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Publié le 09 juillet 2017 par Fashionmama @lafashionmama

La prière du voyageur est une tradition existant dans beaucoup de cultures. Elle permet de se protéger des imprévus du voyage (à l'époque, on savait quand on partait, jamais vraiment si et quand on arrivait), de penser à ses proches et à soi et de se mettre dans le mindset du voyageur. J'aime la réciter dans mon fort intérieur, comme un rite de passage du monde que je connais vers celui que je m'apprête à découvrir.

Première étape : l'arrière-pays de l'Oriental. Logement : Gîte Raid Oriental.

Je voulais changer d'air, complètement. Je me voyais mal me jeter dans le bain de la plage (sans vilain jeu de mots :-)), ce gîte m'a paru le début idéal du voyageur. Une vue...

J'avais quelques appréhensions, vite levées par le propriétaire du gîte, Cédric, un gars du Sud de la France qui semble avoir traversé la Mediterranée pour s'y nourrir d'une culture pas si lointaine. Une discussion au téléphone a achevé de lever mes doutes. Nous avons loué le petit chalet berbère pour nous 3, tout en raffinement et authenticité.

Avant d'y arriver, je voudrais vous raconter une anecdote dont je suis peu fière mais dont je retire une leçon de vie. Cédric m'a assuré que la route était largement pratiquable. Gavée d'à priori sur les routes marocaines dans les axes secondaires, encore plus sur ma capacité à conduire sur des routes, j'ai choisi, en dernière minute, la voie de la sécurité : loger la première nuit, après notre atterrissage, à Oujda. Histoire d'éviter, après un vol, le stress d'avant le décollage et l'agitation d'après l'atterrissage, de devoir chercher son chemin et de prendre des virages pas vraiment négociés. S'en sont suivis : un hôtel (Jedda sur Booking.com) aux apparences modernes, sans âme véritable mais qui " do the job " comme on dit. Trouver un endroit où dîner (guinguette à la marocaine, Dar Ennassim, à la sortie de la ville, super concept pour parents et enfants), puis se coucher.

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Les chambres donnaient sur une cour intérieure où donnaient ...toutes les autres sorties de climatisation des chambres. Ma première nuit de vacances s'est donc déroulée dans un bruit de fond épouvantable, sous la clim, entre le froid et l'asthme (impossible de dormir sans, ni d'ouvrir la fenêtre).

J'ai pris la route le lendemain, la route était largement pratiquable...ainsi que me l'avait dit Cédric. J'ai préféré écouter mes peurs à la voix de la raison. Leçon de vie n°1 de ces vacances !

Doucement, le ryhtme cardiaque ...

En arrivant au Gîte, j'ai intégré la leçon et me suis jetée immédiatement dans le programme : dépaysement total ! L'impression d'être à la maison, mais en mieux. Un personnel super amical à notre service, un petit chalet adorable, propre, vrai, décoré avec goût. Un luxe qui se définit dans la justesse des choses, en dérogeant à la vulgarité de l'ostentation. Tout semble à sa place, sans déranger ni s'imposer. On y mange bien, local, on y joue aux cartes le soir, à des jeux de société, on s'apprivoise en lectures que propose une sorte de ludothèque/bibliothèque de vacances. Doucement, le rythme cardiaque.

Mais surtout, la vue, mais quelle vue...A couper le souffle, vous fait oublier le temps et ses tracas, la vie compliquée. Tout devient simple, beau, agréable, accueillant. Plus aucune hostilité dans l'air, comme par un coup de baguette magique.

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Nous aurions pu faire du quad, mais maman n'a pris que ses Birkenstock et des shorts. Compliquée l'attitude de starlette, voyageuse du dimanche J 🙂

Vibrer a un autre rythme

Le lendemain, nous nous sommes rendues dans les environs de Berkane, chef-lieu de la région. Erreur de débutante : prendre la route de Zegzel au lieu d'emprunter la route vers Nador. Une route magnifique, une envie de s'arrêter à chaque tournant, mais une route à peine plus large qu'une voiture, virage sur virage, assez fréquentée car de nombreux habitants viennent y picniquer le week-end. Une route aux milles splendeurs, à prendre en mode " je me promène ". Leçon n°2 : je peux conduire dans les virages en hauteur. Même plus peur.

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Nous sommes arrivées à notre aise dans le centre équestre situé à Madagh, à la sortie de Berkane vers Saidia. Mustapha, un Lillois d'origine marocaine a tout plaqué il y'a une dizaine d'années pour s'occuper de chevaux au milieu des orangers de Berkane. Un pari de vie que beaucoup doivent envier dans l'idée....Un homme adorable, passionné, patient, plein d'anecdotes et d'histoires. Les poney, les chevaux et Mustapha nous ont emmené au milieu des clémentines encore vertes et des champs d'orangers, nous ont fait oublié le temps et fait battre nos coeurs à un autre rythme...Approcher son âme de celle du noble destrier, quelle merveille...
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Retour au Gîte en passant par Tafoughlat, en prenant cette fois la route de Nador, bien plus rapide.

Déjeuner dans l'un des restaurants sur le bord de la route " le voyageur " : grillade, frites maison, thé à la menthe aussi corsé que sucré. Le chant des cigales berce la grillade au feu de bois, les enfants se balancent et découvrent cette nature enchanteresse.

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Une pause au milieu du temps.

Le plouf dans la piscine en regardant les montagnes en rentrant ne sera que la juste ponctuation d'une journée précieuse.


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