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"48 heures par jour", clichés et inégalités

Par Luc24

La critique  

48 heures par jour

Sujet de société, clichés et inégalité...

Dur, dur d'être une femme de nos jours. Désormais on attend d'elles qu'elles soient à la fois de super mamans mais aussi des working girls pleines d'ambition. Seulement voilà, à force de travailler 48 heures par jour et de voir leur mari de plus en plus absent (car concentré sur leur ascension professionnelle), la tension monte. Marianne (Aure Atika), femme dans ce cas désespérant, décide de se rebeller. Elle fait ainsi croire à son mari qu'elle part six mois à Tokyo afin de lui faire prendre conscience de la difficulté de conjuguer travail et enfants. Alors que Bruno (Antoine de Caunes), c'est son nom, tente de s'investir auprès de ses enfants avec plus ou moins de succès , il réalise que sa carrière bat de l'aile. Epuisé, il aimerait bien voir revenir sa douce femme. Ce qu'il ne sait pas, c'est que cette dernière n'est pas à Tokyo mais dans l'appartement d'une amie parisienne partie à l'étranger quelques temps. Libérée de toute responsabilité familiale, Marianne peut enfin se consacrer à elle et à sa carrière. Mais petit à petit les siens lui manquent et elle serait bien tentée de revenir à la maison. Mais comment réagira son mari quand il découvrira la vérité ?

48 heures par jour

Un premier film, un sujet de société bien dans l'air du temps...48 heures par jour est-il assez malin pour éviter les clichés et dresser un portrait juste de ces femmes modernes trop sollicitées ? Pas vraiment...Le scénario n'est pas mal écrit et réserve son lot de répliques bien senties et de situations cocasses. Mais il réserve aussi un bon lot de clichés qui finissent par se multiplier au fur et à mesure que le film avance. En voulant mélanger rêve et réalité, Catherine Castel a sans doute pensé opter pour l'originalité. Démarche louable sauf qu'elle ne semble pas encore vraiment à l'aise à la réalisation. Son film ressemble alors à un mauvais téléfilm girly, au final assez plat, sans saveur. Le genre de projet où les acteurs , s'ils sont bien dirigés, peuvent un peu faire remonter la sauce. Malheureusement, on aura rarement vu Aure Atika (pourtant bonne comédienne) aussi mauvaise. Elle surjoue constament, ne parvient pas à se séparer de ses mimiques qui soulignent chaque réplique sensée faire mouche. Résultat : on ne s'attache pas vraiment à l'héroine du film et sa situation ne nous touche pas une minute. Pire : au bout d'un moment le personnage de Marianne devient agaçant, se révélant bien plus égoiste et soucieuse de son bonheur personnel que son accusé de mari. Et voilà que , plein de bonnes intentions, 48 heures par jour arrive exactement à l'inverse de ce qu'il voulait montrer. On finit par mépriser cette femme et on trouve le personnage de Bruno bien plus amusant et attachant.

48 heures par jour

Côté casting, si Antoine De Caunes et Victoria Abril s'en sortent plutôt bien, le reste n'est que caricature. Inégale et truffé de fautes de goût à tous les niveaux (scénario,réalisation, jeux des acteurs), 48 heures par jour ne restera pas dans les annales d'une certaine comédie française de plus en plus paresseuse...




 

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