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Jelena Stupaka Jazz Trio au Monk Café, Bruxelles, le 11 avril 2015

Publié le 11 avril 2015 par Concerts-Review

Jelena Stupaka Jazz Trio au Monk Café, Bruxelles, le 11 avril 2015

Après avoir serré quelques mains à la FNAC, c'est au pas de course que tu prends la direction du Monk où le Jelena Stupaka Jazz Trio est annoncé à 17h.

Le coin est abondamment peuplé, par chance tu déniches un tabouret accolé au comptoir.

17:05, le trio, Thomas Kessels (double bass), raised hearing the sounds of Louis Armstrong, Sidney Bechet and Billie Holiday - Romain Verwilghen - guitar ( déjà passé au Music Village avec son propre quartet, membre de Sagham, Oponoqo et guitariste pour Odile S) et la souriante Lettone, Jelena Stupaka, établie dans nos riantes contrées depuis quelque temps, prennent place.

Godv. s'exclame Thomas le barbu, pas moyen de dévisser la pique de son encombrant instrument.

Zeg, Teuk, t'as pas une pince, le programmateur maison lui refile un bac de trappiste, sans les flacons, pour déposer l'accessoire lui permettant d'interpréter la Sonata de David Ellis confortablement.

Let's go: un premier standard , le "Don't Get Around Much Anymore" de Duke Ellington.

Une version mainstream jazz, conventionnelle, assez éloignée de la formule swing d'Etta James.

Jelena travaille plutôt dans le registre Julie London, sans peine elle gagne à sa cause les amateurs de jazz languide.

On ajoute que ses complices sont loin d'être des pingouins, Romain, le Bruxellois, te distillant des gammes limpides, dignes de Wes Montgomery.

Malgré le brouhaha émanant des clients peu intéressés par la prestation des artistes, Jelena et les boys parviennent à attirer l'attention d'une trentaine d'amateurs de la Blue Note.

Elle enchaîne sur un autre immortel du Duke, la romance 'In a sentimental mood'.

Fashionable!

' I Remember You', c'est la version de Chet Baker que ton paternel préférait.

Un univers sentimental, rétro, convenant plus aux petites heures de la nuit qu'au five o'clock jazz.

La jolie Jelena réussit pourtant à séduire tout le fond du bastringue.

Palabres, le groupe semble vouloir s'éloigner de la playlist traînant sur le piano, les feuillets sont déplacés, le choix s'est porté sur le gentiment rythmé 'All or nothing at all', un titre que tu retrouves au répertoire de la grande Billie, dont a fêté le centenaire de naissance ce 7 avril, et du fringant Ol' Blue Eyes himself.

Belle escapade de la guitare, pouvant compter sur une contrebasse imprimant un rythme de croisière soutenu.

A Latvian folk song, she says.

Elle propose le mélodieux et mélancolique chant letton 'Ai Zalai Lidacina'.

Beau est le qualificatif le plus simple et le plus judicieux pour décrire cet air.

Retour aux classiques avec' This can't be love' de Rogers and Hart, suivi par une de tes préférées, 'You go to my head', que Lolita Lio avait gravé sur son premier album, production Marc Moulin.

Une superbe version, limpide et précise.

Le premier set s'achève avec 'Tea for two'.

Au Monk ils étaient plus de 80 à siroter Duvel, Westmalle, Orval, Chimay et autres produits d'abbaye.

Tu profites de la mi-temps pour t'éclipser, ton agenda prévoit un dîner de famille à 20h.

Ciao, Jelena, plaisant, ce concert!


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