Magazine Cuisine

La machine à vendanger supérieure à la main de l'homme ?

Par Mauss
Dans toute l'Europe, on s'active à la préparation des vendanges et bien des régions ont déjà commencé. Ausone nous annonce un début pour le 14/15 septembre; Bizeul (ICI) est tout content et va avoir besoin de nouveaux qualitatifs (on gardera les superlatifs pour février/mars); et à Rollan de By comme à la Tenuta San Leonardo, on asticote menu-menu ces nouvelles machines à vendanger qui sont capables de performances plus qu'étonnantes.

Certes, il y aura toujours des régions où ce n'est pas demain la veille qu'on y verra des machines remplacer l'homme, comme les zones de montagne ou les appellations qui garderont encore longtemps l'interdiction de la machine. Mais là où elles sont permises, les derniers modèles montrent des capacités de collecte et surtout de tri qu'on aurait eu du mal à imaginer ne serait-ce qu'au début du siècle.

Là où de grandes propriétés avaient acquis ces nouvelles trieuses électroniques (qu'on montre avec fierté à la presse qui passe dans le coin), calculant un peu tout du grain avant de lui dire où aller, là où il fallait ajouter des grappes féminines pour finaliser cette sélection rigoureuse, on arrive maintenant avec des machines à vendanger qui arrivent à verser dans les containers adjoints, de superbes billes toutes mimi qui vont aller doctement faire leur travail délicat de fermentation. 

Bref : avec le travail dans la vigne qui reste l'essentiel pour faire un grand vin, le vigneron "grande surface" dispose maintenant d'outils particulièrement performants dont le coûteux achat devra être amorti dans le prix du produit final, bien entendu. Ça, il sait faire aussi…

:-)

L'autre avantage de la machine, c'est qu'elle n'est pas syndiquée et surtout qu'elle n'a pas à respecter un code du travail de 1.500 pages où on demande, par exemple, à ce que les vendangeurs soient dotés de chaussures de sécurité ou de conditions d"hébergement bien loin de ce que j'ai connu - sans qu'on réclame quoi que ce soit - dans les années 60/70 quand nos pantalons tenaient droit à côté du lit de campagne, durci par un sucre lequel, tôt matin, vous offrait des sensations… disons… inattendues.

… toute une époque…

En sus, les créateurs de ces impressionnantes machines - où on accède via une échelle de plusieurs marches : si, si -  ont été dotées de phares, de pilotages laser et cela ne m'étonnerait point qu'on puisse y disposer d'une belle chaîne stéréo pour remercier Jean-Sébastien Bach de son amour du vin, avec un casque couleur bordeaux. Je vous le dis : tout dans le détail pour ramasser que le plus beau, le plus sain, le plus rond, le plus mûr.

On va essayer de prendre quelques photos de ces robots nouvelle génération : il n'y a plus de honte à utiliser ces nouveaux outils imposants et à les montrer en action.

Et qu'on ne vienne pas me dire que voilà encore une source de chômage en Aquitaine ou Champagne : les vendangeurs nationaux ayant depuis belle lurette laissé leur place à de solides polonais, espagnols ou autres familles du sud qu'on respectera toujours comme il se doit.


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Mauss 1569 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines