burning Moon LP? Non ! Un objectif ? Qui a besoin de ça ? C’est le genre de trucs que des profs ou des managers te disent ! Les objectifs sont vraiment pernicieux, pour moi. Tu ferais mieux d’apprendre à aimer ce que tu as déjà plutôt que de passer ta vie à essayer d’accomplir quelque chose qui pourrait ou pourraient ne pas te rendre heureux. C’est pour moi la recette idéale pour être malheureux ! No! Goals? Who needs goals? That’s the kind of thing teachers and career advisers talk about! Goals are very unhealthy in my opinion. You’re better off trying to learn to like what you have already than spending your whole life trying to achieve something that might or might not make you happy. That’s a good recipe for unhappiness! Sur ce disque, on dirait que tu es parvenu à dépasser pas mal de barrières, de formats pop, ta musique semble plus profonde. Qu’en penses-tu ? With this LP it sounds as if you’d got rid of some barriers, pop formats, your music seems deeper. What do you think? Hé bien, c’est très gentil comme remarque. Mais je dois rendre hommage à Wild Billy Childish pour ça. Je me sens très à l’aise et libéré quand je joue de la guitare et quand je suis sur scène. Tout a été mis en œuvre pour que l’on soit tous à l’aise et pour que l’enregistrement soit le plus marrant possible pour tous. C’était une approche un peu du genre « tous les moyens sont bons ». Les ingés son aussi étaient super doués. Jim Riley s’est occupé du disque et a aussi joué ce super blues à l’harmonica sur le disque, c’est aussi un excellent musicien. Il a enregistré ça vraiment rapidement, sans difficulté. On a pu échapper à toutes les merdes que tu as parfois lors des enregistrements : faire un sound-check de la batterie pendant 6h et toutes ces conneries. On avait déjà un morceau en boîte après 45min dans le studio ! C’était très rapide, très simple et on a pris beaucoup deplaisir. Si quelque chose ne fonctionnait pas directement, on le laissait de côte et on se concentrait sur autre chose. On écrivait les morceaux en studio et on les enregistrait dans la foulée, on travaillait tellement rapidement qu’on pouvait se permettre de fonctionner comme ça. Billy aime dire qu’écrire une chanson c’est simple comme bonjour, et il a raison ! Tu ne dois pas te soucier de savoir si c’est bien ou non. C’était juste du pur plaisir. Mais je dois rendre hommage à Billy pour tous les changements qu’il a amené au disque. Well, that’s a very nice thought. I’d have to give all the credit to Wild Billy Childish for that. I know that I felt very comfortable and very free with y guitar playing and my performance. Everything was done to make us comfortable and to maximize how much fun we had while recording. It was an  »anything goes » approach. The engineers were very gifted, too. Jim Riley engineered the record and also played the amazing blues harmonica on the album, so you can tell that he’s a great musician. He made it very quick and easy. There was none of that crap you normally have to go through to make a record: six hours sound-checking the drums and all that bollocks. We had a take within 45 minutes of arriving at the studio! It was very quick and very easy and very fun. If something didn’t work straight away we just abandoned it and moved onto something new. We wrote songs on studio time and recorded them straight away, we did it all so fast that we could do that. Billy likes to say that writing a song is as easy as falling off a log! He’s right! You can worry about what’s good or bad later or not at all. It was just a lot of fun. But as for credit, I’d give all the credit to Billy for the changes in this record. Pourquoi as-tu choisi de collaborer avec Billy Childish pour ce disque ? You chose to collaborate with Billy Childish to record this album : why this choice ? What have you done together ? C’est un mec formidable : un génie de la musique et un très grand auteur. C’est une de mes idoles, du coup on est allé le voir pour lui demander de nous aider et on a eu une veine incroyable qu’il accepte ! He’s a wonderful man: a sonic genius and a great songwriter. He’s a hero of mine so we asked him and luckily for us he said yes! Comment fais-tu pour garder autant de spontanéité sur scène après toutes ces années ? How do you make to keep so much spontaneity on stage after so many years? La spontanéité et l’improvisation sont au cœur d’un concert, pour moi. Si tu te penches sur l’histoire de la musique, tout a commencé avec des groupes qui essayaient d’enregistrer en studio les mêmes prestations qu’ils donnaient en live. Le concert était primordial, pour eux. Peu à peu, depuis les années 60, on est rentré dans une ère morderne : les groupes essaient aujourd’hui de créer en live ce qu’ils font en studio. Mais le résultat est super chiant. La plupart des groupes ne sait pas vraiment comment jouer de manière intéressante. Et tu peux faire la différence quand tu vois Jeff Lewis, Yo La Tengo ou The Rolling Stones sur scène, la musique est vivante et l’impact est vraiment puissant. Spontaneity and improvisation are of central importance to the live show. If you look at music history, we started out with bands trying to capture their live show in the studio – i.e. the live show was of primary importance in their minds. Gradually since the 1960s we have moved towards the modern era: bands now try to recreate their studio recordings live. The result is very boring. Most bands really don’t know how to play. But you can tell the difference. When you see Jeff Lewis or Yo La Tengo or The Rolling Stones on stage, the music is alive and the effect is very powerful. Quels sont les projets à venir pour The Wave Pictures ? What is the near future of The Wave Pictures? Un paquet de concerts ! Comme Status Quo avant nous, « we ara rocking all over the world » ! Lots of touring! Like Status Quo before us, we are rocking all over the world! Traduction : Dom Tr. Audio

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