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Un dîner remarquable (2)

Par Daniel Sériot

Note hôte aime beaucoup les poissons préparés de la façon la plus naturelle possible. Certains utilisent le terme de « cuisson à froid », après avoir interrogé les spécialistes de la question, il faudrait parler de coagulation des protéines à froid grâce aux acides (on oublie parfois que la cuisine, c’est de la chimie !!! ) .

Bref , tout ce qui est, marinade, et variations autour de ce thème, correspond, me semble-t-il, à l’idée qui est à l’origine de ces préparations.

Nous avons, donc dégusté et mangé

Marinade de maquereau au vinaigre balsamique et au jus d’orange, accompagné d’un de mes Rieslings préférés, dont les arômes fumés ont fait écho au plat.

Carpaccio de bar à la truffe fraîche (noire ) servi avec un Corton Charlemagne de haute lignée, qui a dialogué sans faiblesse avec le plat.

Alsace : Riesling Frédéric Emile 2001

La robe offre une couleur tirant vers le doré, le nez est séduisant, délicatement aromatique, gagnant en intensité au fur et à mesure de la dégustation, avec des notes fumées dominantes, qui ont tendance à m’emmener sur un autre terroir alsacien, elles font place à des parfums floraux, et à des notes de fruits jaunes, une  sensation de richesse, marque  l’entrée en bouche, avec un milieu de bouche, assez gras, aux fruits mûrs, et  de l’ampleur, l’acidité sous-jacente ( moins tranchante que celle présente sur la bouteille dégustée en avril dernier) participe à donner de l’allonge à une finale pure, assez expressive, dans  sa palette aromatique, à la minéralité saline, en ultime sensation ; Noté 17- .Le vin parait un peu moins sec que celui bu en Avril 2008, est-ce dû au plat? 

Bourgogne : Bouchard Corton Charlemagne 2006

La robe de couleur jaune clair est brillante, le nez est fin subtil d’une grande netteté, encore un peu discret (il s’ouvrira au fur et à mesure de la dégustation)avec des arômes floraux (verveine dominante), et des touches de fruits blancs, la bouche marie avec beaucoup de noblesse et de race, une grande finesse tactile et une puissance sous-jacente qui donne de la chair et de la densité au vin, un corps d’athlète (décathlonien ) caractérise le milieu de bouche, l’acidité impeccable donne de l’élan à la longue finale, pure, encore un peu parcimonieuse dans sa palette aromatique, très minérale saline et calcaire. Un très grand vin noté 18+, qui le sera encore plus à maturité.


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