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La colline a des yeux

Par Kinopitheque12

Wes Craven, 1977 (États-Unis)

La colline a des yeux

En route pour LA, escale en pleine désert où la nuit en compagnie de Jupiter, Mars ou Pluton est plus noire qu'ailleurs. Ce n'est pas de l'astronomie, mais plutôt de la boucherie, surtout quand la famille caravane rencontre la famille cannibale. Dans les années 1970, les repères sont mis à mal et, au sein de la jolie petite famille civilisée, le patriarche shérif retraité est le premier à y passer : crucifié et carbonisé sur l'autel de la sauvagerie. Puis vient la fille. Puis vient la mère. De quoi dégager la belle et raviver la bête. Craven laisse voir le monstre en chacun mais ne condamne pas tout le monde non plus. Parmi ces endiablés agrippés au sein de mère Nature, une fille capable de compassion se refuse à la violence bestiale des autres. Le monde décrit tient à la fois de l'horreur de Deliverance (Boorman , 1972) et de Massacre à la tronçonneuse (Hooper, 1974). Dans ce monde à la marge, on n'est pas loin non plus de (Miller, 1979), en bref, une autre histoire de la violence.

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