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Merci à Messieurs Eric Asimov et Frédéric Durand-Bazin

Par Mauss

Le premier est le "Monsieur Vins" du New York Times (NYT pour les intimes), l'autre est la plume du Figaro "papier", Burtschy étant aux manettes de la version internet de ce bel outil des Dassault.

Je dois remercier le premier pour la liste de ses vins de l'année, 10 en tout, ce qui n'est pas grand chose mais du coup, ce qui donne de la valeur à ses choix tant il est certainement vrai que sa consommation hebdomadaire, à elle seule, est largement supérieure à ce chiffre quasi biblique.

Pour le second, mon remerciement est particulièrement jésuite dans la mesure où je ne peux que le féliciter pour sa page du jour (samedi 17/12) intitulée "Ce que valent vraiment les pinots noirs étrangers". Certes, il ne s'agit pas franchement de félicitations dans le sens premier du terme.

Développons.

A TOP 10 WINE LIST BUILT ON MEMORIES

Ce NYT de ce jour, samedi 17 décembre, donne donc sous sa signature, la liste de 10 vins de mémoire retenus pour 2016 par Eric Asimov, que j'ai pu rencontré à NYC. Oui, il est le neveu du célébrissime Isaac Asimov lequel était piètre buveur de grands crus, sa passion première, hors l'écriture (anthologie remarquable des FONDATIONS), étant la négociation d'honoraires avec ses éditeurs. 

Drift du jour où je cite Isaac Asimov :

"La notion de dieu est venu le jour où l'homme a eu conscience qu'il était mortel. Dieu est né de la peur. Pas d'autre chose. C'est un très mauvais départ, à tout le moins."

Exemples de drift pour ceux dont l'anglais reste une grande approximation des langues étrangères :

po$p`j

oîhôh

Bon, revenons à Eric dont la "maigritude" (en ce moment, il est humain d'être solidaire avec cette dame Hollande qui en traverse des vertes et des pas mûres) est directement inverse à sa passion des vrais grands vins.

Voilà les dix retenus cette année par sa mémoire :

- un vin grec : Gaia Ritinitis Nobilis, type retsina qui l'a littéralement bluffé.

- un Bouzeron 2014 du Domaine A. & P. de Villaine , cépage aligoté

- un Vigna Bosco du Signore Salvo Foti, un des tout grands noms de l'Etna

- un Arbois-Pupillin Ploussard 2014 du Domaine Houillon-Overnoy (un nouveau nom pour ma pomme)

- un Meursault Vireuils 2013 du Domaine Roulot

- un Rubicon 2013 du Domaine Inglenook, repris par Francis Ford Coppola

- un Château Margaux 1996

- un Chambertin Clos de Bèze 1996 d'Eric Rousseau

- un Château Haut-Brion (blanc) 1990

- un Barolo 1964 de Giulio Mascarello (domaine maintenant aux mains de sa fille Maria Teresa)

Ce qui est intéressant dans cette demie page du NYT est le fait qu'Eric Asimov explique à quel point l'influence du lieu et des personnes avec lesquelles on partage le vin est fondamentale. Voilà une opinion laquelle, à elle seule, méritera un jour de longs développements, exemples à l'appui.

Nous avons tous connu cela :

- des moments où un tout grand vin de réputation indiscutable, nous a imprimé le mot "bof" dans notre mémoire tout simplement parce que le lieu et les zozos du moment n'ont point participé à sa mise en valeur.

- des moments où un discret modeste, comme ces immenses Bourgueil découverts en cave avec Philippe Bourguignon dont un 1946 d'anthologie, sont capables de vous dire à quel point il y a des endroits cachés où dorment des merveilles qui ne se donnent qu'aux vrais amoureux du vin oubliant, un moment, les prestiges des étiquettes.

CE QUE VALENT VRAIMENT LES PINOTS NOIRS ETRANGERS

Je doute que le titre de cet article de Frédéric Durand-Bazin, un *** catégorie "bon-vivant", soit de lui et vienne plutôt d'un gratte-papier croyant attirer le chaland de passage. Il eût fallu ne point mettre le mot "vraiment" et surtout remplacer "étrangers" par "nouveau monde" quand bien même ce terme est sujet à vive discussion.

En fait - et c'est là que nous devons remercier le sieur Frédéric Durand-Bazin - son article fait purement et simplement l'impasse sur les superbes pinots noirs allemands lesquels, lors de sessions du GJE, se sont très confortablement installés dans le gotha de quelques premiers crus de la Côte de Nuits. Eu égard à la rareté de ces vins, nous garderons jalousement quelques noms par devers nous et idem pour 2 ou 3 pinots noirs italiens sans oublier quelques helvètes venant des grisons.

Il nous donne une série majoritaire de noms de Nouvelle - Zélande , quelques américains et un seul allemand. Totalement insuffisant pour justifier le mot "étrangers".

Pour la Bourgogne, restons lucides et comme me le répète en me morigénant régulièrement le Comte Louis-Michel Liger-Belair, en Bourgogne, on ne "fait" pas du pinot noir, on "fait" du Bourgogne !!!!

Bref : on aura compris : si chacun peut donner une liste impressionnante de "Bourgogne" plus que moyens pour ne pas dire très médiocres (consulter Bizeul pour ce type de liste) , le jour où on tombe sur un vrai, type Mugnier, Roumier, Rousseau, DRC, Lalou et quelques autres proches de ce cercle ultime comme Arnaud Mortet ou Cyprien Arlaud, ce jour là on apprend d'abord à rester modeste, à se taire, et à communiquer sans parole avec quelques rares personnes au même diapason. On est alors au niveau des émotions supérieures.

… ce que je souhaite à tous pour les fêtes de fin d'année, fan de zou !


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