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Ces ustensiles débiles qui grouillent dans mon placard

Publié le 06 décembre 2010 par Estebe

Bien le bonjour, mein cocos


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Un jour, on a rencontré une dame qui achetait tous les gadgets de cuisine qu’elle rencontrait. Même les plus improbables, comme le foodloop lacer en silicone pour brider ce pauvre poulet rôti qui, pourtant, se contente de bouts de ficelle. Et comme ladite dame renouvelait aussi tout son nécessaire à cuire, poêler, émincer, trancher, effiler, moudre, hacher, mixer, blender, mouler, yaourter, sorbeter, lunch-boxer, décorer, touiller, mesurer ou peser tous les deux ans, et sans se débarrasser du matos précédent, sa cuisine ressemblait à la caverne d’Ali-Bab. Un empilement insensé mais fascinant d’objets, de machines et de trucs souvent inutilisés, dont aurait pu faire payer la visite. Cette dame était une foodista. La reine des foodista, peut-être même.

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Cela dit, on aurait tort d’ironiser. Ce bon vieux Dr Slurp n’est pas le dernier à s’offrir des machins débiles. Il en a plein le placard. Une poêle à faire les œufs au plat en forme de cœur. Un rouleau en silicone pour peler les gousses d’ail. Un tranche-pomme en forme d’OVNI. Un couteau pour denteler les carottes. Une planche à découper aux rebords pliables. Des spatules révolutionnaires et des moules à cannelé, un presse-tube très pratique, des tire-bouchons futuristes et une boîte à conserver les demi-citrons.
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Le même Dr Slurp s’est récemment pris à rêvasser devant une cuillère doseuse avec balance digitale intégrée. Devant une manivelle à ananas probablement probante. Et même devant un siphon de poche, pour espumer pépère au camping des Flots bleus.


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Un soir, on a rencontré un type qui nous a assuré d’une voix mâle quoiqu’un rien avinée que pour bien cuisiner, il suffisait d’une grande casserole, d’une cocotte, d’une poêle et d’un bon couteau. Le reste, assurait-il, n’était que littérature, marketing et singeries. Quelques jours plus tard, il nous a invités à manger chez lui. C’était pas bon. Du tout du tout. Il manquait de matos, le bougre, mais pas seulement.

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La morale de tout ça? Aucune idée. A vous de voir. On a une salière auto-vibrante à tester.

Tchou

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