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Sisters of Mercy

Publié le 19 janvier 2016 par Polyphrene
Oh the sisters of mercy, they are not departed or gone.They were waiting for me when I thought that I just can't go on. And they brought me their comfort and later they brought me this song. Oh I hope you run into them, you who've been travelling so long.
Yes you who must leave everything that you cannot control. It begins with your family, but soon it comes around to your soul. Well I've been where you're hanging, I think I can see how you're pinned: When you're not feeling holy, your loneliness says that you've sinned.
Well they lay down beside me, I made my confession to them. They touched both my eyes and I touched the dew on their hem. If your life is a leaf that the seasons tear off and condemn they will bind you with love that is graceful and green as a stem.
When I left they were sleeping, I hope you run into them soon. Don't turn on the lights, you can read their address by the moon. And you won't make me jealous if I hear that they sweetened your night: We weren't lovers like that and besides it would still be all right, We weren't lovers like that and besides it would still be all right.
Sisters of MercyParmi les premières et plus célèbres chansons de Léonard Cohen, « Sisters of Mercy » a été adaptée et chantée en français, avec un immense succès, sous le titre de « Les sœurs de la miséricorde » par Graeme Allwright, qui a bien respecté le mystère de la rencontre évoquée par Léonard Cohen. Le titre reprend, comme un nom commun, la désignation d’un ordre religieux féminin catholique (largement représenté au Canada), et les allusions religieuses (péché, sainteté, confession…) parsèment ce texte comme celui de nombreuses chansons de Léonard Cohen qui, une fois de plus, mêle sensualité (voir érotisme) et spiritualité. Néanmoins, si certaines images (la rosée…) peuvent faire penser à une relation sexuelle, la dernière ligne semble la démentir. Il faut donc se tourner vers l’auteur lui-même et relire ses commentaires pour mettre un nom sur les jeunes femmes à qui est dédiée cette chanson, et connaître les circonstances de sa rédaction : C’était à Edmonton, en Alberta (Canada), en 1967. Lorraine et Barbara, d’abord rencontrées à l’aéroport, puis croisées à nouveau alors qu’elles s’abritaient sous un porche pendant une tempête de neige, passèrent la nuit dans la chambre d’hôtel de Léonard qui, durant leur sommeil, eut l’inspiration de cette chanson (dont il travaillait déjà la mélodie), de sorte qu’il put, à leur réveil, la leur chanter. Sur ce qui a pu se passer entre temps, les interprétations sont très diverses (certains pensant que les jeunes femmes de la chanson ne sont pas des nonnes mais des prostituées) et Léonard lui-même préserve le doute. Il avait alors une trentaine d’années et décrit ces jeunes femmes comme très séduisantes et agréables… Ce n’est cependant pas (ou pas seulement) le réconfort physique qu’il retient de cette rencontre, mais le simple bonheur qu’une présence affectueuse apporte à celui que la vie malmène ou dont l’âme est souillée par les marécages qu’il traverse. Que « l’amour du prochain » se manifeste par des pensées, des mots, ou des gestes, n’est donc pas pour lui ce qui compte le plus. L’essentiel est ce lien vivace et gracieux qu’établit l’amour entre les êtres, et par lequel passe la sève de la vie.ALN
Les Sœurs de la Pitié
Les sœurs de la pitié ne sont parties ni décédéesQuand je pensais ne plus pouvoir avancer, elles m’attendaientElles m’ont réconforté puis m’ont apporté cette chansonJe te souhaite de les rencontrer, ton voyage est si long
Oui, toi qui dois quitter tout ce que tu ne peux contrôlerC’est d’abord ta famille, puis ton âme que tu sens t’échapperJe suis passé par là et je sais comment tu es piégéQuand tu n’te sens pas sacré ta solitude dit ton péché
A elles, allongées près de moi, je me suis confesséElles ont touché mes yeux, moi la rosée à leur ourletSi ta vie est une feuille qu’arrachent et condamnent les saisonsD’amour vert et gracieux comme une tige, elles t’attacheront
A mon départ, elles dormaient. J’espère qu’elles seront tes hôtessesN’allume pas les phares ; la lune éclairera leur adresseEt je ne serais pas jaloux si j’apprends qu’elles adoucissent tes nuitsNous n’étions pas amants comme ça et c’est aussi bien ainsiNous n’étions pas amants comme ça et c’est aussi bien ainsi

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)

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